LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2502793

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2502793

lundi 16 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2502793
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la rectrice de l'académie de Nice d'attribuer à l'enfant A D C un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) à hauteur de 32 heures hebdomadaires, conformément à la décision de la CDAPH du 25 juin 2024. La requérante, mère de l'enfant, soutenait que l'absence de cet accompagnement depuis juin 2024 portait atteinte à la scolarité et au développement de sa fille, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. Le tribunal a retenu que l'administration n'avait pas démontré la mise en place effective de l'aide, et que la mesure sollicitée ne faisait obstacle à aucune décision administrative. La décision ordonne l'exécution de cette mesure dans un délai d'un mois.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 mai 2025, Mme B C demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'enjoindre au directeur académique des services de l'école nationale des Alpes-Maritimes d'affecter à sa fille, A D C, dans les conditions fixées par la décision du 25 juin 2024 de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Maison départementale de l'autonomie (MDA) des Alpes-Maritimes, une aide humaine individuelle pour le temps de sa scolarité à hauteur de 32 heures hebdomadaire du 25 juin 2024 au 31 juillet 2027.

Elle doit être regardée comme soutenant que :

- la condition relative à l'urgence est remplie dès lors que la carence du rectorat de Nice dans la mise en place d'un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) empêche sa fille de poursuivre sa scolarité, que cette situation a des conséquences sur son développement personnel et sur la vie familiale ;

- la mesure sollicitée présente un caractère d'utilité, dans la mesure où la mise en place d'un AESH lui permettrait de poursuivre une scolarité normale ;

- la mesure qu'elle sollicite ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2025, la rectrice de l'académie de Nice conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que Mme C n'établit pas la carence de l'administration dans la mise en place d'un accompagnement individuel pour sa fille, A D C.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme Sorin, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L.521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Saisi sur le fondement de ces dispositions, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles, ne se heurtent à aucune contestation sérieuse et ne fassent obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.

2. Par une décision du 25 juin 2024, la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la maison départementale de l'autonomie des Alpes-Maritimes a attribué à l'enfant A D C une aide humaine individuelle à hauteur de 32 heures hebdomadaire, valable du 25 juin 2024 au 31 juillet 2027. La requérante, agissant en qualité de représentant légal de sa fille, soutient, que cette dernière ne bénéficie d'aucune aide humaine individuelle depuis le 25 juin 2024 et que la carence de l'administration dans la mise en place de cet accompagnement a des répercussions importantes sur son développement personnel, la poursuite de sa scolarité et sur sa vie familiale. Si la rectrice de l'académie de Nice soutient que l'urgence n'est pas caractérisée, en ce que Mme C invoque la carence de l'administration seulement à la fin de l'année scolaire 2024-2025, il n'est pas démontré que l'enfant A D C bénéficie d'une aide humaine individuelle prévue dans les conditions de la décision du 25 juin 2024. Dans ces conditions, la mesure sollicitée présente un caractère d'urgence et d'utilité. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une quelconque décision administrative.

3. Il résulte de ce qui précède que Mme C est fondée à demander à ce qu'il soit enjoint à la rectrice de l'académie de Nice d'attribuer à l'enfant, A D C, dans le délai d'un mois suivant la notification de la présente ordonnance et dans les conditions fixées par la décision du 25 juin 2024 de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la maison départementale de l'autonomie, un accompagnant d'élève en situation de handicap.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint à la rectrice de l'académie de Nice d'attribuer à l'enfant A D C, dans le délai d'un mois suivant la notification de la présente ordonnance et dans les conditions fixées par la décision du 25 juin 2024 de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la maison départementale de l'autonomie, un accompagnant d'élève en situation de handicap.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et à la ministre de l'éducation nationale.

Fait à Nice, le 16 juin 2025.

La juge des référés,

signé

G. Sorin

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions