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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2502830

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2502830

jeudi 23 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2502830
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Monsieur B... contestant la suspension de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation du tribunal, le requérant n'a pas fourni de motivation suffisante pour permettre au juge de statuer. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 411-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 mai 2025, Monsieur A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 5 mai 2025 par laquelle le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a rejeté son recours administratif préalable obligatoire dirigé à l’encontre de ses décisions du 7 juin 2024 ayant suspendu ses droits au revenu de solidarité active et du 20 novembre 2024 ayant rejeté sa demande visant à bénéficier du revenu de solidarité active.

Par un courrier du 22 mai 2025, le tribunal a informé M. B... que sa requête n’était pas suffisamment motivée et l’a invité à la régulariser dans un délai d’un mois.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ».
2. D’autre part, aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. (…) Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ». Aux termes de l’article R. 772-6 du même code : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. »

3. En dépit de la demande de régularisation, notifiée le 22 mai 2025 par l’application « Télérecours Citoyen » et réceptionnée le même jour par M. B..., ce dernier n’a pas, dans le délai d’un mois qui lui était imparti, procédé à la régularisation de sa requête en l’assortissant des motivations suffisantes permettant au tribunal d’y statuer. Par suite, la requête de M. B... est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors être rejetée en application des dispositions précitées du 4° et du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Nice, le 23 octobre 2025.

La présidente,

signé
M. C...

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,



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