LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2503426

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2503426

lundi 27 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2503426
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantADDEN MÉDITERRANÉE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant un titre exécutoire émis par la métropole Nice Côte d’Azur pour un montant de 46 420 euros. Le tribunal a jugé que la créance litigieuse était fondée sur une ordonnance du juge des référés du tribunal judiciaire de Grasse, constituant un titre exécutoire relevant de l’ordre judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la juridiction administrative s’est déclarée incompétente pour connaître du litige. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 20 juin et 27 octobre 2025, M. B... A... demande au tribunal :

1°) d’annuler le titre exécutoire n° 2024-2101-1 émis le 28 novembre 2024 par la métropole Nice Côte d’Azur, pour un montant de 46 420 euros ;

2°) à titre subsidiaire, de constater que, dans l’attente du jugement à intervenir, aucune mesure de recouvrement ne saurait être légalement poursuivie et d’ordonner la suspension du recouvrement et la mainlevée des mesures de poursuites engagées ;

3°) de mettre à la charge de la métropole Nice Côte d’Azur la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- le litige ressortit à la compétence du juge administratif puisqu’il concerne la régularité et le bien-fondé d’un titre exécutoire émis par une collectivité territoriale ;
- la créance à recouvrer n’a aucun caractère définitif ni exigible ;
- le principe de sécurité juridique et de proportionnalité a été méconnu ;
- le recours est exercé de bonne foi ;
- les travaux litigieux n’ayant pas été effectués, une erreur manifeste d’appréciation a été commise ;
- un détournement de procédure a été commis.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 octobre 2025, la métropole Nice Côte d’Azur, représentée par Me Daboussy, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- le litige ne ressortit pas à la compétence de la juridiction administrative dès lors qu’il procède d’une atteinte au domaine public routier ;
- en tout état de cause, la requête serait irrecevable en ce que la créance contestée résulte d’une décision d’une juridiction de l’ordre judiciaire ayant force exécutoire ;
- les moyens soulevés par M. A... ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des procédures civiles d’exécution ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…) ».

2. Aux termes de l’article L. 111-3 du code des procédures civiles d’exécution : « Seuls constituent des titres exécutoires : / 1° Les décisions des juridictions de l'ordre judiciaire ou de l'ordre administratif lorsqu'elles ont force exécutoire (…) ». L’article R. 2342-4 du code général des collectivités territoriales précise que : « Les produits des communes, des établissements publics communaux et intercommunaux et de tout organisme public résultant d'une entente entre communes ou entre communes et toute autre collectivité publique ou établissement public, qui ne sont pas assis et liquidés par les services fiscaux de l'Etat en exécution des lois et règlements en vigueur, sont recouvrés : / -soit en vertu de jugements ou de contrats exécutoires ; / -soit en vertu d'arrêtés ou de rôles pris ou émis et rendus exécutoires par le maire en ce qui concerne la commune et par l'ordonnateur en ce qui concerne les établissements publics. / Les poursuites pour le recouvrement de ces produits sont effectuées comme en matière de contributions directes. / Toutefois, l'ordonnateur autorise ces poursuites selon les modalités prévues à l'article R. 1617-24. / Les oppositions, lorsque la matière est de la compétence des tribunaux judiciaires, sont jugées comme affaires sommaires. ».

3. Si les décisions du juge judiciaire des référés n’ont pas, au principal, l’autorité de la chose jugée, elles sont néanmoins exécutoires. Il suit de là, d’une part, qu’une ordonnance par laquelle le juge des référés accorde une provision constitue un titre exécutoire dont le recouvrement peut être poursuivi directement et, d’autre part, qu’un titre émis aux mêmes fins par l’ordonnateur de la collectivité n’a pas de portée juridique propre et ne peut recevoir aucune exécution en cas d’annulation de l’ordonnance du juge des référés après exercice de la voie de recours prévue.

4. Il résulte de l’instruction que, par une ordonnance du 31 octobre 2024, le juge des référés du tribunal judiciaire de Grasse a, d’une part, autorisé la métropole Nice Côte d’Azur à pénétrer sans délai sur les parcelles cadastrées Section B n°s 1682 et 1678, situées route du Pont Charles Albert sur la commune du Broc appartenant à M. A... et à Mme C..., afin d'y faire réaliser les travaux préconisés par l'expert judiciaire dans le cadre de dommages causés à la route métropolitaine n° 2209, d’autre part, condamné ces derniers à payer à la métropole Nice Côte d’Azur une indemnité provisionnelle de 46 420 euros toutes taxes comprises, à valoir sur les travaux réalisés par celle-ci pour leur compte. Un avis des sommes à payer n° 2024-2101-1, a été émis à l’encontre de M. A... le 28 novembre 2024 en vue du recouvrement de cette somme, dont ce dernier a demandé en vain la suspension.

5. Il résulte de ce qui précède que la créance contestée par M. A... est fondée sur une décision d’une juridiction de l’ordre judiciaire ayant force exécutoire. Il n'appartient pas au juge administratif de connaître d’un tel litige. Par suite, la requête de M. A... doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître, par application des dispositions précitées du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

6. En vertu des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l’autre partie des frais qu’elle a exposés à l’occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. A... doivent dès lors être rejetées. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la métropole Nice Côte d’Azur présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : Les conclusions de la métropole Nice Côte d’Azur présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la métropole Nice Côte d’Azur.

Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes.

Fait le 27 octobre 2025,

Le président de la 5ème chambre,


signé

P. d’IZARN de VILLEFORT


La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions