Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait un délai supplémentaire au CROUS de Nice-Toulon pour constituer son dossier de location d'une chambre universitaire. Le juge estime que la requérante ne justifie ni d'une situation d'urgence nécessitant une intervention sous 48 heures, ni d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En conséquence, la requête est rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 juin 2025, Mme A... B... demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Nice-Toulon « de lui accorder un délai supplémentaire jusqu’au 18 juillet 2025 dans la constitution du dossier de location de la chambre universitaire pour l'année universitaire 2025-2026 en cas de rejet du dossier présenté ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, vice-président, pour statuer en matière de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. (…) ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
2. Il résulte des dispositions précitées de l’article L. 521-2 du code de justice administrative que lorsqu’un requérant fonde son action sur la procédure particulière instituée à cet article, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d’urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par cet article soient remplies, qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale soit prise dans les quarante-huit heures.
3. En l’espèce, Mme B... demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au CROUS de Nice-Toulon « de lui accorder un délai supplémentaire jusqu’au 18 juillet 2025 dans la constitution du dossier de location de la chambre universitaire pour l'année universitaire 2025-2026 en cas de rejet du dossier présenté ». Aux termes de ses écritures, d’une part, elle ne fait état d’aucun élément susceptible de caractériser une situation d’urgence justifiant qu’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans un délai de quarante-huit heures. D’autre part, elle n’invoque aucune atteinte à une liberté fondamentale.
4. Il résulte de ce qui précède que, ni la condition d’urgence, ni celle tenant à l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’étant remplie, la requête doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Nice, le 26 juin 2025.
Le juge des référés,
Signé
F. Silvestre-Toussaint-Fortesa
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou, par délégation, le greffier