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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2503587

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2503587

jeudi 10 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2503587
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantAJIL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge des référés a estimé que cette demande visait en réalité à assurer l'exécution d'un précédent jugement du 25 novembre 2024, et relevait donc des dispositions de l'article L. 911-4 du même code, et non de la procédure de référé mesures utiles. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable sur le fondement invoqué et rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 juin 2025, M. B A, représenté par Me Ajil, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L.521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L761-1 du code de justice.

Il soutient que :

- la condition relative à l'urgence est remplie, compte tenu des conséquences qu'a sur sa situation la carence du préfet des Alpes-Maritimes dans la délivrance d'un récépissé ;

- la mesure sollicitée présente un caractère d'utilité dans la mesure où la délivrance d'un récépissé lui permettrait de justifier de la régularité de son séjour sur le territoire français et de poursuivre son une activité professionnelle ;

- la mesure qu'il sollicite ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme Raison, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant sénégalais né en 1981 demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler sous astreinte.

Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

3. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. () ".

4. M. A, a saisi le juge des référés sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative afin de permettre l'exécution du jugement n°2402304 du 25 novembre 2024 par lequel le tribunal administratif de Nice a annulé l'arrêté du 23 avril 2023 refusant d'admettre M. A au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer sa demande dans un délai de trois mois et de le munir d'une autorisation provisoire de séjour. Or une telle demande relève des dispositions de l'article L.911-4 du code de justice administrative qui permettent à une partie de demande à la juridiction d'assurer l'exécution d'une décision rendue. Il s'ensuit que la demande de l'intéressé présentée sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative ne peut être que rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Nice, le 10 juillet 2025.

La juge des référés,

signé

L. Raison

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière.

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