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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2504209

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2504209

vendredi 25 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2504209
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantSERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'ordonner au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé l'autorisant à travailler, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments avancés par le requérant (risques de contrôles, projets de voyage, signature de contrats) ne justifiant pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée sans examen de l'atteinte à une liberté fondamentale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 juillet 2025, M. A B demande au juge des référés :

1°) d'ordonner au préfet des Alpes-Maritimes, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de lui accorder sans délai un titre de séjour pluriannuel portant la mention " vie privée et familiale " assortie d'une autorisation de travail ou une carte de résident d'une durée de dix ans également assortie d'une autorisation de travail ;

2°) d'ordonner au préfet des Alpes-Maritimes, sur le même fondement, dans l'attente de la délivrance de l'un de ces titres, de lui délivrer sans délai un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) d'assortir ces mesures d'une astreinte de 100 euros par jour de retard.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Guilbert, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article R.222-22 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ". Enfin, aux termes de l'article L. 522-3 dudit code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. L'usage par le juge des référés des pouvoirs qu'il tient des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est subordonné à la condition qu'une urgence particulière rende nécessaire l'intervention dans les quarante-huit heures d'une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale.

3. En l'espèce, il ne résulte pas de l'instruction que la situation d'urgence invoquée par le requérant, tirée de la circonstance que l'absence de titre de séjour ou de récépissé l'exposerait à des contrôles fréquents voire un éloignement et une séparation de son enfant, entraverait ses projets de voyage pour la période du 5 août au 5 septembre 2025 ou s'opposerait à ce qu'il signe de nouveaux contrats de sous-traitance pour le compte de son entreprise, rendrait nécessaire l'intervention dans les quarante-huit heures d'une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale.

4. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'atteinte à une liberté fondamentale, la requête présentée par M. B sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative doit être rejetée, y compris ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Nice, le 25 juillet 2025.

La juge des référés,

signé

L. Guilbert

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière.

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