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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2504823

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2504823

jeudi 20 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2504823
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Rejet d'une requête par le Tribunal Administratif de Nice concernant la suspension des droits au revenu de solidarité active (RSA) de Mme A..., contestant une décision du président du conseil départemental des Alpes-Maritimes du 13 août 2025. La requête a été jugée manifestement irrecevable faute pour la requérante d'avoir, malgré une demande de régularisation, produit la décision sur recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles ou la preuve de son envoi. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 août 2025, Mme B... A... demande au tribunal l’annulation de la décision du 13 août 2025 du président du conseil départemental des Alpes-Maritimes suspendant ses droits au revenu de solidarité active.

Par un courrier du 25 août 2025, Mme A... a été invitée, sur le fondement des dispositions de l’article R. 412-1 du code de justice administrative et de l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles, à régulariser sa requête dans le délai d’un mois en communiquant la réponse du département des Alpes-Maritimes sur le recours administratif préalable qu’elle devait former à l’encontre de la décision litigieuse.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
-le code de l’action sociale et des familles ;
-le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Sorin, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes des dispositions de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables ; (…). ». Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (…) ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. (…) ».

2. D’autre part, aux termes de l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles : « Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. Ce recours est, dans les conditions et limites prévues par la convention mentionnée à l'article L. 262-25, soumis pour avis à la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. (…) ».

3. En dépit de la demande qui lui a été adressée le 25 août 2025 par l’intermédiaire de l’application « Télérecours citoyen » et dont elle est réputée avoir pris connaissance quarante-huit heures après sa mise à disposition, Mme A... n’a pas, à l’expiration du délai d’un mois qui lui était imparti, adressé au tribunal la décision du président du conseil départemental des Alpes-Maritimes rejetant son recours administratif préalable obligatoire ou la preuve de l’envoi d’un tel recours resté sans réponse. Ainsi, à l’expiration de ce délai, l’intéressée n’a pas procédé à cette régularisation. Dans ces conditions, la requête de Mme A... est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée par application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :



Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Fait à Nice, le 20 novembre 2025.

La magistrate désignée,

signé

G. Sorin


La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,

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