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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2505153

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2505153

mardi 9 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2505153
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la procédure d'expulsion de M. B, prévue avec le concours de la force publique à compter du 15 septembre 2025. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas introduit de requête au fond en annulation de la décision préfectorale contestée, rendant sa demande irrecevable en application des articles L. 522-3 et R. 522-1 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 septembre 2025, M. A B, qui a saisi, au moyen de l'application Telerecours Citoyens, le juge des référés statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, doit être regardé comme demandant au Tribunal d'ordonner la suspension de l'exécution de la procédure d'expulsion le concernant, prévue avec le concours de la force publique à compter du 15 septembre 2025, conformément à la décision du préfet des Alpes-Maritimes en date du 15 avril 2025.

Il soutient que son expulsion peut être exécutée à tout moment alors que, par une ordonnance du 28 juillet 2025, la présidente du tribunal administratif de Nice a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui attribuer un logement de type T2 dans un délai de quatre mois à compter de la notification de l'ordonnance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Silvestre-Toussaint-Fortesa, vice-président, pour statuer en matière de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Il résulte enfin du second alinéa de l'article R. 522-1 du code de justice administrative qu'une requête à fin de suspension est atteinte d'une irrecevabilité d'ordre public lorsque le requérant n'a pas introduit une requête à fin d'annulation ou de réformation de la décision dont il demande la suspension.

2. En l'espèce, M. B, qui a saisi, au moyen de l'application Telerecours Citoyens, le juge des référés statuant en application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, doit être regardé comme demandant au Tribunal d'ordonner la suspension de l'exécution de la procédure d'expulsion le concernant, prévue avec le concours de la force publique à compter du 15 septembre 2025, conformément à la décision du préfet des Alpes-Maritimes en date du 15 avril 2025. Toutefois, il est constant qu'à la date de la présente ordonnance, l'intéressé n'a pas introduit de requête au fond aux fins d'annulation de la décision qu'il conteste. Par suite, la présente requête est irrecevable et il y a dès lors lieu de la rejeter, en application des dispositions précitées des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Nice, le 9 septembre 2025.

Le juge des référés,

signé

F. Silvestre-Toussaint-Fortesa

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Ou, par délégation, la greffière

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