Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande d’injonction visant à obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet des Alpes-Maritimes a délivré le récépissé sollicité, ce qui a conduit M. B... à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 16 octobre 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement, constatant que rien ne s’opposait à cette issue. La décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que celles du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 septembre 2025, M. B... demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer, dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de l’expiration de ce délai, un récépissé de demande de titre de séjour.
Il soutient que :
- la condition relative à l’urgence est remplie, compte tenu des conséquences qu’a sur sa situation la carence du préfet des Alpes-Maritimes dans la délivrance de son récépissé de demande de titre de séjour ;
- la mesure sollicitée présente un caractère d’utilité, dans la mesure où l’absence de récépissé le prive de ses droits, l’expose à une perte de son emploi et à des difficultés sociales majeures ;
- la mesure sollicitée n’implique aucune appréciation sur le fond de sa demande de titre de séjour et ne préjuge pas d’une décision ultérieure de la préfecture.
Par un mémoire, enregistré le 8 octobre 2025, le préfet des Alpes-Maritimes conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient avoir délivré à M. A... un récépissé de sa demande de titre de séjour valable jusqu’au 7 avril 2026.
Par un mémoire, enregistré le 9 octobre 2025, M. A... déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. d’Izarn de Villefort, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement.
2. Par un mémoire, enregistré le 9 octobre 2025, M. A... a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Nice le 16 octobre 2025.
Le juge des référés
signé
P. d’Izarn de Villefort
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
ou par délégation, la greffière