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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2505671

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2505671

mardi 14 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2505671
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de logement. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n'avait pas introduit de recours en annulation contre la décision contestée, condition préalable à une demande de suspension. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a rejeté la requête sans examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 26 septembre 2025, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L.521-1 du code de justice administrative, de prononcer la suspension de l’exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de logement révélée selon elle par un courrier du 28 août 2025 par lequel la commission de médiation des Alpes-Maritimes aurait rejeté sa demande prioritaire de logement.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Taormina, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes du premier alinéa de l'article L.521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Aux termes de l’article L.522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».

2. Il résulte de l’instruction que Mme B... n’a formulé aucune requête en annulation de la décision dont elle demande la suspension de l’exécution, contrairement aux exigences de l’article L.521-1 du code de justice administrative. Dès lors sa requête est irrecevable et doit, par suite, être rejetée selon la procédure prévue à l’article L.522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....

Copie en sera adressée au Préfet des Alpes-Maritimes.


Fait à Nice, le 14 octobre 2025.


Le juge des référés,


signé

G. Taormina


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière,




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