Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B... contestant un refus de changement de nom sur une carte grise. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, rejette la demande sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête sommaire, enregistrée le 9 octobre 2025, Mme A... B... conteste devant le tribunal la décision le refus de changement à son nom de la carte grise, pour l’acquisition d’un véhicule électrique.
Une demande de régularisation a été adressée le 14 octobre 2025 à Mme B..., aux fins de production dans le délai de quinze jours de la décision ou de l’acte qu’elle entend attaquer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4 Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2.
Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…) ».
3.
Malgré la demande du tribunal tendant à la production, dans un délai de quinze jours, de la décision qu’elle entend attaquer, Mme B... à qui a été notifiée le 14 octobre 2025 à l’adresse indiquée par l’intéressée dans sa requête, une demande de régularisation par lettre recommandée et qui en a accusé réception le lendemain 15 octobre 2025, n’a pas produit la copie de cette décision. Par suite, la requête de Mme B..., qui n’a pas été régularisée dans le délai qui lui était imparti, est entachée d’irrecevabilité et doit être rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Nice, le 26 janvier 2026
Le président de la 4ème chambre,
signé
A. MYARA
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation la greffière.