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AccueilJurisprudence administrativeN° TA06-2506760

Tribunal Administratif de Nice — Décision N° TA06-2506760

jeudi 15 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nice
SectionTribunal Administratif de Nice
N° DossierTA06-2506760
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B... qui contestait des retraits de points sur son permis de conduire pour des infractions commises en 2023 et 2025, en soutenant ne pas en être l'auteur. Le juge a rappelé que l'appréciation de l'imputabilité d'une infraction relève de la compétence du juge judiciaire et non du juge administratif. En conséquence, le moyen soulevé a été jugé inopérant, et la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 novembre 2025, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision portant retrait de 4 points retrait de 4 points pour une infraction commise le 20 février 2025 à 14hl9 à Villeneuve-Loubet et retrait de un point de un point 25 mai 2023 pour une infraction commise à Cuers.

Elle soutient qu’elle n’a pas commis les infractions correspondantes.

Vu :
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.




Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours (...) peuvent, par ordonnance : …) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
2. En application de l’article R. 49-1 du code de procédure pénale : « I.- Un avis de contravention et une carte de paiement (…) sont remis au contrevenant au moment de la constatation de l'infraction. L'avis mentionne le délai et les modalités de la requête prévue par le premier alinéa de l'article 529-2, le montant de l'amende forfaitaire ainsi que celui de l'amende forfaitaire majorée qui sera due à défaut de paiement ou de présentation d'une requête. / Lorsque les documents mentionnés à l'alinéa 1er ne peuvent être remis au contrevenant, ils sont adressés à son domicile. Toutefois, s'il s'agit d'une contravention au code de la route (…) ces documents sont laissés sur le véhicule ou, en cas d'impossibilité, envoyés au titulaire du certificat d'immatriculation. / Lorsque l'infraction est constatée par l'agent verbalisateur dans des conditions ne permettant pas l'édition immédiate de ces documents, l'avis de contravention et la carte de paiement peuvent également être envoyés au contrevenant ou au titulaire du certificat d'immatriculation. (…) ». Aux termes de l’article 529-2 du même code : « le contrevenant doit s'acquitter du montant de l'amende forfaitaire, à moins qu'il ne formule dans le même délai une requête tendant à son exonération auprès du service indiqué dans l'avis de contravention (…) Cette requête est transmise au ministère public ». Aux termes de l’article 521 du code de procédure pénale : « Le tribunal de police connaît des contraventions ».

3. Il résulte des dispositions précitées que l’appréciation de l’imputabilité à un conducteur d’une infraction relève de l’office du juge judiciaire et que seul l’officier du ministère public près le tribunal de police est compétent pour connaître des contestations d’un avis de contravention. Il s’ensuit que la requérante ne peut utilement soulever devant le juge administratif un moyen tiré de ce qu’elle n’est pas l’auteur des infractions contestées, lorsqu’elle a payé l’amende forfaitaire ou qu’un avis d’amende forfaitaire majorée a été émis.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B... qui ne soulève que des moyens inopérants, doit être rejetée par application des dispositions, citées au point 1, du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Nice, le 15 janvier 2026.

Le président de la 4ème chambre,
Signé
Myara


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier.

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