Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. La requérante avait saisi le tribunal d’un recours contre une décision du directeur du centre des impôts fonciers de Grasse, mais son courrier était manifestement destiné à l’administration fiscale et non à la juridiction. En application de l’article R.222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a prononcé le rejet sans invitation à régulariser. La décision est fondée sur l’absence d’exposé des faits et moyens conforme à l’article R.411-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 décembre 2025, adressée au tribunal mais destinée à l’administration fiscale, Mme B... A... doit être regardée comme exerçant un recours contre une décision prise le 29 octobre 2025 par le directeur du centre des impôts fonciers de Grasse ayant rejeté sa réclamation préalable.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R.222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ». Aux termes de l’article R.411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ».
2. Si Mme B... A... a bien saisi le tribunal, elle l’a fait au moyen d’un courrier de recours manifestement adressé à l’administration fiscale à laquelle il lui appartient d’adresser ce courrier. Il s’ensuit que sa requête doit être rejetée en application des dispositions précitées de l’article R.222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Nice, le 13 janvier 2026.
Le président de la 1ière chambre,
signé
G. Taormina
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation, la greffière,