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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-1400555

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-1400555

vendredi 27 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-1400555
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantURBAN CONSEIL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 mai 2014 sous le n° 1400555, les sociétés SOGEA Réunion, SBTPC et Vinci Construction, représentées par Me Cerveaux, avocat, demandent au tribunal :

1°) de condamner la commune de Saint-Benoît à leur verser la somme de 361 636,25 euros au titre du règlement du marché passé en 2009 pour le lot n° 1 " unité de traitement " du marché de la station d'épuration ;

2°) de mettre à la charge de la commune une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que les pénalités de retard mises à leur charge sont injustifiées.

Par un mémoire en défense enregistré le 13 novembre 2015, la commune de Saint-Benoît, représentée par Urban Conseil, conclut au rejet de la requête, à ce qu'elle soit garantie par la société Egis Eau des condamnations encourues et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la SOGEA.

Par ordonnance du 26 septembre 2018, une médiation a été ordonnée à l'égard des litiges relatifs au marché de la station d'épuration de Saint-Benoît, à savoir l'instance n° 140055 concernant le lot n° 1 " unité de traitement " et l'instance n° 1700115 concernant le lot n° 3 " émissaire en mer ".

A l'issue de cette médiation, un protocole transactionnel a été conclu, le 18 décembre 2019, entre la commune de Saint-Benoît, la société Egis Eau et la SOGEA à l'égard des litiges portant sur les lots n° 1 et n° 3.

Par un mémoire enregistré le 11 juin 2021, la CIREST venant aux droits de la commune de Saint-Benoît, représentée par Urban Conseil, demande qu'il soit sursis à statuer.

Par un mémoire enregistré le 30 juin 2021, la société Egis Eau, représentée par Me Roux, avocat, demande qu'il soit sursis à statuer.

Par un mémoire enregistré le 11 juillet 2021, les sociétés requérantes demandent qu'il soit sursis à statuer.

Par un mémoire enregistré le 4 novembre 2022, la CIREST demande au tribunal d'ordonner une nouvelle médiation.

Une demande de mémoire récapitulatif a été adressée le 7 mai 2024 à l'avocat des sociétés requérantes.

Une demande de mémoire récapitulatif a été adressée le 7 mai 2024 à l'avocat de la commune de Saint-Benoît et de la CIREST.

Par un mémoire récapitulatif enregistré le 7 juin 2024, la CIREST demande au tribunal :

- d'enjoindre aux sociétés SOGEA et Egis Eau d'exécuter le protocole s'agissant des travaux relatifs au lot n° 1 ;

- à titre subsidiaire, d'ordonner une nouvelle médiation ;

- à titre infiniment subsidiaire, de constater la nullité du protocole et de rejeter les conclusions à fin de condamnation présentées par la SOGEA ;

- à titre reconventionnel, d'accueillir son appel en garantie ;

- en tout état de cause, de mettre à la charge des sociétés SBTPC et Egis Eau une somme de 12 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ".

2. Aux termes du 2ème alinéa de l'article R. 611-8-1 du même code : " Le président de la formation de jugement () peut en outre fixer un délai, qui ne peut être inférieur à un mois, à l'issue duquel, à défaut d'avoir produit le mémoire récapitulatif mentionné à l'alinéa précédent, la partie est réputée s'être désistée de sa requête (). La demande de production d'un mémoire récapitulatif informe la partie des conséquences du non-respect du délai fixé ".

3. En application des dispositions précitées du 2ème alinéa de l'article R. 611-8-1, les sociétés requérantes ont été invitées, par un courrier du président de la formation de jugement adressé à leur avocat le 7 mai 2024, à produire un mémoire récapitulatif dans le délai d'un mois. Ce courrier précisait qu'à défaut de production de ce mémoire récapitulatif dans le délai imparti, l'auteur de la requête serait réputé s'en être désisté. Il y a lieu de constater qu'aucun mémoire récapitulatif n'a été présenté par les sociétés requérantes. Ainsi, les sociétés SOGEA, SBTPC et Vinci Construction sont réputées s'être désistées de leur requête. Il y a lieu de donner acte de ce désistement.

4. S'agissant des conclusions présentées par la CIREST dans le cadre de son mémoire récapitulatif du 7 juin 2024, il y a lieu de constater qu'elles sont devenues sans objet par l'effet de la renonciation de la partie adverse à confirmer ses prétentions pécuniaires à l'encontre de la commune de Saint-Benoît ou de la CIREST.

5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'accueillir la demande présentée par la CIREST sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des sociétés SOGEA, SBTPC et Vinci Construction.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par la CIREST dans le cadre de son mémoire récapitulatif.

Article 3 : La demande présentée par la CIREST au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejetée.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée aux sociétés SOGEA, SBTPC et Vinci Construction, à la commune de Saint-Benoît, à la CIREST et à la société Egis Eau.

Fait à Saint-Denis, le 27 septembre 2024.

Le vice-président,

M.-A. AEBISCHER

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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