jeudi 28 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2000461 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | HOARAU-GIRARD |
Vu les procédures suivantes :
§I. Par une requête, enregistrée le 19 juin 2020, sous le n°2000461, M. C B, représenté par Me Hoarau, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mises à sa charge au titre des années 2011, 2012 et 2013 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a été privé de débat oral et contradictoire avec le vérificateur, d'une part, lors de la vérification de comptabilité de l'EURL Bourbon Expertises Conseils, de la SARL Bourbon Assistance Conseil, de l'entreprise individuelle C B et de l'entreprise D B et, d'autre part, lors du contrôle sur pièces ayant donné lieu aux impositions mises à sa charge ;
- en justifiant les redressements litigieux, dans les deux propositions de rectifications substitutives du 26 décembre 2017, par le caractère fictif des prestations facturées, alors qu'elle s'était initialement fondée, dans les deux propositions de rectification des 5 décembre 2014 et 26 décembre 2016, sur la notion d'abus de droit prévue à l'article L. 64 du livre des procédures fiscales, l'administration doit être regardée comme s'étant implicitement mais nécessairement placée dans une situation d'abus de droit rampant, entachant la procédure d'irrégularité.
La requête a été communiquée au directeur régional des finances publiques de La Réunion qui n'a pas produit d'observations en défense.
§II. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 1er juillet 2020 et 26 février 2021, sous le n°2000495, M. C B, représenté par Me Hoarau, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mises à sa charge au titre des années 2011, 2012 et 2013 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a été privé de débat oral et contradictoire avec le vérificateur, d'une part, lors de la vérification de comptabilité de l'EURL Bourbon Expertises Conseils, de la SARL Bourbon Assistance Conseil, de l'entreprise individuelle C B et de l'entreprise D B et, d'autre part, lors du contrôle sur pièce ayant donné lieu aux impositions mises à sa charge ;
- en justifiant les redressements litigieux, dans les deux propositions de rectifications substitutives du 26 décembre 2017, par le caractère fictif des prestations facturées, alors qu'elle s'était initialement fondée, dans les deux propositions de rectification des 5 décembre 2014 et 26 décembre 2016, sur la notion d'abus de droit prévue à l'article L. 64 du livre des procédures fiscales, l'administration doit être regardée comme s'étant implicitement mais nécessairement placée dans une situation d'abus de droit rampant, entachant la procédure d'irrégularité ;
- la prescription était acquise, d'une part, lors de l'envoi de la proposition de rectification n°2120 du 26 décembre 2017 à M. B à concurrence d'une somme de 101 395 euros en base au titre des bénéfices non commerciaux de l'année 2012, d'autre part, lors de l'envoi de la proposition de rectification n°3924 du 26 décembre 2017 à M. B à concurrence d'une somme de 31 668 euros en base au titre des bénéfices industriels et commerciaux de l'année 2011 et d'une somme de 4 135 euros en base au titre des bénéfices industriels et commerciaux de l'année 2012 et, enfin, lors de l'envoi de la proposition n°3924 du 26 décembre 2017 à Mme A à concurrence d'une somme de 84 135 euros en base au titre des bénéfices industriels et commerciaux de l'année 2012 ;
- les majorations pour manquement délibéré ne sont que la conséquence mathématique des cotisations supplémentaires d'imposition contestées ;
- sur le terrain de la doctrine fiscale, il est fondé à se prévaloir du paragraphe n°120 de la doctrine BOI-CF-IOR-10-50 publiée le 12 septembre 2012.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Merlus,
- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public,
- les observations de Me Hoarau, représentant la société C B,
- le directeur régional des finances publiques de La Réunion n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. A l'issue d'une vérification de comptabilité de l'EURL Bourbon Expertises Conseils, de la SARL Bourbon Assistance Conseil, de l'entreprise individuelle C B et de l'entreprise D B portant sur les exercices clos aux 31 décembre des années 2011, 2012 et 2013, l'administration fiscale a notifié, à la suite d'un contrôle sur pièces portant sur les années 2011, 2012 et 2013, d'une part, à M. C B et à Mme D B, par une première proposition de rectification du 5 décembre 2014, à laquelle s'est substituée une seconde proposition de rectification du 26 décembre 2017, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre des années 2011 et 2012 et, d'autre part, à M. C B, par une première proposition de rectification du 26 décembre 2016, à laquelle s'est substituée une seconde proposition de rectification du 26 décembre 2017, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2013. Il demande la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires ainsi mises à sa charge.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2000461 et 2000495, présentées par M. B présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'étendue du litige :
3. Par une décision du 5 août 2020, postérieure à l'introduction de la requête, le service a prononcé le dégrèvement des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, en droits et pénalités, mises à la charge de M. C B et de Mme E A B au titre de l'année 2013 pour un montant de 47 329 euros. Les conclusions de la requête relatives à cette imposition sont, dans cette mesure, devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur le surplus du litige :
En ce qui concerne la loi fiscale :
S'agissant de la régularité de la procédure d'imposition :
4. En premier lieu, dans le cas où la vérification de la comptabilité d'une entreprise a été effectuée, soit, comme il est de règle, dans ses propres locaux, soit, si son dirigeant ou représentant l'a expressément demandé, dans les locaux du comptable auprès duquel sont déposés les documents comptables, c'est au contribuable qui allègue que les opérations de vérification ont été conduites sans qu'il ait eu la possibilité d'avoir un débat oral et contradictoire avec le vérificateur de justifier que ce dernier se serait refusé à un tel débat.
5. D'une part, le principe d'indépendance des procédures d'imposition voulant que les moyens contestant la régularité de la procédure d'imposition suivie à l'encontre d'une société soumise au régime d'imposition des sociétés de capitaux sont inopérants au regard des impositions mises à la charge de l'un de ses associés ou gérants, M. B n'est pas fondé à se prévaloir de l'irrégularité de la procédure d'imposition suivie par l'administration avec l'EURL Bourbon Expertises Conseils, la SARL Bourbon Assistance Conseil, la société C B et la société D B à l'appui de sa contestation des impositions mises à sa charge en conséquence du contrôle opéré à l'encontre de cette société. Par suite, le moyen tiré de l'absence de débat oral et contradictoire avec le vérificateur lors de la vérification de comptabilité de ces sociétés doit être écarté comme inopérant.
6. D'autre part, la garantie de procédure tenant à la tenue d'un débat oral et contradictoire avec le vérificateur, instituée par la charte des droits et obligations du contribuable vérifié mentionnée au quatrième alinéa de l'article L. 10 du livre des procédures fiscales, ne peut être invoquée que dans le cadre d'un litige consécutif aux procédures de vérification de comptabilité et d'examen d'ensemble de la situation fiscale personnelle prévues aux articles L. 12 et L. 13 du même code. Par suite, le moyen tiré de l'absence de débat oral et contradictoire avec le vérificateur lors du contrôle sur pièces ayant donné lieu aux impositions mises à la charge de M. B doit aussi être écarté comme inopérant.
7. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 64 du livre des procédures fiscales dans sa rédaction applicable au litige : " Afin d'en restituer le véritable caractère, l'administration est en droit d'écarter, comme ne lui étant pas opposables, les actes constitutifs d'un abus de droit, soit que ces actes ont un caractère fictif, soit que, recherchant le bénéfice d'une application littérale des textes ou de décisions à l'encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs, ils n'ont pu être inspirés par aucun autre motif que celui d'éluder ou d'atténuer les charges fiscales que l'intéressé, si ces actes n'avaient pas été passés ou réalisés, aurait normalement supportées eu égard à sa situation ou à ses activités réelles. En cas de désaccord sur les rectifications notifiées sur le fondement du présent article, le litige est soumis, à la demande du contribuable, à l'avis du comité de l'abus de droit fiscal. L'administration peut également soumettre le litige à l'avis du comité. Si l'administration ne s'est pas conformée à l'avis du comité, elle doit apporter la preuve du bien-fondé de la rectification. Les avis rendus font l'objet d'un rapport annuel qui est rendu public ". En vertu de ces dispositions, l'administration est fondée à écarter comme ne lui étant pas opposables les actes passés par le contribuable, dès lors que ces actes ont un caractère fictif ou, à défaut, n'ont pu être inspirés par aucun motif autre que celui d'éluder ou d'atténuer les charges fiscales que l'intéressé, s'il n'avait pas passé de tels actes, aurait normalement supportées eu égard à sa situation et à ses activités réelles.
8. D'autre part, aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : / 1° Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital () ". Aux termes de l'article 110 du même code : " Pour l'application du 1° du 1 de l'article 109, les bénéfices s'entendent de ceux qui ont été retenus pour l'assiette de l'impôt sur les sociétés ". Le contribuable qui, disposant seul des pouvoirs les plus étendus au sein de la société, est en mesure d'user sans contrôle de ses biens comme de biens qui lui sont propres et doit ainsi être regardé comme le seul maître de l'affaire, est présumé avoir appréhendé les distributions effectuées par la société qu'il contrôle. Est qualifié de maître de l'affaire une personne qui exerce la responsabilité effective de l'ensemble de la gestion administrative, commerciale et financière de la société et dispose sans contrôle de ses fonds.
9. En l'occurrence, si, dans les deux premières propositions de rectification des 5 décembre 2014 et 26 décembre 2016, l'administration s'était fondée sur la procédure de répression des abus de droit prévue par les dispositions de l'article L. 64 du livre des procédures fiscales pour justifier les redressements litigieux, il résulte de l'instruction que, dans les deux propositions de rectification des 26 décembre 2016 et 26 décembre 2017, lesquelles se sont respectivement entièrement substituées aux précédentes, comme dans ses écritures en défense produites dans la présente instance, l'administration a, pour qualifier les sommes versées à M. B par l'EURL Bourbon Expertises Conseils, la SARL Bourbon Assistance Conseil et l'entreprise individuelle C B de revenus distribués imposables dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, regardé M. B comme étant le seul maître de l'affaire. Il s'ensuit que l'administration a, à juste titre, regardé M. B comme ayant appréhendé les sommes réputées distribuées par ces sociétés sur le fondement du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts. Par suite, le requérant ne peut utilement soutenir que l'administration aurait implicitement mais nécessairement invoqué un abus de droit et que, faute pour le vérificateur de l'avoir avisé de ce qu'il avait la possibilité de saisir le comité de l'abus de droit fiscal, les impositions litigieuses auraient été établies à l'issue d'une procédure irrégulière.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales : " Pour l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, le droit de reprise de l'administration des impôts s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l'imposition est due. () ". Aux termes de l'article L. 189 du même livre : " La prescription est interrompue par la notification d'une proposition de rectification, () ".
11. Il résulte de l'instruction que le service a adressé à M. B et à Mme A une proposition de rectification du 5 décembre 2014 portant sur les années 2011 et 2012 puis, le 26 décembre 2016, une proposition de rectification portant sur l'année 2013. Dès lors, ces deux propositions de rectification qui ont été réceptionnées par M. B avant la fin du délai de reprise, qui expirait respectivement les 31 décembre 2014, 31 décembre 2015 et 31 décembre 2016, ont valablement interrompu la prescription, en dépit de la circonstance qu'elles ont été ensuite annulées et remplacées par deux propositions substitutives du 26 décembre 2017 dont le montant des rectifications est plus élevé que celui des rectifications initiales. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que la prescription lui était acquise.
S'agissant des majorations :
12. Si M. B fait valoir que les majorations pour manquement délibéré, prévues par les dispositions de l'article 1729 du code général des impôts, ne sont que la conséquence mathématique des cotisations supplémentaires d'imposition contestées, le moyen tel que formulé n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne l'interprétation administrative de la loi fiscale :
13. Aux termes de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales : " () Lorsque le redevable a appliqué un texte fiscal selon l'interprétation que l'administration avait fait connaître par ses instructions ou circulaires publiées et qu'elle n'avait pas rapportée à la date des opérations en cause, elle ne peut poursuivre aucun rehaussement en soutenant une interprétation différente () ".
14. M. B n'est pas fondé à se prévaloir, sur le fondement des dispositions précitées, des énonciations du paragraphe n° 120 de la doctrine administrative publiée le 12 septembre 2012 au bulletin officiel des impôts sous la référence BOI-CF-IOR-10-50 dès lors que cet extrait ne fait pas de la loi fiscale une interprétation différente de celle dont il est fait application dans le présent jugement.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins de décharge présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, la somme demandée par M. B sur ce fondement.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de décharge des cotisations supplémentaires d'impôts sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2013 à hauteur du dégrèvement de 47 329 euros prononcé en cours d'instance.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au directeur régional des finances publiques de la Réunion.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Khater, présidente,
M. Le Merlus, conseiller,
Mme Lebon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 28 novembre 2024.
Le rapporteur,
T. LE MERLUS
La présidente,
A. KHATER
La greffière,
E. POINAMBALOM
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2000461 et 2000495
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026