LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2000988

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2000988

mardi 12 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2000988
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 14 octobre 2020 et le 19 décembre 2020, Mme C D demande au tribunal d'autoriser l'administration à lui verser l'aide exceptionnelle du fonds de solidarité institué à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19, au titre des mois de juillet et août 2020, que le directeur général des finances publiques a refusé de lui accorder par une décision du 29 septembre 2020.

Elle soutient que :

- son entreprise bénéficiait de l'aide depuis le mois de mars 2020 et elle n'a pas changé d'activité par la suite ;

- la chambre des métiers a refusé de mettre son activité de décoration de mariage en premier pour appuyer sa demande d'aide ;

- l'institut national de la statistique et des études économiques lui a adressé son nouveau SIRENE sur lequel figure son nouveau code APE (activité principale de l'entreprise).

Par un mémoire, enregistré le 21 décembre 2020, le directeur régional des finances publiques de La Réunion conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que les moyens ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 22 décembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au

17 janvier 2022.

Vu :

- l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 ;

- le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 juin 2022 :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de M. A,

- les parties n'étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D a présenté une demande d'aide auprès du fonds de solidarité créé par l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 au titre des mois de juillet et août 2020. Par une décision du 29 septembre 2020, le directeur général des finances publiques a refusé d'y faire droit. Mme D doit être regardée comme demandant l'annulation de cette décision et le versement de l'aide.

2. L'ordonnance du 25 mars 2020 a institué un fonds de solidarité ayant pour objet le versement d'aides financières aux personnes physiques et morales de droit privé exerçant une activité économique particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de la covid-19 et des mesures prises pour en limiter la propagation. Le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 fixe les conditions à remplir pour bénéficier de l'aide financière. Aux termes de l'article 3-8 de ce décret, pour bénéficier de l'aide mensuelle au titre des mois de juillet à septembre 2020, les entreprises doivent remplir les conditions suivantes : " () / 6° bis Elles exercent leur activité principale dans un secteur mentionné à l'annexe 1 ou elles exercent leur activité principale dans un secteur mentionné à l'annexe 2 du présent décret et ont subi une perte de chiffre d'affaires d'au moins 80 % durant la période comprise entre le 15 mars 2020 et le 15 mai 2020 () ". Il résulte de ces dispositions que seules les entreprises exerçant leur activité dans les secteurs mentionnés aux annexes 1 et 2 du décret du 30 mars 2020, listant les activités soumises à des restrictions d'activité au-delà de la période de confinement et les secteurs dépendant de ces activités, sont éligibles à l'aide financière pour les mois de juillet et août 2020.

3. Pour rejeter la demande de Mme D tendant au versement de l'aide exceptionnelle mentionnée ci-dessus, le directeur général des finances publiques a considéré que l'activité principale de son entreprise, alors répertoriée sous le code APE 7410Z dans la catégorie " activités spécialisées de design ", ne concernait pas un secteur éligible mentionné aux annexes 1 et 2 du décret du 30 mars 2020. Quoique la requérante soutienne que son activité a bénéficié d'un changement de code APE de la part de l'INSEE et qu'elle est désormais répertoriée sous le code 4771Z dans la catégorie " commerce de détail d'habillement en magasin spécialisé ", il résulte de l'instruction que cette modification est intervenue postérieurement à la période au titre de laquelle l'aide est demandée et, qu'en tout état de cause, la nouvelle activité enregistrée ne se rattache elle-même directement à aucun des secteurs mentionnés aux deux annexes du décret du 30 mars 2020 au titre de la période considérée. Par suite, l'administration n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées de ce décret en refusant d'octroyer l'aide sollicitée par Mme D.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme D doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera transmise au directeur régional des finances publiques de La Réunion.

Délibéré après l'audience du 14 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Séval, président,

M. Biget, premier conseiller,

M. Banvillet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.

Le rapporteur,

O. B

Le président,

J.P. SEVAL

La greffière,

J. BELENFANT

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

P/la greffière en chef

La greffière,

J. BELENFANTjb

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions