lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2101197 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | RAYSSAC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 septembre 2021, la société Sata Numérisation, agissant sous la marque Pro Archives Systèmes, représentée par Me Coll, demande au tribunal :
1°) d'annuler la procédure d'appel d'offres initiée par le centre hospitalier universitaire de La Réunion en vue de l'attribution du marché de " prestations d'archivage physique et prestations associées pour les établissements du GHT de La Réunion " ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier universitaire de La Réunion de mettre un terme à l'exécution de ce marché et de relancer une nouvelle procédure de publicité et de mise en concurrence pour son attribution ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de La Réunion une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 avril 2023, la société Archives Réunion, attributaire du marché, représentée par Me Prevost, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la société Sata Numérisation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 avril 2023, le centre hospitalier universitaire de La Réunion, représenté par Me Rayssac, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la société Sata Numérisation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 2 avril 2024, la société Sata Numérisation déclare se désister purement et simplement de l'instance engagée devant le tribunal.
Par un mémoire enregistré le 15 avril 2024, le centre hospitalier universitaire de La Réunion déclare prendre acte et accepter le désistement de la société Sata Numérisation et maintient ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Khater, vice-présidente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (). ".
2. Par un mémoire enregistré le 15 avril 2024, la société Sata Numérisation a déclaré se désister de l'instance engagée devant le tribunal. Ce désistement d'instance est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Sata Numérisation la somme de 1 500 euros à verser au centre hospitalier universitaire de La Réunion d'une part, et la même somme de 1 500 euros à verser à la société Archives Réunion d'autre part, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la société Sata Numérisation.
Article 2 : La société Sata Numérisation versera la somme de 1 500 euros au centre hospitalier universitaire de La Réunion et la somme de 1 500 euros à la société Archives Réunion au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Sata Numérisation, au centre hospitalier universitaire de La Réunion et à la société Archives Réunion.
Fait à Saint-Denis, le 22 juillet 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
A. KHATER
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026