LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2101600

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2101600

mardi 9 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2101600
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationR222-13 (JU 2)
Avocat requérantSELARL GRIMALDI-MOLINA ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 9 décembre 2021 et 3 mai 2022, M. B A, représenté par Me Grimaldi, avocat, demande au tribunal :

1. D'annuler la décision implicite de rejet de sa demande préalable formée le 18 août 2021 ;

2. De condamner la commune du Tampon, à lui payer la somme de 2000 euros ajoutée à des intérêts capitalisés ;

3. D'enjoindre à la commune de procéder à la liquidation des sommes dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte, de 200 euros par jour de retard ;

4. De mettre à la charge de la commune du Tampon une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la commune a commis une faute en ne l'inscrivant pas au tableau d'avancement de l'année 2018 ;

- il justifie d'un préjudice de perte de chance d'être inscrit au tableau d'avancement de 2018 et d'un préjudice moral.

Par un mémoire en défense et en production d'une pièce, enregistrés les 28 mars 2022 et 5 septembre 2022, la commune du Tampon, représentée par Me Dugoujon, avocat, conclut au rejet de la requête et en outre à ce que la somme de 3000 € soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que le requérant ne justifie pas de ce que sa demande préalable ait été reçue par la commune ;

- la commune n'a pas commis de faute en n'inscrivant pas le requérant au tableau d'avancement de l'année 2018, lequel ne justifie pas de la réalité du préjudice subi.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, le président du tribunal a désigné M. Monlaü, premier conseiller, pour statuer sur les litiges visés audit article.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Monlaü, premier conseiller,

- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public,

- et les observations de M. A, en l'absence de son avocat et les observations de Me Dugoujon pour la commune du Tampon .

Considérant ce qui suit :

1. M. A est adjoint administratif principal, responsable du service des régies au sein de la commune du Tampon. Par un jugement du 2 avril 2020, le tribunal administratif a annulé l'arrêté du 3 septembre 2018 par lequel le maire du Tampon avait établi le tableau d'avancement au grade d'adjoint administratif principal de 1ère classe au titre de l'année 2018. Par la présente requête, M. A demande au tribunal, de condamner la commune du Tampon à lui payer la somme de 2000 euros en réparation du préjudice subi par la perte de chance d'accéder par voie d'inscription au tableau annuel d'avancement de l'année 2018 au grade d'adjoint administratif principal de 1ère classe.

Sur le bien-fondé de la demande indemnitaire :

2. En l'espèce, il résulte des motifs et dispositif du jugement devenu définitif du tribunal du 2 avril 2020, que l'arrêté du 3 septembre 2018 par lequel le maire du Tampon a établi le tableau d'avancement au grade d'adjoint administratif principal de 1ère classe au titre de l'année 2018 a été annulé en raison d'une erreur manifeste d'appréciation résultant d'une absence de d'indications explicites et étayées de la commune sur les motifs l'ayant conduit à sélectionner, au détriment du requérant, d'autres adjoints administratifs principaux de 2ème classe.

3. Toutefois, l'annulation prononcée par le jugement précité n'impliquait pas que la commune du Tampon établisse un nouveau tableau d'avancement au titre de l'année 2018 de sorte qu'aucune injonction à cette fin ne pouvait être accueillie. Il en résulte que d'une part, M. A n'est pas fondé à soutenir que la commune aurait commis une faute en ne l'inscrivant pas au tableau d'avancement de l'année 2018 qui a été annulé par le jugement du tribunal précité, d'autre part, en l'absence de tout préjudice subi du fait de sa non-inscription au tableau d'avancement 2018 annulé et alors que le requérant a par ailleurs été promu au grade d'adjoint administratif principal de 1ère classe par voie d'inscription au tableau d'avancement au titre de l'année 2019, M. A n'est pas fondé à demander la réparation des préjudices de perte de chance et moral qu'il estime avoir subis.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires de la requête de M. A doivent être rejetées.

Sur les frais du litige :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune du Tampon, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme dont M. A demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. A la somme que lui réclame la commune du Tampon sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune du Tampon au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune du Tampon.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 avril 2024.

Le rapporteur, Le greffier

X.MONLAU F. IDMONT

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°2101600

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions