LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2200077

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2200077

mardi 18 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2200077
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantCABINET CASSEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête enregistrée le 18 janvier 2022 sous le numéro 2200078, Mme B A, représentée par Me Cassel, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 9 décembre 2020 par laquelle le commandement supérieur des forces armées de la zone sud de l'océan indien a refusé de lui délivrer une attestation de logement non-meublé afin de bénéficier de l'indemnisation de changement de résidence ensemble la décision du 22 novembre 2021 rejetant son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à l'Etat de tirer les conséquences de cette annulation en établissant ce justificatif et en le transmettant au centre d'administration ministériel des indemnités de déplacement ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la décision est entachée d'une erreur de droit fondée sur l'application de l'article 26 décret n° 89-271 du 12 avril 1989 concernant l'indemnité forfaitaire pour les logements meublés au lieu de l'article 27 du même décret, concernant les logements non meublés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 décembre 2023, le ministre des armées, conclut au rejet de la requête et fait valoir :

- à titre principal que la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;

- à titre subsidiaire que le moyen n'est pas fondé.

II. Par une requête enregistrée le 18 janvier 2022 sous le numéro n° 2200077, Mme A, représentée par Me Cassel, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à verser une somme de 10 121,09 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 17 septembre 2021, ces intérêts étant capitalisés à chaque échéance annuelle à partir de cette date pour produire eux-mêmes intérêts ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité pour faute de l'Etat doit être engagée, dès lors que le refus de lui fournir une attestation de logement non meublé est entaché d'illégalité ;

- l'administration lui a fourni des renseignements erronés ;

- la responsabilité de l'Etat pour rupture d'égalité devant les charges publiques doit être engagée dès lors que d'autres agents qui avaient demandé un logement non-meublé ont pu recevoir leur attestation " non-meublé ".

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 décembre 2023, le ministre des armées, conclut au rejet de la requête et fait valoir :

- à titre principal que la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;

- à titre subsidiaire, que le moyen n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le décret n° 89-271 du 12 avril 1989 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lebon,

- les conclusions de M. Sauvageot, rapporteur public,

- les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 13 mai 2020 portant changement d'affectation, Mme B A adjointe administrative, anciennement personnel militaire a été mutée à sa demande de la direction du commissariat outre-mer (DICOM) de Cayenne en Guyane, vers la DICOM de la Réunion Mayotte à Saint-Denis La Réunion, à compter du 2 juillet 2020. Elle a pris contact avec le bureau interarmées du logement (BIL) forces armées dans la zone de l'océan indien en émettant le souhait de bénéficier d'un logement " non meublé ". En vue du versement de l'indemnité forfaitaire pour frais de changement de résidence (IFCR) Mme A a constitué, par anticipation, un dossier d'indemnisation et l'a transmis au centre d'administration ministériel des indemnités de déplacement (CAMID). Le 21 avril 2020, l'administration a informé la requérante de son refus de lui délivrer une attestation de logement non meublé pour son futur logement, refus confirmé par une décision du 9 décembre 2020. Par deux courriers en date du 9 septembre 2021, réceptionnés le 21 septembre 2021, la requérante a formé un recours gracieux contre cette décision et a demandé réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison de l'absence d'attestation de logement " non meublé ". Par un courrier en date du 22 novembre 2021, ses demandes ont été rejetées. Par les présentes requêtes, Mme A demande l'annulation de la décision du 9 décembre 2020 ensemble la décision du 22 novembre 2021 et la condamnation de l'Etat à l'indemniser les préjudices qu'elle estime avoir subis.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n°s 2200077 et 2200078 présentées par Mme A, présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

3. Aux termes de l'article 1er du décret du 12 avril 1989 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais de changements de résidence des personnels civils à l'intérieur des départements d'outre-mer, entre la métropole et ces département, et pour se rendre d'un département d'outre-mer à un autre : " le présent décret fixe les conditions et les modalités de règlement des frais à la charge des budgets de l'Etat et des établissements publics nationaux à caractère administratif à l'occasion des changements de résidence effectués par les personnels civils". Aux termes de l'article 26 du même décret : " L'agent à qui un logement meublé est fourni par l'administration dans sa nouvelle résidence est remboursé de ses frais de transport de bagages au moyen d'une indemnité forfaitaire dont le montant est fixé par un arrêté conjoint du ministre chargé du budget et du ministre chargé de la fonction publique ". Aux termes de l'article 27 de ce même décret : " L'agent qui ne dispose pas d'un logement meublé par l'administration dans sa nouvelle résidence est remboursé de tous les frais autres que les frais de transport de personnes au moyen d'une indemnité forfaitaire dont le montant est déterminé suivant des modalités fixées par un arrêté conjoint du ministre chargé du budget et du ministre chargé de la fonction publique ".

4. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a obtenu sur son nouveau lieu d'affectation, un logement sis 8 rue Pablo Neruda Villa n° 05 - ZAC Ste Thérèse 97419 La Possession qui, selon l'inventaire du mobilier annexé à l'état des lieux de sortie du précédent locataire, était garni d'un nombre important de meubles, comme en atteste l'état des lieux du précédent locataire daté du 9 juin 2020. En outre, il ressort des " bulletins de mouvement " produits au dossier et non contestés par la requérante, que pendant la période du 22 juillet au 19 novembre 2021, Mme A a vidé l'appartement du mobilier présent, les documents établissant une liste détaillée des éléments mobiliers dont Mme A a souhaité le départ. Enfin, Mme A reconnaît elle-même que le logement qui lui a été attribué était " partiellement meublé " et a d'ailleurs procédé à un " inventaire des quelques meubles qui garnissaient initialement son logement à La Réunion et qu'elle a restitués à son arrivée ". Partant, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation et, par voie de conséquence, à fin d'injonction de Mme A doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :

6. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le logement attribué à Mme A était un logement meublé. Dès lors, l'administration, en refusant de délivrer à Mme A une attestation de logement non meublé, n'a commis aucune illégalité fautive susceptible d'engager sa responsabilité.

7. En deuxième lieu, Mme A fait valoir qu'elle a reçu des renseignements erronés de la part de l'administration concernant son droit à percevoir l'indemnité forfaitaire prévue à l'article 27 du décret du 12 avril 1989. Il résulte toutefois de l'instruction que le courriel du 19 juin2020 dans lequel il est mentionné que Mme A serait susceptible de percevoir cette indemnité au titre de l'article 27 était fondé sur les déclarations de Mme A, laquelle avait été informée par courriel du 15 avril 2020 que le bureau interarmées du logement n'émettait pas d'attestation de logement non meublé.

8. En dernier lieu, si Mme A invoque une rupture d'égalité devant les charges publiques en raison du fait que d'autres agents se sont vu délivrer une attestation de logement non-meublé, Mme A, par les pièces qu'elle produit, n'établit aucunement la rupture d'égalité invoquée et ne démontre d'ailleurs ni le caractère anormal ni le caractère spécial des préjudices allégués. Il s'ensuit que Mme A n'est pas davantage fondée à invoquer la responsabilité sans faute de l'Etat.

9. Il résulte ce qui précède et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense que les conclusions indemnitaires de Mme A doivent être rejetées.

10. Il résulte de tout ce qui précède que l'ensemble des conclusions présentées par Mme A, y compris celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes n° 2200077 et 2200078 de Mme A sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au ministre des armées.

Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Khater, présidente,

Mme Lebon, conseillère.

M. Le Merlus, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 18 juin 2024.

La rapporteure,

L. LEBON

La présidente,

A. KHATER

La greffière,

E. POINAMBALOM

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

P/la greffière en chef

La greffière,

E. POINAMBALOM

2, 2200078

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions