mercredi 14 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2200248 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CATON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés les 24 février 2022 et 10 juillet 2023, Mme B C, représentée par Me Caton, avocat, demande au tribunal d'annuler la décision de la région Réunion du 23 décembre 2021, confirmée le 17 janvier 2022, la désignant comme redevable d'une somme de 4 500 euros au titre d'un paiement indu d'aide à la continuité territoriale.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable dès lors qu'elle a été présentée dans les délais et que les actes attaqués lui font grief ;
- la décision du 23 décembre 2021 a été signée par une autorité incompétente ;
- la responsabilité de l'indu ne peut lui être imputée ;
-la décision méconnait l'autorité de chose jugée au pénal.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 octobre 2022, la région Réunion conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
-la requête est irrecevable dès lors que les actes attaqués sont dépourvus de caractère décisoire, au contraire du titre de recette émis le 25 janvier 2022 et notifié le 1er février 2022 ;
- les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Un mémoire présenté par la région Réunion a été enregistré le 10 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Monlaü, premier conseiller,
- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public,
- et les observations de Mme A, représentant la région Réunion.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des termes de la lettre du 23 décembre 2021 que la région Réunion s'est bornée à informer Mme C qu'elle était considérée comme redevable d'une somme de 4 500 euros au titre de plusieurs paiements indus de l'aide à la continuité territoriale et qu'il était envisagé, à l'issue d'une procédure contradictoire préalable, d'émettre à son encontre un titre de recettes à hauteur de cette somme. Ladite lettre présente le caractère d'une simple mesure préparatoire à l'émission d'un titre exécutoire, de sorte que les conclusions à fin d'annulation, dirigées contre cet acte dépourvu de portée décisoire, doivent être rejetées comme irrecevables. De même, sont irrecevables les conclusions dirigées contre la lettre du 12 janvier 2022 par laquelle la région Réunion a répondu à la lettre de contestation présentée par l'intéressée le 31 décembre 2021 en réitérant l'information selon laquelle la région " va procéder à l'émission d'un titre de recettes " à son encontre.
2. Il résulte de ce qui précède que la requête soumise au tribunal par Mme C, qui n'a pas expressément demandé l'annulation du titre de recettes émis le 25 janvier 2022, notifié le 1er février 2022 avec la mention des délais et voies de recours, ne peut qu'être être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la région Réunion.
Délibéré après l'audience du 14 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Aebischer, président,
- M. Monlaü, premier conseiller,
- Mme Tomi, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2024.
Le rapporteur,Le président,
X. MONLAÜM.-A. AEBISCHER
Le greffier,
D. CAZANOVE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026