mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2200443 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | DUGOUJON & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 2 et 9 avril 2022, 12 avril 2023, 5 juillet 2023 et 27 septembre 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le ministre de l'éducation sur sa demande du 13 décembre 2021 tendant au versement de la majoration de traitement de 40 % qui ne lui aurait pas été versée, de son indemnité d'éloignement dont seules les deux premières fractions lui ont été versées et à l'indemnisation d'une somme de 8 000 euros en réparation du préjudice résultant de son déplacement d'office ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 8 000 euros en réparation des préjudices subis ainsi que l'intégralité de son traitement, assortie des intérêts moratoires et de leur capitalisation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 100 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision implicite de rejet née du silence gardé par le ministre de l'éducation sur sa demande du 13 décembre 2021 est entachée d'un défaut de motivation ;
- il a subi des maltraitances de la part de l'administration qui constituent des fautes de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;
- plusieurs éléments constitutifs d'une rupture d'égalité de traitement et d'une discrimination démontrent cette maltraitance, en particulier la mutation illégale l'affectant à titre provisoire au collège de Dembéni pour l'année scolaire 2017-2018, laquelle est entachée d'un vice de procédure tiré de l'absence de délai suffisant pour demander la communication de son dossier et constitue une sanction disciplinaire déguisée, son affectation au cours de l'année scolaire 2016-2017 au lycée de Mamoudzou Nord alors que le lycée n'était pas encore en service, la suspension illégale de son traitement à compter du 1er juillet 2017, le refus de l'administration de lui communiquer ses fiches de paye de juillet, août, septembre et novembre 2017, d'instruire sa demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service, de régulariser sa situation administrative en prenant en compte son congé parental dans le cadre de son ancienneté, de lui communiquer son dossier administratif, de répondre à ses courriers et à ses demandes d'entretien, de faire droit à sa demande de détachement à Bamako et à sa demande de temps partiel pour la rentrée scolaire 2016, le retard dans son reclassement, le retard dans le paiement de son indemnité d'éloignement et les menaces qui ont été proférées à son encontre par un agent du rectorat ;
- à ce titre, il a droit à l'indemnisation du trouble dans ses conditions d'existence, d'un préjudice moral et d'un préjudice en raison de la dégradation de son état de santé pour un montant de 8 000 euros ;
- le défaut de versement de la majoration de traitement de 40 % entre le mois de décembre 2017 et le mois d'août 2018 alors qu'il était en congé de maladie ordinaire constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;
- à ce titre, il a droit à l'indemnisation de la majoration de traitement dont il a été privé.
Le recteur de l'académie de Mayotte, auquel la requête a été communiquée, n'a pas produit d'observations en défense.
Par un courrier du 18 septembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce qu'en l'absence de régularisation de la requête dans un délai de dix jours, le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires non précédées d'une demande préalable.
Par quatre mémoires, enregistrés les 23, 24 et 27 septembre 2024, M. B a présenté des observations sur ce moyen d'ordre public qui ont été communiquées au ministre de l'éducation et de la jeunesse.
Par un mémoire, enregistré le 26 septembre 2024, le ministre de l'éducation et de la jeunesse a présenté des observations sur ce moyen d'ordre public qui a été communiquée à M. B.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n°2010-997 du 26 août 2010 ;
- le décret n° 2013-964 du 28 octobre 2013 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Merlus,
- les conclusions de M. Felsenheld, rapporteur public,
- les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courriel du 13 décembre 2021, réceptionné le jour même, M. A B a demandé au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, d'une part, de lui verser la majoration de traitement de 40 % qui ne lui a pas été versée entre les mois de décembre 2017 et d'août 2018, d'autre part, de régulariser le montant de son indemnité d'éloignement dont seulement les deux premières fractions lui ont été versées et qui n'a pas pris en compte les majorations familiales et, enfin, de l'indemniser d'une somme de 8 000 euros au titre du préjudice dans les conditions d'existence, notamment la dégradation de son état de santé, et au titre de son préjudice moral. Du silence gardé par l'administration sur sa demande est née une décision implicite de rejet. Par la présente requête, il demande l'annulation de cette décision ainsi que de la décision le privant de la majoration de son traitement pour un montant de 1 167,76 euros par mois et de condamner l'Etat à lui verser la somme de 8 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis ainsi que l'intégralité de son traitement.
Sur la recevabilité des conclusions indemnitaires fondées sur les fautes constitutives d'une maltraitance de l'administration :
2. Il résulte de l'instruction que, par un courriel du 13 décembre 2021, M. B a saisi le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse d'une réclamation préalable tendant notamment à l'indemniser des préjudices subis du fait de l'illégalité des décisions du vice-recteur de l'académie de Mayotte l'affectant au collège de Dembéni pour l'année 2017-2018 et suspendant le versement de son traitement à compter du 1er juillet 2017. En l'absence de réponse est née une décision implicite de rejet. En revanche, il n'a pas fait état, dans sa demande préalable, du refus de l'administration de lui communiquer ses fiches de paye de juillet, août, septembre et novembre 2017, d'instruire sa demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service, de régulariser sa situation administrative en prenant en compte son congé parental dans le cadre de son ancienneté, de lui communiquer son dossier administratif, de répondre à ses courriers et à ses demandes d'entretien, de faire droit à sa demande de détachement à Bamako et à sa demande de temps partiels pour la rentrée scolaire 2016, du retard dans le traitement de son reclassement et des menaces qui auraient été proférées à son encontre par un agent du rectorat. Ces faits constituent des faits générateurs distincts de ceux dont M. B se prévalait dans sa demande préalable indemnitaire. Faute d'avoir lié le contentieux sur ces points, le requérant n'est pas recevable à rechercher la responsabilité de l'Etat à ce titre.
Sur le surplus des conclusions indemnitaires :
3. La décision par laquelle le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse a implicitement rejeté la demande préalable formée par M. B n'a eu pour seul effet que de lier le contentieux à l'égard de l'objet de la demande de ce dernier qui, en formulant les conclusions sus analysées, a donné à l'ensemble de sa requête le caractère d'un recours de plein contentieux. Au regard de l'objet d'une telle demande, qui conduit le juge à se prononcer sur le droit de l'intéressé à percevoir la somme qu'il réclame, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision qui a lié le contentieux sont sans incidence sur la solution du litige. Il suit de là que le moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'un défaut de motivation est inopérant et ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision de mutation :
S'agissant de la responsabilité de l'Etat
4. M. B soutient que l'arrêté du vice de recteur de l'académie de Mayotte du 25 août 2017 l'affectant à titre provisoire au collège de Dembéni pour l'année scolaire 2017-2018 constitue une sanction déguisée faisant suite au refus implicite de l'administration de lui fournir, pendant toute l'année 2016-2017, son arrêté d'affectation, et de lui définir le service et les missions qu'il devait exercer pendant cette même année scolaire. Toutefois, il n'établit ni même n'allègue que la nature des faits ayant justifié la mesure ainsi que l'intention poursuivie par l'administration révèleraient une volonté de le sanctionner. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision constituerait une sanction disciplinaire déguisée doit être écarté.
S'agissant des préjudices :
5. Si l'intervention d'une décision illégale peut constituer une faute susceptible d'engager la responsabilité de l'Etat, elle ne saurait donner lieu à réparation si, dans le cas d'une procédure régulière, la même décision aurait pu légalement être prise.
6. Par un jugement n° 1800098 du 29 décembre 2020, devenu définitif, le tribunal administratif de Mayotte a annulé la décision du vice-recteur de l'académie de Mayotte du 25 août 2017 au motif qu'elle était entachée d'un vice de procédure tiré de ce qu'il n'avait pas été accordé à M. B un délai suffisant pour demander la communication de son dossier.
7. M. B n'établit ni même n'allègue que la même décision n'aurait pas pu légalement intervenir dans le cadre d'une procédure régulière. Dès lors, si l'illégalité procédurale dont est entachée la décision de mutation du 25 août 2017 constitue une faute, celle-ci n'est pas à l'origine d'un préjudice direct et certain dont il pourrait obtenir réparation.
En ce qui concerne la décision de suspension du versement de son traitement :
8. Par un jugement n° 1800167 du 29 décembre 2020, devenu définitif, le tribunal administratif de Mayotte a annulé la décision du vice-recteur de l'académie de Mayotte suspendant le versement du traitement de M. B à compter du 1er juillet 2017 au motif que l'absence de service fait ne résultait pas d'un refus d'accomplir ses fonctions.
9. Si cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat, M. B ne démontre pas qu'elle serait à l'origine, de manière directe et certaine, des préjudices dont il se prévaut.
En ce qui concerne son affectation au lycée de Mamoudzou Nord :
10. Si M. B soutient que son affectation au cours de l'année scolaire 2016-2017 au lycée de Mamoudzou Nord, qui n'était pas encore en service, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat, en tout état de cause, il ne démontre pas que cette décision serait l'origine, de manière directe et certaine, d'un quelconque préjudice.
En ce qui concerne le retard dans le paiement de son indemnité d'éloignement :
11. Si M. B soutient que le retard de l'administration dans le versement des deux premières fractions de l'indemnité d'éloignement constitue une faute de nature à engager sa responsabilité et ayant entraîné pour lui une surimposition sur le revenu au titre de l'année 2017, en tout état de cause, en se bornant à produire son avis d'impôt sur le revenu 2018, il ne démontre pas l'existence d'un tel préjudice.
En ce qui concerne le défaut de versement de la majoration de traitement :
S'agissant de la responsabilité de l'Etat :
12. Aux termes de l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " Les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire. () ". En application des dispositions combinées des articles 1er et 2 du décret du 28 octobre 2013 portant création d'une majoration du traitement allouée aux fonctionnaires de l'Etat et de la fonction publique hospitalière et aux magistrats en service dans le département de Mayotte, les fonctionnaires en service dans le département de Mayotte ont droit à une majoration de traitement de 40 %. Aux termes de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° À des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants (). " Aux termes de l'article 1er du décret du 26 août 2010 relatif au régime de maintien des primes et indemnités des agents publics de l'Etat et des magistrats de l'ordre judiciaire dans certaines situations de congés : " I. - 1° Le bénéfice des primes et indemnités versées aux fonctionnaires relevant de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, aux magistrats de l'ordre judiciaire et, le cas échéant, aux agents non titulaires relevant du décret du 17 janvier 1986 susvisé est maintenu dans les mêmes proportions que le traitement en cas de congés pris en application des 1°, 2° et 5° de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 () ".
13. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que le fonctionnaire de l'Etat placé en congé de maladie ordinaire a droit, pendant trois mois, au maintien de l'intégralité de son traitement indiciaire ainsi qu'à celui des primes attachées à l'exercice des fonctions et, en particulier, à la majoration de traitement attribuée aux fonctionnaires en service à Mayotte dès lors que cette majoration n'est pas modulée en fonction des résultats et de la manière de servir de l'agent et ne correspond pas à une sujétion particulière.
14. Il résulte de l'instruction que M. B, professeur certifié affecté à Mayotte depuis le 1er septembre 2016, n'a pas bénéficié de la majoration de traitement de 40 % allouée aux fonctionnaires de l'Etat en service dans le département de Mayotte entre le mois de décembre 2017 et le mois d'août 2018. Il justifie avoir été en congé maladie ordinaire le 5 octobre 2017, du 23 octobre au 12 novembre 2017, du 13 novembre au 8 décembre 2017, du 10 au 12 janvier 2018, du 12 au 31 mars 2018, du 1er au 21 avril 2018, du 22 au 26 avril 2018 et du 14 mai au 6 juillet 2018. Dans ces conditions, il avait droit à la majoration de 40 % à plein traitement pendant les trois premiers mois de son congé maladie puis à un demi traitement pendant les neufs suivants, en application des dispositions précitées de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984, ainsi qu'au mois de février pendant lequel il n'était pas en congé maladie. Dès lors, le défaut de versement de la majoration de traitement sur ses bulletins de paye de décembre 2017 à août 2018 constitue une faute engageant la responsabilité de l'Etat.
S'agissant des préjudices :
15. Par un arrêt n°21BX00964 du 6 avril 2023, devenu définitif, la cour administrative d'appel de Bordeaux a annulé la décision du vice-recteur de l'académie de Mayotte, révélée par les bulletins de paye du mois de juillet et août 2018, de le priver de son plein traitement pour la période du 7 juillet 2018 au 31 août 2018 et a enjoint au ministre de l'éducation nationale de lui verser les sommes indument retenues sur sa rémunération en exécution de cette décision. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à demander le bénéfice de la majoration de traitement au titre de cette période. En revanche, le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse doit être condamné à lui verser la majoration de 40 % dont il a été indument privé entre le 1er décembre 2017 et le 6 juillet 2018, en tenant compte, pour le calcul de son montant, de ce qu'il a droit à un plein traitement pendant les trois premiers mois de son congé maladie puis à un demi traitement pendant les neufs mois suivants, en application des dispositions précitées de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984.
16. Il résulte de tout ce qui précède que l'Etat doit être condamné à verser à M. B la majoration de 40 % dont il a été indument privé entre le 1er décembre 2017 et le 6 juillet 2018, selon les modalités explicitées au point précédent.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
17. M. B a droit, sur la somme mentionnée au point précédent, aux intérêts au taux légal à compter du 13 décembre 2021, date à laquelle l'administration a reçu sa réclamation préalable, ainsi qu'à la capitalisation de ces intérêts au 13 décembre 2022, date à laquelle ceux-ci étaient alors dus pour au moins une année entière, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette dernière date.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
18. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'Etat est condamné à verser à M. B la majoration de 40 % dont il a été indument privé entre le 1er décembre 2017 et le 6 juillet 2018, selon les modalités explicitées au point 16 du présent jugement.
Article 2 : La somme mentionnée à l'article 1er sera assortie des intérêts à compter du 13 décembre 2021. Ces intérêts seront capitalisés à la date du 13 décembre 2022, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date, pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée au rectorat de l'académie de Mayotte.
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Le Merlus, conseiller.
Mme Lebon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 15 octobre 2024.
Le rapporteur,
T. LE MERLUS
Le président,
T. SORIN
La greffière,
E. POINAMBALOM
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026