LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2200532

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2200532

mardi 4 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2200532
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 21 avril 2022 et 28 novembre 2022, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à sa charge au titre des années 2017 et 2019 restant en litige ;

2°) de prononcer la régularisation de ses déclarations de revenus au titre des années 2018 et 2019 par une déclaration rectificative ;

3°) d'annuler la saisie administrative à tiers détenteur émise le 28 juin 2022 par la direction départementale des finances publiques de La Réunion en recouvrement d'une somme de 16 397 euros.

Il soutient que :

- s'agissant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017, l'administration fiscale aurait dû prendre en compte sa déclaration fiscale du 10 mai 2018 qui comprend les revenus et charges des deux déclarants et non sa déclaration rectifiée individuelle du 30 mai 2018 dès lors qu'il est tenu de faire une déclaration commune en application des dispositions de l'article 4 A du code général des impôts ;

- le calcul de l'abattement de 30 % prévu par les dispositions de l'article 197 du code général des impôts retenu par le service est erroné ;

- l'application de l'intérêt de retard prévu par les dispositions de l'article 1727 du code général des impôts est injustifiée dès lors qu'il n'y a aucun retard dans le paiement de l'impôt ;

- l'application de la majoration de 10% prévue par les dispositions de l'article 1758 du code général des impôts est injustifiée ;

- s'agissant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2018, le trop-perçu de traitement d'un montant de 9 977 euros qui a été émis par l'académie de la Réunion à son encontre en 2018 doit être déduit de ses revenus imposables au titre de cette même année ;

- les traitements afférant à l'année 2018 qui lui ont été versés en 2019 doivent être pris en compte dans le calcul de ses revenus perçus au titre de l'année 2018 ;

- à titre subsidiaire, les dispositions de l'article 12 du code général des impôts méconnaissent le principe constitutionnel d'égalité devant la loi et les charges publiques au motif qu'elles ne permettent pas à un contribuable de rattacher à la base imposable au titre d'une année les bénéfices ou revenus qu'il réalise au cours de cette même année mais qui lui ont versés au cours d'une année postérieure, contrairement aux entrepreneurs individuels ;

- s'agissant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2019, le trop-perçu de traitement d'un montant de 15 675,14 euros qui a été émis par l'académie de la Réunion à son encontre en 2019 doit être déduit de ses revenus imposables au titre de cette même année ;

- les traitements afférant à l'année 2018 qui lui ont été versés en 2019 ne doivent pas être pris en compte dans le calcul de ses revenus perçus au titre de l'année 2019 ;

- le calcul de l'abattement de 30 % prévu par les dispositions de l'article 197 du code général des impôts retenu par le service est erroné ;

- la majoration prévue par les dispositions de l'article 1758 A du code général des impôts ne peut s'appliquer à un trop-perçu de traitement ;

- s'agissant de la saisie administrative à tiers détenteur du 28 juin 2022, elle méconnait les dispositions de l'article 117 du décret du 7 novembre 2012 dès lors que l'opposition à exécution et l'opposition à poursuites ont eu pour effet de suspendre le recouvrement de la créance ;

- l'administration ne peut procéder à la saisie de la somme qui lui a été versée au titre de la garantie pouvoir d'achat qui lui a été attribuée par le Président de la République.

Par deux mémoires en défense enregistrés les 27 octobre 2022 et 6 juillet 2023, le directeur régional des finances publiques de La Réunion conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2019 à hauteur de la somme de 562 euros et au rejet du surplus.

Il fait valoir que :

- postérieurement à l'introduction de la requête, il a prononcé le dégrèvement des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à sa charge au titre de l'année 2019, à concurrence d'une somme de 562 euros correspondant à l'admission en base d'une somme de 1 000 euros au titre du remboursement d'un trop-perçu de traitement ;

- les conclusions aux fins d'annulation de la saisie administrative à tiers détenteur sont irrecevables en l'absence de présentation par le requérant d'une demande de sursis de paiement ou d'opposition à poursuites ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un courrier du 16 mai 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour examiner des conclusions tendant à demander au juge de l'impôt de procéder à la régularisation des déclarations de revenus d'un contribuable.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Le Merlus, conseiller,

- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public,

- les parties n'étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A a fait l'objet d'un contrôle sur pièces portant sur ses revenus perçus au titre des années 2017, 2018 et 2019 à l'issue duquel le service lui a notifié, par deux propositions de rectification du 17 février 2021, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu. Les rehaussements ont été contestés par M. A mais ont été partiellement maintenus par l'administration fiscale dans ses réponses aux observations du contribuable du 8 juillet 2021. Par une réclamation du 10 mars 2022, M. A a sollicité le dégrèvement, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à sa charge au titre des années 2017, 2018 et 2019. Sa demande a fait l'objet d'une décision de rejet intervenue le 23 mars 2022. Par la présente requête, il demande la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenus mises à sa charge.

Sur l'étendue du litige :

2. Par un avis de dégrèvement du 27 octobre 2022, postérieur à l'introduction de la requête, le service a prononcé le dégrèvement partiel des cotisations d'impôt sur le revenu mises à la charge de M. A au titre de l'année 2019, à concurrence d'une somme de 562 euros correspondant à l'admission en base d'une somme de 1 000 euros au titre du remboursement d'un trop-perçu. Les conclusions de la requête relatives à cette imposition sont, dans cette mesure, devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les conclusions aux fins de régularisation des déclarations de revenus au titre des années 2018 et 2019 :

3. Les litiges fiscaux ont pour objet de déterminer le montant de l'impôt légalement dû, de trancher des contestations sur les procédures suivies par l'administration pour en assurer le recouvrement ou de statuer sur le bien-fondé de l'application des sanctions fiscales prévues par les textes législatifs ou réglementaires. Ainsi, il n'appartient pas au juge de l'impôt de procéder à la régularisation des déclarations de revenus d'un contribuable. De telles conclusions sont irrecevables et doivent, par suite, être rejetées.

Sur les conclusions aux fins de décharge :

En ce qui concerne les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017 :

S'agissant du bien-fondé de l'impôt :

4. D'une part, aux termes de l'article 170 du code général des impôts : " 1. En vue de l'établissement de l'impôt sur le revenu, toute personne imposable audit impôt est tenue de souscrire et de faire parvenir à l'administration une déclaration détaillée de ses revenus et bénéfices, de ses charges de famille et des autres éléments nécessaires au calcul de l'impôt sur le revenu () ".

5. Il n'est pas contesté que M. A a souscrit par internet la déclaration principale des revenus ainsi que la déclaration de réduction d'impôt crédit d'impôt le 10 mai 2018 et a rectifié à quatre reprises les déclarations en litige, dont la dernière fois le 30 mai 2018 à 15 heures 42. Dès lors, à supposer même que sa situation fiscale ait pu justifier à cette date une déclaration commune, circonstance au demeurant non établie, c'est à bon droit que l'administration a établi les rehaussements litigieux en se fondant sur la dernière déclaration de revenus souscrite par le contribuable le 30 mai 2018 et non sur sa déclaration de revenus du 10 mai 2018.

6. D'autre part, aux termes de l'article 197 du code général des impôts, dans sa version applicable à l'année d'imposition en litige : " I. En ce qui concerne les contribuables visés à l'article 4 B, il est fait application des règles suivantes pour le calcul de l'impôt sur le revenu : / () / 3. Le montant de l'impôt résultant de l'application des dispositions précédentes est réduit de 30 %, dans la limite de 5 100 euros, pour les contribuables domiciliés dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion () ".

7. En application de ces dispositions, applicables à l'année d'imposition en litige, le montant de l'abattement de 30 % pour les contribuables domiciliés dans le département de La Réunion ne peut excéder la somme de 5 100 euros. Dès lors, c'est à bon droit que l'administration fiscale a retenu un tel montant pour le calcul de l'abattement prévu par les dispositions précitées.

S'agissant des intérêts de retard :

8. Aux termes de l'article 1727 du code général des impôts, dans sa version applicable à l'année d'imposition en litige : " I. - Toute créance de nature fiscale, dont l'établissement ou le recouvrement incombe aux administrations fiscales, qui n'a pas été acquittée dans le délai légal donne lieu au versement d'un intérêt de retard. (). III - Le taux de l'intérêt de retard est de 0,20 % par mois. (). ".

9. L'intérêt de retard institué par ces dispositions vise essentiellement à réparer les préjudices de toute nature subis par l'Etat à raison du non-respect par les contribuables de leurs obligations de déclarer et payer l'impôt aux dates légales. Ainsi, les intérêts de retard en litige, établis conformément aux dispositions précitées à raison d'un taux de 0,20 % par mois, sont justifiés par le non-respect par M. A de ses obligations de payer ses impôts aux dates légales. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il n'y aurait aucun retard dans le paiement de l'impôt doit être écarté.

S'agissant des pénalités fiscales :

10. Aux termes de l'article 1758 A du code général des impôts : " I. - Le retard ou le défaut de souscription des déclarations qui doivent être déposées en vue de l'établissement de l'impôt sur le revenu ainsi que les inexactitudes ou les omissions relevées dans ces déclarations, qui ont pour effet de minorer l'impôt dû par le contribuable ou de majorer une créance à son profit, donnent lieu au versement d'une majoration égale à 10 % des droits supplémentaires ou de la créance indue () ".

11. La suppression des revenus de M. A en raison d'une méconnaissance des règles fiscales applicables lors d'une séparation constitue une inexactitude de déclaration qui a eu pour effet de minorer l'impôt. C'est, dès lors, à bon droit qu'une majoration de 10 % de la cotisation supplémentaire mise à la charge du contribuable au titre de l'année 2017 a été appliquée par l'administration fiscale sur le fondement des dispositions précitées, qui constitue en l'occurrence la seule pénalité à avoir été appliquée au titre de l'année en litige.

En ce qui concerne les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2019 :

S'agissant du bien-fondé de l'impôt :

12. En premier lieu, aux termes de l'article 1 A du code général des impôts : " Il est établi un impôt annuel unique sur le revenu des personnes physiques désigné sous le nom d'impôt sur le revenu. Cet impôt frappe le revenu net global du contribuable () Ce revenu net global est constitué par le total des revenus nets des catégories suivantes : () - Traitements, salaires () ". Aux termes de l'article 12 du même code : " L'impôt est dû chaque année à raison des bénéfices ou revenus que le contribuable réalise ou dont il dispose au cours de la même année. ". Aux termes de l'article 79 de ce code : " Les traitements, indemnités, émoluments, salaires, pensions et rentes viagères concourent à la formation du revenu global servant de base à l'impôt sur le revenu () ". Enfin, l'article 156 du code général des impôts dispose que " L'impôt sur le revenu est établi d'après le montant total du revenu net annuel dont dispose chaque foyer fiscal. Ce revenu net est déterminé eu égard aux () traitements, salaires () sous déduction : I. du déficit constaté pour une année dans une catégorie de revenus () ".

13. M. A a porté en déduction de ses revenus au titre de l'année 2019 un trop-perçu de traitement d'un montant de 15 675,14 euros qui a été émis par l'académie de La Réunion à son encontre en 2019. A l'exception de la somme de 1 000 euros qui a été remboursée par le requérant au cours de l'année 2019, qui a donné lieu, ainsi qu'il a été dit au point 2, à l'émission par l'administration fiscale d'un avis de dégrèvement d'une somme de 562 euros, il ne résulte pas de l'instruction que M. A aurait procédé au remboursement du surplus de ce trop-perçu au cours de l'année 2019. En conséquence, c'est à bon droit que l'administration a imputé sur le montant brut des traitements et salaires que M. A a perçu au cours de l'année 2019 le trop-perçu de traitement qui lui a été versé par l'académie de La Réunion et dont le montant n'a pas été remboursé.

14. En deuxième lieu, M. A soutient que les traitements afférant à l'année 2018 qui lui ont été versés en 2019 doivent être pris en compte dans le calcul de ses revenus perçus au titre de l'année 2018. Toutefois, en application des dispositions citées au point 13, l'impôt sur le revenu étant établi d'après le montant total du revenu net annuel, c'est à bon droit que l'administration fiscale a pris en compte les traitements afférant à l'année 2018 dont M. A à pu disposer en 2019 dans le calcul de ses revenus perçus au titre de l'année 2019.

15. En troisième lieu, aux termes de l'article 197, dans sa version applicable à l'année d'imposition en litige : " I. En ce qui concerne les contribuables visés à l'article 4 B, il est fait application des règles suivantes pour le calcul de l'impôt sur le revenu : / () / 3. Le montant de l'impôt résultant de l'application des dispositions précédentes est réduit de 30 %, dans la limite de 2 450 €, pour les contribuables domiciliés dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion () ".

16. En application de ces dispositions, applicables à l'année d'imposition en litige, le montant de l'abattement de 30 % pour les contribuables domiciliés dans le département de La Réunion ne peut excéder la somme de 2 450 euros. Dès lors, c'est à bon droit que l'administration fiscale a retenu un tel montant pour le calcul de l'abattement prévu par les dispositions précitées.

S'agissant des pénalités fiscales :

17. A l'exception de la somme de 1 000 euros ayant fait l'objet d'un avis de dégrèvement, il ne résulte pas de l'instruction que M. A aurait procédé au remboursement du surplus du trop-perçu émis à son encontre au cours de l'année 2019. En conséquence, c'est à bon droit que l'administration a appliqué la majoration de 10 % prévu par les dispositions de l'article 1758 A du code général des impôts citées au point 10 sur la cotisation supplémentaire mise à sa charge au titre de l'année 2019, qui constitue en l'occurrence la seule majoration à avoir été appliquée, prenant en compte les traitements indus provenant de la part de ce trop-perçu n'ayant pas été remboursée au cours de cette même année.

18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. A à fins de décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à sa charge au titre des années 2017 et 2019 doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'annulation de la saisie administrative à tiers détenteur :

19. Aux termes de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales : " Le contribuable qui conteste le bien-fondé ou le montant des impositions mises à sa charge est autorisé, s'il en a expressément formulé la demande dans sa réclamation et précisé le montant ou les bases du dégrèvement auquel il estime avoir droit, à différer le paiement de la partie contestée de ces impositions et des pénalités y afférentes. / L'exigibilité de la créance et la prescription de l'action en recouvrement sont suspendues jusqu'à ce qu'une décision définitive ait été prise sur la réclamation soit par l'administration, soit par le tribunal compétent. () ". L'article R. 281-3-1 du même livre dispose que les contestations relatives au recouvrement adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites doivent être présentées dans un délai de deux mois à partir de la notification de " tout acte de poursuite si le motif invoqué porte sur l'obligation de payer ou le montant de la dette " ou du premier acte de poursuite permettant de contester l'exigibilité de la somme réclamée.

20. Il résulte de l'instruction que M. A n'a ni présenté de demande de suspension de paiement ni formé opposition à la saisie administrative à tiers détenteur qu'il conteste directement devant le juge. Par suite, il y a lieu de retenir la fin de non-recevoir opposée par l'administration en défense. Ses conclusions aux fins d'annulation de la saisie administrative à tiers détenteur, qui sont irrecevables, ne peuvent dès lors qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au directeur régional des finances publiques de La Réunion.

Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Khater, présidente,

M. Le Merlus, conseiller.

Mme Lebon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 4 juin 2024.

Le rapporteur,

T. LE MERLUS

La présidente,

A. KHATER

La greffière,

J. BELENFANT

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

jb

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions