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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2200620

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2200620

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2200620
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantMAILLOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête et des mémoires enregistrés les 16 mai 2022, 4 juillet 2022 et 29 avril 2024, sous le n°2200620, Mme B A, représentée par Me Maillot succédant à Me Gangate, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du maire de Saint-Paul refusant de lui verser son traitement pour le mois d'avril 2022 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 17 mars 2022 du maire de Saint-Paul mettant fin à son détachement et procédant à sa réintégration ;

3°) d'annuler l'arrêté du 31 mai 2022 du maire de Saint-Paul la remettant à disposition de son administration d'origine ;

4°) d'enjoindre à la commune de Saint-Paul de procéder au versement de sa rémunération pour le mois d'avril 2022 et pour les mois suivants ;

5°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Paul une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de versement de son traitement :

- elle est entachée d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 513-18 du code général de la fonction publique ;

- elle est privée de base légale en ce qu'elle a été prise en application de l'arrêté du 17 mars 2022 lui-même entaché d'illégalité : celui-ci est entaché d'un vice de procédure en l'absence d'entretien préalable et d'information de l'assemblée délibérante du CNFPT ainsi que du conseil municipal, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 544-1 du code général de la fonction publique ; il est entaché d'un vice de compétence ; il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de l'arrêté du 17 mars 2022 :

- il est entaché d'un vice de procédure en l'absence d'entretien préalable et d'information de l'assemblée délibérante du CNFPT ainsi que du conseil municipal, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 544-1 du code général de la fonction publique ;

- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 ;

- il est entaché d'un vice de compétence ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de l'arrêté du 31 mai 2022 :

- il est entaché d'un vice de procédure en l'absence d'entretien préalable et d'information de l'assemblée délibérante du CNFPT ainsi que du conseil municipal, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 544-1 du code général de la fonction publique ;

- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 ;

- il est privé de base légale en raison de l'illégalité de l'arrêté du 17 mars 2022 ;

- il est entaché d'erreur de droit et d'appréciation en ce que le maire s'est estimé en situation de compétence liée.

Par des mémoires en défense enregistrés le 24 juin 2022 et le 1er juillet 2024, le dernier n'ayant pas été communiqué, la commune de Saint-Paul, représentée par Me Gaspar de la SELAS Charrel et associés, conclut au rejet de la requête et demande de mettre à la charge de Mme A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable en l'absence de décision portant refus de versement du traitement et de liaison du contentieux indemnitaire ;

- le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 412-6 et L. 544-1 du code général de la fonction publique est inopérant ;

- aucun des autres moyens invoqués par Mme A n'est fondé.

Par une ordonnance du 12 juin 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 2 juillet 2024.

II. Par une requête et des mémoires enregistrés les 16 mai 2022, 4 juillet2022 et 29 avril 2024, sous le n° 2200622, Mme B A, représentée par Me Maillot succédant à Me Gangate, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du maire de Saint-Paul refusant de lui verser son traitement pour le mois d'avril 2022 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 17 mars 2022 du maire de Saint-Paul mettant fin à son détachement et procédant à sa réintégration ;

3°) d'annuler l'arrêté du 31 mai 2022 du maire de Saint-Paul la remettant à disposition de son administration d'origine ;

4°) d'enjoindre à la commune de Saint-Paul de procéder au versement de sa rémunération pour le mois d'avril 2022 et pour les mois suivants ;

5°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Paul une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de versement de son traitement :

- elle est entachée d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 513-18 du code général de la fonction publique ;

- elle est privée de base légale en ce qu'elle a été prise en application de l'arrêté du 17 mars 2022 lui-même entaché d'illégalité : celui-ci est entaché d'un vice de procédure en l'absence d'entretien préalable et d'information de l'assemblée délibérante du CNFPT ainsi que du conseil municipal, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 544-1 du code général de la fonction publique ; il est entaché d'un vice de compétence ; il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de l'arrêté du 17 mars 2022 :

- il est entaché d'un vice de procédure en l'absence d'entretien préalable et d'information de l'assemblée délibérante du CNFPT ainsi que du conseil municipal, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 544-1 du code général de la fonction publique ;

- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 ;

- il est entaché d'un vice de compétence ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de l'arrêté du 31 mai 2022 :

- il est entaché d'un vice de procédure en l'absence d'entretien préalable et d'information de l'assemblée délibérante du CNFPT ainsi que du conseil municipal, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 544-1 du code général de la fonction publique ;

- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 ;

- il est privé de base légale en raison de l'illégalité de l'arrêté du 17 mars 2022 ;

- il est entaché d'erreur de droit et d'appréciation en ce que le maire s'est estimé en situation de compétence liée.

Par des mémoires en défense enregistrés le 24 juin 2022 et le 1er juillet 2024, le dernier n'ayant pas été communiqué, la commune de Saint-Paul, représentée par Me Gaspar de la SELAS Charrel et associés, conclut au rejet de la requête et demande de mettre à la charge de Mme A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 412-6 et L. 544-1 du code général de la fonction publique est inopérant ;

- aucun des autres moyens invoqués par Mme A n'est fondé.

Par une ordonnance du 12 juin 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 2 juillet 2024.

III. Par une requête et des mémoires enregistrés les 3 juin 2022, 4 juillet 2022 et 29 avril 2024, sous le n° 2200724, Mme B A, représentée par Me Maillot succédant à Me Gangate, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du maire de Saint-Paul refusant de lui verser son traitement pour le mois d'avril 2022 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 17 mars 2022 du maire de Saint-Paul mettant fin à son détachement et procédant à sa réintégration ;

3°) d'annuler l'arrêté du 31 mai 2022 du maire de Saint-Paul la remettant à disposition de son administration d'origine ;

4°) d'enjoindre à la commune de Saint-Paul de procéder au versement de sa rémunération pour le mois d'avril 2022 et pour les mois suivants ;

5°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Paul une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de versement de son traitement :

- elle est entachée d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 513-18 du code général de la fonction publique ;

- elle est privée de base légale en ce qu'elle a été prise en application de l'arrêté du 17 mars 2022 lui-même entaché d'illégalité : celui-ci est entaché d'un vice de procédure en l'absence d'entretien préalable et d'information de l'assemblée délibérante du CNFPT ainsi que du conseil municipal, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 544-1 du code général de la fonction publique ; il est entaché d'un vice de compétence ; il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de l'arrêté du 17 mars 2022 :

- il est entaché d'un vice de procédure en l'absence d'entretien préalable et d'information de l'assemblée délibérante du CNFPT ainsi que du conseil municipal, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 544-1 du code général de la fonction publique ;

- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 ;

- il est entaché d'un vice de compétence ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de l'arrêté du 31 mai 2022 :

- il est entaché d'un vice de procédure en l'absence d'entretien préalable et d'information de l'assemblée délibérante du CNFPT ainsi que du conseil municipal, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 544-1 du code général de la fonction publique ; de plus, à la date de cet arrêté, une décision implicite de rejet de sa demande présentée auprès du préfet étant intervenue, la commune n'était saisie d'aucune demande de fin de détachement ;

- il a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 ;

- il est privé de base légale en raison de l'illégalité de l'arrêté du 17 mars 2022 ;

- il est entaché d'erreur de droit et d'appréciation en ce que le maire s'est estimé en situation de compétence liée.

Par des mémoires en défense enregistrés le 29 juin 2022 et le 1er juillet 2024, le dernier n'ayant pas été communiqué, la commune de Saint-Paul, représentée par Me Gaspar de la SELAS Charrel et associés, conclut au rejet de la requête et demande de mettre à la charge de Mme A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 412-6 et L. 544-1 du code général de la fonction publique est inopérant ;

- aucun des autres moyens invoqués par Mme A n'est fondé.

Par une ordonnance du 11 juin 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 2 juillet 2024.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n° 85-986 du 16 septembre 1985 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Blin, présidente,

- les conclusions de M. Sauvageot, rapporteur public,

- les observations de Me Maillot, représentant Mme A, et de Me Garnier substituant Me Gaspar, représentant la commune de Saint-Paul.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêtés du 12 février 2021, Mme A, attachée principale d'administration de l'Etat, a été détachée pour une durée de 5 ans auprès de la commune de Saint-Paul en qualité de directrice générale adjointe des services. Par un courrier du 18 janvier 2022, Mme A a sollicité la fin de son détachement de la commune de Saint-Paul et une réintégration anticipée au sein des services de la préfecture de La Réunion. En l'absence de réponse du préfet de La Réunion, le maire de Saint-Paul, par arrêté du 17 mars 2022 modifié par arrêté du 31 mai 2022, a mis fin au détachement de Mme A à compter du 1er avril 2022 et l'a remise à la disposition de son administration d'origine. Par ses requêtes enregistrées sous les n° 2200620, 2200622 et 2200724, Mme A demande, dans le dernier état de ses écritures, l'annulation de la décision du maire de Saint-Paul refusant de lui verser son traitement pour le mois d'avril 2022, et des arrêtés en date des 17 mars 2022 et 31 mai 2022 mettant fin à son détachement et la remettant à disposition de son administration d'origine.

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 513-18 du code général de la fonction publique : " () le fonctionnaire de l'État détaché, remis à la disposition de son administration d'origine pour une cause autre qu'une faute commise dans l'exercice de ses fonctions et qui ne peut être réintégré dans son corps d'origine faute d'emploi vacant, continue d'être rémunéré par l'organisme de détachement jusqu'à sa réintégration dans son administration d'origine. " Aux termes de l'article 22 du décret du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l'Etat et à certaines modalités de mise à disposition et de cessation définitive de fonctions : " Il peut être mis fin au détachement avant le terme fixé par l'arrêté le prononçant soit à la demande de l'administration ou de l'organisme d'accueil, soit de l'administration d'origine. / Lorsqu'il est mis fin au détachement à la demande de l'administration ou de l'organisme d'accueil, le fonctionnaire continue, si son administration d'origine ne peut le réintégrer immédiatement, à être rémunéré par l'administration ou l'organisme d'accueil jusqu'à ce qu'il soit réintégré dans son administration d'origine dans les conditions prévues à l'article 23 ci-après. / Le fonctionnaire peut également demander qu'il soit mis fin à son détachement avant le terme fixé par l'arrêté le prononçant. Il cesse d'être rémunéré si son administration d'origine ne peut le réintégrer immédiatement : il est alors placé en disponibilité jusqu'à ce qu'intervienne sa réintégration. "

3. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 18 janvier 2022, Mme A a sollicité la fin de son détachement auprès des services de la commune de Saint-Paul et sa réintégration anticipée au sein des services de la préfecture de La Réunion, en adressant copie de sa demande au maire de Saint-Paul. Par un courriel du 19 janvier 2022, la requérante informait le maire de cette commune de sa demande de fin de détachement. Alors qu'aucun de ces courriers et courriels ne précisait la date à laquelle Mme A souhaitait qu'il soit mis fin à son détachement, le maire de Saint-Paul était fondé, en application des dispositions prévues à l'article 22 du décret du 16 septembre 1985 citées au point précédent, à mettre fin au détachement de l'intéressée à compter du 1er avril 2022 et, par suite, à cesser de la rémunérer à la même date. Le moyen tiré de l'erreur de droit dont serait entachée la décision de refus de versement de son traitement au titre du mois d'avril 2022 doit dès lors être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 544-1 du code général de la fonction publique : " Il ne peut être mis fin aux fonctions d'un fonctionnaire occupant un emploi fonctionnel mentionné aux 1° à 8° de l'article L. 412-6 qu'après un délai de six mois suivant soit sa nomination dans l'emploi, soit la désignation de l'autorité territoriale. A l'issue de ce délai, sa fin de fonctions ne peut intervenir que dans les conditions suivantes : 1° Elle est précédée d'un entretien avec l'autorité territoriale ; 2° Elle fait l'objet d'une information de l'assemblée délibérante et du Centre national de la fonction publique territoriale ou du centre de gestion. / La fin de fonctions de l'intéressé prend effet le premier jour du troisième mois suivant l'information de l'assemblée délibérante. "

5. Dès lors qu'ainsi qu'il a été exposé au point 3, la fin du détachement de Mme A qui occupait un emploi fonctionnel au sein de la commune de Saint-Paul est intervenue à la demande de l'intéressée. Par suite, les moyens tirés du vice de procédure en ce que l'arrêté du 17 mars 2022 modifié par l'arrêté du 31 mai 2022 a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article L. 544-1 du code général de la fonction publique, de l'erreur manifeste d'appréciation en ce que ledit arrêté n'est justifié par aucune perte de confiance ou une quelconque faute commise, et de la méconnaissance des dispositions de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 en ce que la requérante n'a pas été mise en mesure de solliciter la communication de son dossier, doivent être écartés comme inopérants.

6. En troisième lieu, compte-tenu de ce qui a été exposé aux points 3 et 5, Mme A n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de l'arrêté du 17 mars 2022 modifié le 31 mai 2022 à l'encontre de la décision portant refus de versement de son traitement au titre du mois d'avril 2022.

7. En quatrième lieu, si l'article 2 de l'arrêté du 17 mars 2022 mentionnait que Mme A était réintégrée dans son corps d'origine au 1er avril 2022, cette disposition a été retirée par l'arrêté du 31 mai 2022. Le moyen tiré de l'incompétence du maire de Saint-Paul pour prononcer sa réintégration doit dès lors être écarté comme manquant en fait. En outre, il résulte de ce qui a été exposé au point 3 qu'en l'absence de toute précision sur la date à laquelle la requérante sollicitait la fin de son détachement, le moyen tiré de ce que le maire de Saint-Paul n'était saisi d'aucune demande et aurait entaché les arrêtés contestés d'un vice d'incompétence ainsi que d'une erreur de droit et d'appréciation en s'estimant en situation de compétence liée, doivent être également écartés.

8. En dernier lieu, il ressort des termes de l'arrêté du 31 mai 2022 que celui-ci a eu pour seul objet de retirer l'article 2 de l'arrêté du 17 mars 2022 qui indiquait de manière erronée que Mme A était réintégrée dans son corps d'origine au 1er avril 2022. Par suite, la requérante ne peut utilement soutenir qu'à la date de cet arrêté modificatif, sa demande de réintégration devait être regardée comme ayant été implicitement rejetée. Il ressort au demeurant des pièces produites que, par un courrier du 1er avril 2022, le préfet de la région Réunion a informé le maire de Saint-Paul de ce que la demande de réintégration de Mme A était bien prise en compte et qu'aucun poste vacant ne permettait de l'accueillir dès cette date. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure dont serait entaché l'arrêté modificatif du 31 mai 2022 ne peut qu'être écarté.

9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par la commune de Saint-Paul, que les requêtes de Mme A doivent être rejetées, y compris les conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Paul, la somme que Mme A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

11. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la commune de Saint-Paul présentées en application de ces dispositions.

DECIDE :

Article 1er : Les requêtes de Mme A sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Saint-Paul au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Saint-Paul.

Copie en sera adressée au préfet de La Réunion.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Blin, présidente,

- M. Monlaü, premier conseiller,

- Mme Tomi, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.

L'assesseur le plus ancien,

X. MONLAÜ

La présidente-rapporteure,

A. BLIN

La greffière,

S. LE CARDIET-BALOUKJY

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°s 2200620

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