jeudi 25 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2200677 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | R222-13 (JU 2) |
| Avocat requérant | ANTONELLI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 23 mai et 27 octobre 2022, Mme D C, représentée par Me Antonelli, avocat désigné au titre de l'aide juridictionnelle, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de la CAF de La Réunion confirmant implicitement, suite à sa réclamation du 29 mars 2022, les indus de RSA et d'allocation de logement mis à sa charge à hauteur de 384,66 euros et 114,00 euros ;
2°) de mettre à la charge de la CAF une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- son petit-fils B résidait encore auprès d'elle en janvier et février 2022 ; les indus ne sont pas justifiés ;
- eu égard à son impécuniosité, une remise gracieuse doit être consentie.
Par des mémoires enregistrés les 8 juin et 24 novembre 2022, la CAF conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les indus sont justifiés.
Par un mémoire enregistré le 5 avril 2023, la CAF conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme C, dont le dossier a été régularisé et qui n'est plus redevable des sommes litigieuses.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du 1er septembre 2022 par laquelle Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Aebischer, magistrat désigné ;
- les observations de Mme A, représentant la CAF de La Réunion.
Considérant ce qui suit :
1. Par sa requête déposée le 23 mai 2022 et complétée par un mémoire d'avocat le 24 novembre 2022, Mme C demande au tribunal, suite au rejet implicite de sa réclamation du 29 mars 2022, d'annuler les décisions de la CAF de La Réunion mettant à sa charge, au titre des mois de janvier et février 2022, des indus de RSA et d'allocation de logement fixés à 384,66 euros et 114,00 euros. La situation d'indu résultait de la remise en cause de la présence à son foyer, pour cette période, de son petit-fils B.
2. Il résulte de l'instruction que la CAF, postérieurement à l'introduction de la requête, a en fin de compte admis que les indus n'étaient pas justifiés et que le dossier de l'allocataire devait être régularisé. Ainsi, Mme C n'est plus redevable des sommes litigieuses de 384,66 euros et 114,00 euros. Dès lors, les conclusions principales de la requête sont devenues sans objet.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête de Mme C.
Article 2 : Les conclusions présentées par Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C et à la caisse d'allocations familiales de La Réunion.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mai 2023.
Le magistrat désigné,
M.-A. AEBISCHER
La greffière,
S. BALOUKJY
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
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01/06/2026