vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2200762 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 15 juin 2022, les 16 avril, 16 mai et
19 mai 2023, Mme B A, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision rendue en 2018 par l'inspectrice d'académie-directrice académique des services de l'éducation nationale de La Réunion mentionnant l'appréciation finale " satisfaisant " ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de La Réunion de réviser son appréciation finale.
Mme A soutient que :
- la requête est certes tardive mais elle a privilégié la voie amiable pour résoudre ce conflit ;
- la décision attaquée :
° est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle n'a pas été précédée d'un entretien ;
° est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
° pénalise son avancement.
- il y a eu confusion avec une homonyme.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 24 mars et le 27 avril 2023, la rectrice de l'académie de La Réunion conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable en raison de :
° la tardiveté tant du recours administratif que de la requête ;
° l'objet de sa demande ;
- aucun des moyens soulevés par Mme A n'est fondé.
Par une ordonnance du 14 mai 2024, le vice-président du Conseil d'État a, en application des articles L. 221-2-1 et R. 221-6-1 du code de justice administrative, délégué M. Jégard aux tribunaux administratifs de La Réunion et Mayotte du 15 juin au 13 juillet 2024.
Le président du tribunal a désigné M. Jégard, premier conseiller, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A est professeure des écoles. Elle a fait l'objet, en 2018, d'une appréciation finale " satisfaisant " sans avoir bénéficié d'un rendez-vous de carrière. Elle a présenté un recours gracieux contre cette décision le 7 novembre 2021. Par sa requête, Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'appréciation de 2018.
2. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / () ". Aux termes de l'article R. 421-2 de ce code : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. / () ".
3. D'autre, part, il résulte en outre des dispositions de l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration que ne sont pas applicables aux relations entre l'administration et ses agents les dispositions des articles L. 112-3 et L. 112-6 du même code, qui prévoient, respectivement, que : " toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception () " et que " les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par la réglementation () ".
4. Enfin, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a contesté la décision de 2018, notifiée à une date inconnue, par un recours en date du 7 novembre 2021. Ce recours a interrompu les délais de recours contentieux jusqu'au 7 janvier 2022, date à laquelle une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration. Mme A disposait ensuite d'un délai de deux mois, soit jusqu'au 8 mars 2022, pour introduire une requête devant le tribunal contre la décision qu'elle conteste. Sa requête ayant été enregistrée le 15 juin 2022, l'administration est fondée à soutenir en défense qu'elle présente ainsi un caractère tardif et est par suite irrecevable. Dès lors, cette requête ne peut qu'être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au recteur de l'académie de La Réunion.
Fait à Saint-Denis le 12 juillet 2024.
Le magistrat délégué,
X. JÉGARD
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
jb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026