LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2201012

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2201012

mardi 2 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2201012
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 août 2022, la Société Compagnie automobile des Mascareignes demande au tribunal de lui accorder le remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée pour un montant de 29 789,65 euros au titre de la période allant du 1er au 31 octobre 2021.

Elle soutient que :

- deux factures, représentant un montant total de taxe sur la valeur ajoutée de 28 297,84 euros, considérées comme annulées ont en réalité été réglées par compensation des comptes courants entre la société mère, SOGECORE, et elle-même ;

- c'est à tort que l'administration a refusé la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée sur plusieurs autres factures représentant un montant total de taxe de 1 491,81 euros au motif que ces factures n'avaient pas été réglées au titre de la période allant du 1er au 31 octobre 2021.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2023, le directeur régional des finances publiques de La Réunion a conclu au non-lieu à statuer concernant les factures considérées comme annulées et au rejet de la requête pour le surplus.

Il soutient que les factures correspondant à des prestations de service, la taxe sur la valeur ajoutée devient exigible lors de l'encaissement des acomptes, du prix ou de la rémunération, ce qui n'a pas été le cas et ne peut ouvrir droit à déduction sur le mois d'octobre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lebon,

- et les conclusions de M. Ramin rapporteur public,

- aucune des parties n'étant ni présente ni représentée.

Considérant ce qui suit :

1. La société par actions simplifiées unipersonnelle (SASU) Compagnie automobile des Mascareignes exerce une activité de vente de véhicules neufs, d'occasion et de pièces de rechange. Le 22 novembre 2021, elle a formulé une demande de remboursement de crédit de taxe sur la valeur ajoutée d'un montant de 30 297 euros au titre de la période d'octobre 2021. Une décision d'admission partielle en date du 7 juin 2022 lui a été notifiée. Par la présente requête, elle conteste la décision d'admission partielle datée du 7 juin 2022 et demande le remboursement de son crédit de taxe sur la valeur ajoutée pour un montant de 29 789,65 au titre de la période d'octobre 2021.

Sur l'étendue du litige :

2. Par une décision en date du 14 octobre 2022, postérieure à l'introduction de la requête, le conciliateur fiscal a décidé de procéder au remboursement complémentaire du crédit de taxe sur la valeur ajoutée d'octobre 2021 pour un montant de 28 297,84 euros arrondis à 28 298 euros. Ainsi, la demande de remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée relative au mois d'octobre 2021 est devenue sans objet à concurrence d'un montant de 28 298 euros.

Sur le bien-fondé de l'imposition :

3. Aux termes de l'article 271-2 du code général des impôts, " 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. / 2. Le droit à déduction prend naissance lorsque la taxe déductible devient exigible chez le redevable () ". Aux termes de l'article 269 du même code, " Le fait générateur de la taxe se produit : () / a quater) Pour les prestations de services pour lesquelles la taxe est due par le preneur de services en application du 2 de l'article 283, qui ont lieu de manière continue sur une période supérieure à une année et qui ne donnent pas lieu à des décomptes ou à des paiements durant cette période, à l'expiration de chaque année civile, tant qu'il n'est pas mis fin à la prestation de services ; () / 2. La taxe est exigible : () / b bis) Pour les prestations de services pour lesquelles la taxe est due par le preneur en application du 2 de l'article 283, lors du fait générateur, ou lors de l'encaissement des acomptes ; c) Pour les prestations de services autres que celles visées au b bis, lors de l'encaissement des acomptes, du prix, de la rémunération ou, sur option du redevable, d'après les débits ".

4. Il résulte de l'instruction que la société déclare avoir pour activité principale, non une activité de prestation de services, mais une activité de vente de véhicules neufs, d'occasion et de pièces de rechange. Si la société déclare avoir opté pour la taxe sur la valeur ajoutée déductible d'après les débits, seuls les prestataires de service sont concernés par l'option prévue par ces dispositions. Dès lors, la société Compagnie automobile des Mascareignes ne peut utilement se prévaloir de ce qu'elle aurait choisi cette option, qui ne lui est pas ouverte. La taxe sur la valeur ajoutée sur les factures en litige n'étant pas devenue exigible dès l'enregistrement des débits en comptabilité, il appartient à la société Compagnie automobile des Mascareignes de justifier que le règlement de ces factures est intervenu au titre de la période allant du 1er au 31 octobre 2021. Or, en se bornant à produire les extraits de grand livre de compte, la requérante n'apporte pas la preuve, qui lui incombe, du règlement des factures en litige. Par suite, elle n'est pas fondée à solliciter le remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée correspondant.

5. Il résulte de ce qui précède, que la société Compagnie automobile des Mascareignes n'est pas fondée à demander le remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée d'un montant de 1 491,81 euros.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période correspondant au mois d'octobre 2021 à hauteur d'un montant de 28 298 euros.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée unipersonnelle Compagnie automobile des Mascareignes et au directeur régional des finances publiques de La Réunion.

Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Khater, présidente,

M. Le Merlus, conseiller,

Mme Lebon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 2 juillet 2024.

La rapporteure,

L. LEBONLa présidente,

A. KHATER

La greffière,

J. BELENFANT

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

jb

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions