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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2300652

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2300652

vendredi 12 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2300652
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 mai 2023, M. B A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à l'Etat de " le faire bénéficier de tous ses droits de fonctionnaires de l'Etat comme le prévoit le code général de la fonction publique " ;

2) d'enjoindre à l'Etat de lui octroyer le bénéfice de la protection fonctionnelle ;

3) d'enjoindre à l'Etat de " retrouver [sa] fonction de développeur Web et ainsi contrecarrer une décision dépourvue de toute légalité et trouver avec le médecin de Prévention toute latitude à un reclassement ou un aménagement de poste ou toutes solutions qui lui permettraient un retour apaisé dans sa fonction ;

4) d'enjoindre à l'Etat le faire bénéficier de l'instance de conseil médical compétente en fonction de la législation en vigueur ;

5) d'enjoindre à l'Etat " d'annuler la transformation de [son] congé d'incapacité temporaire imputable au service, afin de pouvoir retrouver un traitement sans diminution de salaire ".

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite ;

- le comportement de l'administration porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de ne pas être harcelé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Caille, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, en qualité de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". En outre, selon l'article L. 522-3 de ce code, lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence, le juge des référés peut rejeter la requête par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.

2. Si, à l'appui de sa demande, M. A fait valoir que les décisions prises à son égard portent incontestablement atteinte aux dispositions législatives sur la protection contre le harcèlement et qu'il est " urgent de mettre fin à cette atteinte car la non-exécution de son obligation par l'Etat a des conséquences graves et immédiates ", il ne justifie pas d'une situation d'urgence impliquant qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans un délai de quarante-huit heures.

3. La présente requête doit, dès lors, être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la commune de Saint-Louis.

Fait à Saint-Denis, le 12 mai 2023.

Le juge des référés,

P.-O. CAILLE

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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