mardi 23 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2300719 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | R222-13 (JU 2) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 mai 2023, Mme D A conteste la décision de la CAF de La Réunion du 17 avril 2023 confirmant le rejet de sa demande de remise gracieuse concernant l'indu de prime activité mis à sa charge pour un montant initial de 6 258,24 euros.
Elle soutient qu'elle ignorait que la pension alimentaire devait être déclarée dans le cadre de ses déclarations trimestrielles.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 juillet 2023, la CAF de La Réunion conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable ;
- le manquement déclaratif imputé à l'allocataire justifie le refus de remise gracieuse.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Aebischer, magistrat désigné ;
- les observations de Mme C, représentant la CAF.
Considérant ce qui suit :
1. Par sa requête déposée le 30 mai 2023, Mme A entend obtenir, suite à plusieurs refus opposés par la CAF, la remise gracieuse de l'indu de prime d'activité qui a été mis à sa charge en février 2022 après prise en compte, au titre de ses ressources durant la période de mars 2019 à janvier 2022, de la pension alimentaire que lui versait son ex-époux pour un montant mensuel de 200 euros.
2. Il résulte de l'instruction que l'indu litigieux est entièrement imputable à l'allocataire, qui a gravement manqué à ses obligations déclaratives en négligeant, sur une longue période, de faire apparaître la pension susmentionnée dans ses déclarations trimestrielles, alors qu'elle ne pouvait ignorer que cette pension était au nombre des ressources devant être déclarées. Eu égard au contexte de fausses déclarations dans lequel s'est constitué l'indu, un droit à remise gracieuse ne saurait être reconnu en faveur de Mme A B, il y a lieu de rejeter la requête.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et à la CAF de La Réunion.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 janvier 2024.
Le magistrat désigné,
M.-A. AEBISCHER
La greffière,
S. BALOUKJYLa République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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