LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2300985

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2300985

mardi 21 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2300985
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationR222-13 (JU 1)
Avocat requérantREMY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de M. A... comme portée devant une juridiction incompétente. Le litige portait sur une mise en demeure de payer la taxe d'enlèvement des ordures ménagères due au titre des années 2017 à 2020, dans le cadre d'un bail de logement de fonction militaire. Le tribunal a estimé que ce contrat de bail, ne comportant pas de clauses exorbitantes du droit commun, relevait du droit privé. Par conséquent, le contentieux afférent à son exécution, concernant une créance non fiscale de l'État, relève de la compétence du juge judiciaire en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 19 juillet et 9 août 2023, M. B... A..., représenté par Me A..., demande au tribunal :

1°) de « déclarer irrecevable » la mise en demeure valant commandement de payer délivrée le 20 octobre 2022 par le directeur régional des finances publiques de La Réunion pour le recouvrement du montant de 3.196,49 euros correspondant à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères réglée au titre des années 2017 à 2020 par le bureau interarmées du logement à l’agence Premium Immobilier Océan Indien pour le logement de fonction qu’il occupait au 37 allée des Tourmalines à Saint-Denis ;

2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2.000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

M. A... soutient que :
- l’appel de fonds tardif révèle une négligence fautive des services de l’administration ;
- une majoration a été appliquée sans mise en demeure préalable ;
- la mise en recouvrement de la taxe étant opérée au 31 août de l’année civile, la prescription est acquise pour les années 2017 à 2019 ;
- la preuve du montant des charges et de leur caractère récupérable pèse sur le bailleur.



Par un mémoire en défense enregistré le 30 octobre 2024, le directeur régional des finances publiques de La Réunion conclut au rejet de la requête, en opposant l’exception d’incompétence du juge administratif et la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la réclamation préalable, puis l’absence de moyen fondé.

Par une ordonnance du 30 avril 2024, la clôture de l’instruction a été fixée au 30 mai suivant à 12 heures.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative ;


Par une décision du 11 août 2025, le président du tribunal a désigné Mme Lacau, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés par l’article R.222-13 du code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Lacau et les conclusions de M. Ramin ont été entendus au cours de l’audience publique, les parties n’étant ni présentes, ni représentées.


Considérant ce qui suit :

1. La villa située au 37 allée des Tourmalines à Saint-Denis, occupée du 10 juillet 2017 au 10 juillet 2020 par M. A..., lieutenant-colonel, a été prise à bail le 4 mai 2017 par le directeur régional des finances publiques et le commandant supérieur des Forces armées dans la Zone-sud de l'océan Indien à un particulier représenté par l’agence Premium Immobilier Océan Indien. Le bail prévoyait notamment que l’occupant était tenu de payer la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. M. A... demande au tribunal de « déclarer irrecevable » la mise en demeure de payer délivrée le 20 octobre 2022 par le directeur régional des finances publiques de La Réunion pour le recouvrement du montant de 3.196,49 euros correspondant à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères due au titre des années 2017 à 2020. Ces conclusions doivent être regardées comme tendant à la décharge de l’obligation de payer résultant de cet acte de poursuite.

2. Le litige afférent à l’exécution du contrat de bail, relatif à la récupération de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, concerne une créance non fiscale de l’Etat. Il résulte des dispositions de l’article L.281 du livre des procédures fiscales que les recours contre les décisions prises par l’administration sur les contestations relatives au recouvrement des créances non fiscales de l’Etat relèvent de la compétence du juge de droit commun selon la nature de la créance.



3. Le contrat de bail du 4 mai 2017 prévu pour le logement de militaires visait à satisfaire les besoins du service public et n’avait ni pour objet, ni pour effet, de faire participer le propriétaire à l’exécution du service public. Il ne comportait aucune clause qui, notamment par les prérogatives reconnues à la personne publique contractante dans l’exécution du contrat, impliquait, dans l’intérêt général, qu’il relève du régime exorbitant des contrats administratifs. Dès lors, le litige afférent à son exécution concernant le paiement de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères prévu par le contrat de bail relève de la compétence du juge judiciaire. Il en résulte que la requête de M. A... doit être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Une copie en sera adressée au ministre des armées.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2025.


Le magistrat désigné,
M.T. LACAU
La greffière,
C. JUSSY



La République mande et ordonne au ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions