LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2301179

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2301179

vendredi 17 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2301179
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationR222-13 (JU 2)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés les 11 septembre 2023 et 25 décembre 2023, M. C B demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions de la caisse d'allocations familiales (CAF) de La Réunion mettant à sa charge des indus de revenu de solidarité active (RSA) fixés à :

- 4 010,91 euros pour la période d'octobre 2018 à mars 2019 ;

- 7 337,88 euros pour la période de juillet 2019 à mars 2020 ;

- 2 406,54 euros pour la période d'avril 2019 à juin 2019 ;

2°) d'annuler la décision de la CAF du 8 août 2023 lui appliquant une pénalité administrative de 1 230 euros ;

3°) de le décharger de l'obligation de payer les sommes en cause.

Il soutient que :

- il avait pu de bonne foi considérer, lors de la période litigieuse, que sa pension militaire était exclue des ressources à déclarer ; les agissements de la CAF sont à l'origine de cette omission ;

- le grief de fraude, qui avait été initialement écarté par la CAF, notamment lorsqu'elle a accordé une remise partielle sur le premier indu, ne saurait être validé ;

- la dernière décision d'indu, prise le 9 juin 2023 à l'égard de ses droits pour la période d'avril 2019 à juin 2019, méconnait les règles de prescription ;

- sa situation précaire ne lui permet pas de rembourser les sommes en cause.

Par des mémoires en défense enregistrés les 18 décembre 2023 et 14 octobre 2024, la CAF de La Réunion conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que ;

- le tribunal administratif n'est pas compétent pour statuer sur les litiges relatifs à la pénalité administrative et aux prestations familiales ;

- la contestation de l'indu de 4 010,91 euros, qui a donné lieu à une décision de remise partielle notifiée le 15 janvier 2022, est tardive ; au demeurant, l'indu est soldé ;

- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Aebischer, magistrat désigné ;

- les observations de M. B, requérant ;

- les observations de Mme A, représentant la CAF.

Considérant ce qui suit :

1. Par ses décisions successives prises entre le 6 août 2020 et le 9 juin 2023, la CAF de La Réunion a mis à la charge de M. B des indus de RSA fixés à 4 010,91 euros pour la période d'octobre 2018 à mars 2019, puis à 7 337,88 euros pour la période de juillet 2019 à mars 2020, enfin à 2 406,54 euros pour la période d'avril 2019 à juin 2019, ces trois indus ayant la même cause, à savoir la prise en compte de la pension militaire perçue par l'intéressé, qui n'avait pas été déclarée. La CAF a en outre infligé à M. B, le 8 août 2023, une pénalité administrative fixée à 1 230 euros. Une première demande de remise de dette a été partiellement accueillie à hauteur de 2 651,78 euros, s'agissant de l'indu de 4 010,91 euros. En revanche, les réclamations suivantes ont été rejetées, expressément ou implicitement. Par la présente requête déposée le 11 septembre 2023, M. B peut être regardé comme demandant au tribunal d'annuler les décisions d'indu et de confirmation d'indu, d'annuler la pénalité administrative et de prononcer la décharge de l'obligation de payer les sommes en cause.

En ce qui concerne l'indu de 4 010,91 euros portant sur la période d'octobre 2018 à mars 2019 :

2. Il résulte de l'instruction, les éléments présentés sur ce point par la CAF n'étant pas contestés par l'intéressé, que l'indu mis à sa charge le 6 août 2020 pour un montant de 4 010,91 euros a acquis un caractère définitif suite à la décision de remise partielle notifiée le 15 janvier 2022. Dès lors, la contestation de cet indu est tardive et, par suite, irrecevable.

En ce qui concerne l'indu de 7 337,88 euros portant sur la période de juillet 2019 à mars 2020 :

3. C'est à bon droit, au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles définissant les ressources à prendre en compte pour la détermination du droit au RSA, que la CAF a remis en cause, en début d'année 2021, les versements de RSA dont avait bénéficié M. B pour la période de juillet 2019 à mars 2020, au motif que la prise en compte de la pension militaire qu'il percevait tous les mois à hauteur de 1 300 euros environ, qui n'avait pas été déclarée dans le cadre des déclarations trimestrielles de ressources, faisait obstacle à l'ouverture du droit. La circonstance que la CAF aurait pu, compte tenu des éléments en sa possession, prendre position plus rapidement dans le sens de la non-ouverture du droit est sans incidence sur l'obligation de remboursement pesant sur l'allocataire. De même, la bonne foi de celui-ci, à la supposer avérée, est sans incidence sur le bien-fondé de l'indu.

4. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction, compte tenu notamment de la responsabilité de l'allocataire dans la survenance de l'indu et de la circonstance que M. B dispose de revenus réguliers avec sa pension militaire, qu'une erreur d'appréciation ait été commise par la CAF en refusant, après avoir déjà accordé à titre gracieux une substantielle remise partielle de l'indu de 4 010,91 euros, de faire à nouveau bénéficier l'intéressé d'une remise gracieuse au titre de l'indu de 7 337,88 euros.

En ce qui concerne l'indu de 2 406,54 euros portant sur la période d'avril 2019 à juin 2019 :

5. Aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme () en recouvrement des sommes indûment payées ".

6. Il résulte de l'instruction que la CAF avait implicitement admis au cours des années 2020 et 2021, notamment par une décision de reconnaissance du droit à l'erreur en date du 10 septembre 2020 et par la décision susmentionnée de remise de dette à titre gracieux en date du 2 décembre 2021, lesdites décisions étant créatrices de droit, que les omissions déclaratives portant sur la pension militaire que percevait M. B ne révélait pas une attitude frauduleuse de la part de l'intéressé, ni n'était constitutive d'une fausse déclaration au sens des dispositions régissant le RSA. Dès lors, M. B est fondé à soutenir que la prescription de deux ans est applicable aux versements de RSA dont il a bénéficié pour les mois d'avril, mai et juin 2019 et que, par conséquent, la décision d'indu tardivement prise par la CAF le 9 juin 2023 à l'égard du RSA versé pour cette période à hauteur de 2 406,54 euros méconnait les règles de prescription.

7. Il résulte de ce qui précède que la décision de rejet de réclamation concernant l'indu du 9 juin 2023 doit être annulée et que M. B doit être déchargé de l'obligation de payer la somme de 2 406,54 euros.

En ce qui concerne la pénalité administrative :

8. Il résulte des dispositions de l'article L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale que le contentieux des pénalités dites administratives relève de la compétence du pôle social du tribunal judiciaire. Dès lors, les conclusions soumises au tribunal administratif sur ce point doivent être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

DECIDE :

Article 1er : La décision de la CAF de La Réunion rejetant implicitement la réclamation de M. B concernant la décision d'indu du 9 juin 2023 est annulée.

Article 2 : Il est accordé à M. B la décharge de l'obligation de payer la somme de 2 406,54 euros mise à sa charge par la décision d'indu du 9 juin 2023.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la caisse d'allocations familiales de La Réunion.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 janvier 2025.

Le magistrat désigné,

M.-A. AEBISCHER

La greffière,

S. LE CARDIETLa République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions