vendredi 25 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2301241 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | BOISSY AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 septembre 2023, la commune de Sainte-Marie, représentée par son maire et par Me Creissen, avocat, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, d'ordonner une expertise afin que soient " reconstitués les faits relatifs à la passation et à l'exécution du contrat de concession passé par la ville et la SEDRE le 27 décembre 2001 et venu à expiration en mars 2022 " et que soit " présenté un bilan chronologique de concession chiffré et justifié, y compris en accédant aux archives de la préfecture, de la SEDRE et de la ville ".
Elle soutient que :
- les documents relatifs à cette concession ne sont pas en sa possession ;
- elle n'a pas approuvé les " comptes-rendus annuels au concédant " (CRAC) établis par la SEDRE pour 2020 et 2021-2022 ; en effet, ces CRAC, qui concluent à un solde important à la charge de la commune alors que la SEDRE pourrait au contraire être déclarée débitrice, sont discutables, en l'absence d'avenants signés et d'extensions de programme validées ;
- de même, sont discutables les CRAC précédemment établis par la SEDRE pour 2014 et 2015-2016, qu'elle avait cru devoir approuver ;
- une expertise est nécessaire afin que puisse être fixé le solde des comptes entre les parties.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 décembre 2023, la société d'équipement du département de La Réunion (SEDRE), représentée par Me Boissy, avocat, conclut à titre principal au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la commune, qui a été constamment défaillante à l'égard de ses devoirs, dispose déjà des éléments lui permettant de contester les sommes mises à sa charge ;
- le juge des référés ne saurait confier à l'expert des questions relatives à la qualification juridique des faits ;
- ainsi, l'expertise sollicitée ne présente pas un caractère utile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".
2. Un litige est survenu entre la SEDRE, titulaire d'une concession d'aménagement établie en décembre 2001 en vue du " renouvellement urbain du centre-ville ", et la commune de Sainte-Marie, autorité concédante, sur les modalités financières de la clôture de la concession à son échéance du 28 mars 2022. Le conseil municipal de Sainte-Marie a ainsi refusé, par deux délibérations du 2 septembre 2022, d'approuver les " comptes-rendus annuels au concédant " (CRAC) qui lui avaient été soumis par la SEDRE au titre de 2020 et 2021-2022. Estimant être dans l'incapacité, pour l'heure, de déterminer le solde exact de l'opération, qui selon elle pourrait révéler une créance de sa part et non une dette, faute de disposer de l'ensemble des documents nécessaires à l'égard de la passation et de l'exécution de la convention, et émettant en outre des doutes quant à la régularité et l'opposabilité des actes dont se prévaut la SEDRE, y compris les CRAC établis pour 2014 et 2015-2016, qui avaient pourtant été approuvés par le conseil municipal, la commune de Sainte-Marie soumet au juge des référés une demande d'expertise dont l'objet serait de " reconstituer les faits relatifs à la passation et à l'exécution du contrat de concession ", mais aussi de " présenter un bilan chronologique de concession chiffré et justifié, y compris en accédant aux archives de la préfecture, de la SEDRE et de la ville ".
3. Cependant, la commune de Sainte-Marie, qui soutient de manière non crédible qu'elle ne dispose pas de tous les éléments nécessaires en vue d'une contestation du bilan de la concession d'aménagement et qui entend obtenir la confection par l'expert d'un bilan global dont la substance irait bien au-delà d'une simple analyse des faits, le conduisant à faire œuvre d'administration active et de qualification juridique des faits, formule une demande d'expertise qui ne satisfait pas à la condition d'utilité fixée par les dispositions précitées.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de la commune de Sainte-Marie ne peut qu'être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er :La requête de la commune de Sainte-Marie est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Sainte-Marie et à la SEDRE.
Fait à Saint-Denis, le 25 avril 2025.
Le juge des référés,
M.-A. AEBISCHER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026