jeudi 3 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2301321 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | DUGOUJON & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 octobre 2023, Mme A B, représentée par Me Plateaux, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Saint-Leu à lui verser la somme de 4 159 euros au titre des préjudices subis suite à un accident du 31 août 2013 assortie des intérêts moratoires à compter du 5 janvier 2015 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Leu la somme de 7 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 21 juin 2024, la commune de Saint-Leu, représentée par Me Dugoujon demande à ce que le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions indemnitaires de Mme B et au rejet des conclusions qu'elle présente sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 21 juin 2024, la société mutuelle d'assurance des collectivités locales assurances (SMACL assurances), représentée par Me Dugoujon, conclut à ce qu'un non-lieu à statuer soit prononcé sur les conclusions indemnitaires de la requête et au rejet des conclusions présentées au titre des frais irrépétibles.
Elle soutient que les conclusions indemnitaires sont devenues sans objet à la suite du versement de la somme demandée le 29 novembre 2019 en exécution du jugement n° 1700479 du tribunal administratif de La Réunion du 12 novembre 2019.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2024, le département de La Réunion, conclut au rejet de la requête.
Par un courrier, enregistré le 28 février 2025, Mme A B, représentée par Me Plateaux, demande au tribunal de prononcer un non-lieu sur les conclusions à fins de condamnation de la commune de Saint-Leu et entend maintenir ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
L'ensemble de la procédure a été communiquée à la caisse primaire d'assurance du Maine-et-Loire qui n'a pas présenté d'observations.
Vu :
- l'arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 20 octobre 2022 n° 20BX00523 ;
- le jugement du tribunal administratif de La Réunion du 12 novembre 2019 n°1700479 ;
- les pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Banvillet, premier conseiller, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () "
2. Il résulte de l'instruction que la société SMACL assurances a, en sa qualité d'assureur de la commune de Saint-Leu et pour exécuter le jugement n° 1700479 du tribunal du 12 novembre 2019, procédé, le 29 novembre 2019, au versement, sur le compte carpa ouvert au nom de Mme B par son conseil, de la somme de 4 159 euros au titre de l'indemnité mise à la charge de la commune de Saint-Leu ainsi que celle de 856,38 euros correspondant au montant des intérêts de retard dont était assortie cette indemnité. Il résulte par ailleurs du contenu de son mémoire du 21 juin 2024 que la société SMACL assurance n'entend pas, en dépit de l'annulation du jugement n° 1700479 du 12 novembre 2019 de ce tribunal par l'arrêt n° 20BX00523 du 20 octobre 2022 de la cour administrative d'appel de Bordeaux devenu définitif, contester la responsabilité de la commune de Saint-Leu pas plus qu'elle ne souhaite demander à Mme B de lui restituer les sommes qu'elle a versées le 29 novembre 2019. Dans ces conditions, compte tenu des versements ainsi opérés et en l'absence de toute contestation du calcul du montant des intérêts de retard, les conclusions indemnitaires de Mme B sont, comme elle le soutient d'ailleurs elle-même, dépourvues d'objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
3. Il n'y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de la commune de Saint-Leu le versement à Mme B d'une somme au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus de statuer sur les conclusions indemnitaires de Mme B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, la commune de Saint-Leu, au conseil départemental de La Réunion, à la société mutuelle d'assurance des collectivités locales Assurances et à la caisse primaire d'assurance maladie du Maine-et-Loire.
Fait à Saint-Denis, le 3 avril 2025.
Le magistrat désigné,
M. BANVILLET
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026