LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2301325

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2301325

vendredi 19 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2301325
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationR222-13 (JU 2)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 octobre 2023 et des mémoires enregistrés les 27 novembre 2023 et 5 février 2024, M. B C demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions d'indu prises à son égard les 28 juillet 2023 et 9 novembre 2023 par la caisse d'allocations familiales (CAF) de La Réunion ;

2°) de le décharger de l'obligation de payer les sommes en cause.

Il soutient que :

- les rectifications opérées par la CAF à l'égard de ses bénéfices sont injustifiées ;

- les sommes reçues de ses parents ne doivent pas être prises en compte ;

- la décision d'indu du 9 novembre 2023 évoque à tort les " prestations familiales " dont il bénéficierait alors que ses seules prestations sont le RSA et la prime d'activité ;

- la CAF fait preuve d'animosité à son encontre.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 février 2024, la CAF de La Réunion conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que ;

- le recours dirigé contre la décision d'indu du 28 juillet 2023 est sans objet, l'intéressé ayant remboursé les sommes en cause dès le 3 août 2023 ;

- en l'absence du recours préalable devant la commission de recours amiable, l'irrecevabilité de la requête doit être constatée ;

- c'est à bon droit que les indus de RSA et de prime d'activité ont été mis à la charge de l'allocataire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Aebischer, magistrat désigné ;

- les observations de M. C, requérant ;

- les observations de Mme A, représentant la CAF.

Considérant ce qui suit :

1. Par ses mémoires successifs, M. C conteste les décisions d'indu prises à son égard par la CAF de La Réunion le 28 juillet 2023 pour un montant de 1 537,23 euros, puis le 9 novembre 2023 pour un montant de 1 540,02 euros. Ces décisions ont été implicitement confirmées suite aux réclamations formées par l'intéressé. Ce dernier peut être regardé comme demandant l'annulation de ces actes, ainsi que la décharge de l'obligation de payer les sommes en cause.

2. Il appartient au juge administratif, lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision ordonnant la récupération d'un indu de RSA, d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, de celle développée par le défendeur et des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu.

En ce qui concerne la décision d'indu du 28 juillet 2023 :

3. Il résulte de l'instruction que M. C, dès réception de la décision d'indu du 28 juillet 2023, qui mentionnait un indu global de 1 537,23 euros portant à la fois sur le RSA et sur la prime d'activité, s'est spontanément acquitté du remboursement de sa dette le 3 août 2023. Dans ces conditions, l'action contentieuse qu'il a engagée le 18 octobre 2023 à l'encontre de cette décision d'indu est sans objet et, par suite, irrecevable.

En ce qui concerne la décision d'indu du 9 novembre 2023 :

4. Contestée par M. C dans le cadre de son mémoire du 27 novembre 2023, puis à l'occasion de son mémoire du 5 février 2024, la décision d'indu du 9 novembre 2024 tend à déclarer l'intéressé débiteur d'une somme de 1 540,02 euros au titre de ses " prestations familiales ". Contrairement à ce que soutient la CAF, M. C justifie, en produisant la réclamation qu'il a présentée le 27 novembre 2023 en utilisant le formulaire " demande de recours suite à notification de dette ", avoir satisfait à la formalité du recours administratif préalable obligatoire. Ce recours préalable ayant été implicitement rejeté, la requête n'est pas irrecevable en tant qu'elle porte sur la décision d'indu du 9 novembre 2023.

5. S'agissant du bien-fondé de la créance, M. C soutient devant le tribunal, comme il l'avait fait à travers sa réclamation adressée à la CAF le 27 novembre 2023, que la mention, dans la décision litigieuse, de sommes indûment perçues au titre des " prestations familiales " n'est pas de nature à justifier légalement l'indu mis à sa charge à hauteur de 1 540,02 euros, dès lors qu'il n'a jamais été bénéficiaire des allocations familiales, ayant seulement bénéficié selon les périodes du RSA et de la prime d'activité. Si la CAF expose, dans son mémoire en défense, que l'indu notifié le 9 novembre 2023 concerne en réalité un trop-perçu de RSA de 1 238,82 euros pour la période de février 2023 à octobre 2023, ainsi qu'un trop-perçu de prime d'activité de 301,20 euros, également pour la période de février 2023 à octobre 2023, les précisions ainsi apportées ne sont étayées par aucune justification à l'égard du calcul ayant conduit à la fixation de chacun de ces indus, apparaissent peu cohérentes et ne permettent pas de valider l'existence d'une créance de 1 540,02 euros constituée par des versements indus de prestations familiales.

6. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens invoqués, que la décision d'indu du 9 novembre 2023 doit être annulée, de même que la décision rejetant implicitement le recours administratif du 27 novembre 2023, et que M. C doit être déchargé de l'obligation de payer la somme de 1 540,02 euros.

DECIDE :

Article 1er : La décision d'indu du 9 novembre 2023 et la décision de la CAF de La Réunion rejetant implicitement la réclamation de M. C sont annulées.

Article 2 : Il est accordé à M. C la décharge de l'obligation de payer la somme de 1 540,02 euros mise à sa charge par la décision d'indu du 9 novembre 2023.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la caisse d'allocations familiales de La Réunion.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2024.

Le magistrat désigné,

M.-A. AEBISCHER

La greffière,

S. LE CARDIET-BALOUKJYLa République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions