mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2400351 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | R222-13 (JU 2) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 16 mars et 23 juin 2024, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du président du conseil départemental de La Réunion des 6 novembre 2023 et 13 mars 2024 refusant le renouvellement de sa carte mobilité inclusion stationnement ;
2°) d'enjoindre à l'administration de lui accorder l'avantage sollicité.
Il soutient que son handicap, qui s'est s'aggravé, justifie le renouvellement de la carte mobilité inclusion stationnement.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 juillet 2024, le département de La Réunion conclut au rejet de la requête.
Il soutient que l'avantage sollicité a été refusé à bon droit.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- l'arrêté ministériel du 3 janvier 2017 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Aebischer, magistrat désigné ;
- les observations de M. B, requérant.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte des dispositions des articles L. 241-3, 3° et R. 241-12-1, IV du code de l'action sociale et des familles que la carte " mobilité inclusion " avec mention " stationnement pour personnes handicapées " est délivrée aux personnes atteintes d'un handicap qui réduit de manière importante et durable leur capacité et leur autonomie de déplacement à pied. Il résulte de l'arrêté ministériel du 3 janvier 2017 pris pour l'application des dispositions susmentionnées que le critère de la réduction importante de la capacité et de l'autonomie de déplacement à pied est rempli dans le cas d'une personne ayant un " périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ".
2. Il résulte des pièces médicales produites par M. B à l'appui de sa requête, qui attestent de la gravité des infirmités dont il est atteint, particulièrement depuis les chutes successives dont il a été victime depuis 2021, et de l'impact de son handicap sur sa capacité à se déplacer, ainsi que des éléments circonstanciés présentés à l'audience par l'intéressé sur son état de santé, que les difficultés de déplacement auxquelles il est confronté sont particulièrement importantes, le périmètre de marche pouvant être regardé, de même que lors des périodes précédentes, comme largement inférieur à 200 mètres. Dès lors, il y a lieu de constater que le refus de renouvellement de la carte mobilité inclusion stationnement procède d'une inexacte application des dispositions précitées.
3. Il résulte de ce qui précède que les décisions de refus opposées à M. B les 6 novembre 2023 et 13 mars 2024 doivent être annulées et qu'une injonction de délivrance de la carte mobilité inclusion stationnement doit être prononcée.
DECIDE :
Article 1er : Les décisions du président du conseil départemental de La Réunion des 6 novembre 2023 et 13 mars 2024 refusant d'attribuer à M. B la carte mobilité inclusion stationnement sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au département de La Réunion de procéder au renouvellement pour une durée de dix ans de la carte mobilité inclusion stationnement attribuée à M. B.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au département de La Réunion.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2024.
Le magistrat désigné,
M.-A. AEBISCHER
La greffière,
S. LE CARDIETLa République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026