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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2400359

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2400359

jeudi 23 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2400359
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de La Réunion du 20 janvier 2024 retirant le passeport et la carte nationale d’identité de son enfant. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, sans réponse dans le délai imparti. Par ordonnance du 23 octobre 2025, le tribunal, statuant sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code, a constaté le désistement d’office de Mme C... et donné acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 mars 2024 et régularisée le 9 avril 2024, Mme B... C... demande au tribunal d’annuler la décision du 20 janvier 2024 par laquelle le préfet de La Réunion a retiré le passeport n° 23EA38262 et la carte nationale d’identité n° X664JRNF3 délivrés au nom de son enfant A... C....

Par un courrier du 19 août 2025, Mme C... a été invitée, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien de ses conclusions.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Duvanel, premier conseiller, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer selon la procédure prévue par cet article.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) 4° / Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens. / (…) ».

Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l’instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions.
La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. »

En application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, Mme C... a été invitée à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois et informée de ce que, à défaut de confirmation, elle serait réputée s’être désistée d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, alors que le courrier du 19 août 2025 lui a été présenté le 22 août suivant et que le pli est revenu au greffe avec la mention « pli avisé et non réclamé », Mme C... doit être réputée s’être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.





O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme C....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... et au préfet de La Réunion.




Fait à Saint-Denis le 23 octobre 2025.







Le magistrat désigné,





F. DUVANEL



La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




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