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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2400536

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2400536

jeudi 17 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2400536
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationR222-13 (JU 2)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B D contestant le refus du département de lui attribuer la carte mobilité inclusion avec mention "stationnement". La requérante invoquait son état de santé dégradé, mais le tribunal a estimé que le certificat médical fourni ne démontrait pas qu'elle remplissait les critères réglementaires, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté ministériel du 3 janvier 2017. Le département s'était conformé aux avis défavorables de la MDPH.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 avril 2024, Mme B D conteste la décision du président du conseil départemental de La Réunion du 25 mars 2024 rejetant son recours préalable obligatoire formé contre la décision de refus d'attribution de la carte mobilité inclusion portant la mention " stationnement ".

Elle soutient que son état de santé dégradé justifie la délivrance de la carte.

Le département de La Réunion n'a pas produit de mémoire en défense en dépit d'une mise en demeure du 14 janvier 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision du président du tribunal désignant Mme Tomi, première conseillère pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- l'arrêté ministériel du 3 janvier 2017 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Tomi ;

- les observations de Mme C représentant le département ;

- Mme D n'étant ni présente ni représentée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte des dispositions des articles L. 241-3, 3° et R. 241-12-1, IV du code de l'action sociale et des familles (A) que la carte " mobilité inclusion " avec mention " stationnement pour personnes handicapées " est délivrée aux personnes atteintes d'un handicap qui réduit de manière importante et durable leur capacité et leur autonomie de déplacement à pied. Il résulte de l'arrêté ministériel du 3 janvier 2017 qu'est pris en compte le : " " 1. Critère relatif à la réduction importante de la capacité et de l'autonomie de déplacement à pied : / La capacité et l'autonomie de déplacement à pied s'apprécient à partir de l'activité relative aux déplacements à l'extérieur. / Une réduction importante de la capacité et de l'autonomie de déplacement à pied correspond à une difficulté grave dans la réalisation de cette activité et peut se retrouver chez des personnes présentant notamment un handicap lié à des déficiences motrices ou viscérales (exemple : insuffisance cardiaque ou respiratoire). / Ce critère est rempli dans les situations suivantes : / - la personne a un périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ; ou / - la personne a systématiquement recours à l'une des aides suivantes pour ses déplacements extérieurs : / - une aide humaine ; - une prothèse de membre inférieur ; - une canne ou tous autres appareillages manipulés à l'aide d'un ou des deux membres supérieurs (exemple : déambulateur) ; / - un véhicule pour personnes handicapées : une personne qui doit utiliser systématiquement un fauteuil roulant pour ses déplacements extérieurs remplit les conditions d'attribution de la carte de stationnement pour personnes handicapées, y compris lorsqu'elle manœuvre seule et sans difficulté le fauteuil ; ou / - la personne a recours, lors de tous ses déplacements extérieurs, à une oxygénothérapie ".

2. Pour contester la décision de refus d'attribution de la carte mobilité inclusion mention " stationnement ", Mme D fait état des souffrances auxquelles l'expose chaque déplacement. Toutefois le certificat médical produit à l'appui de sa demande ne permet pas d'établir que les critères d'éligibilité au bénéfice de la carte sollicitée seraient remplis, en particulier s'agissant de la limitation du périmètre de marche qui doit être inférieur à 200 mètres. Pour sa part, le département fait valoir qu'il s'est conformé aux avis de la MDPH, notamment l'avis rendu à la suite du recours préalable obligatoire, défavorable. Dans ces conditions, c'est par une exacte application des textes précités que, par sa décision du 25 mars 2024 le président du conseil départemental n'a pas donné de suite favorable à sa demande d'attribution de la carte mobilité inclusion stationnement.

3. Il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision attaquée. Par suite, sa requête doit être rejetée.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme B D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D et au département de La Réunion.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 avril 2025.

La magistrate désignée,

N. TOMI

La greffière,

E. POINAMBALOMLa République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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