vendredi 19 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2400632 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BOUTET-MANGON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire récapitulatif enregistrés les 11 mai 2024 et 11 juin 2025, M. B A, représenté par Me Boutet-Mangon, demande au tribunal :
1°) de réduire, en conséquence des modifications à apporter à la valeur locative des biens, les cotisations de taxes foncières mises à sa charge au titre des années 2022 et 2023 pour sa propriété bâtie sise à Saint-Pierre, 65 chemin Petit Paul ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 4 décembre 2024, le directeur régional des finances publiques de La Réunion conclut au non-lieu à statuer, la valeur locative des biens litigieux ayant été modifiée et les dégrèvements correspondants ayant été accordés au requérant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () / 7° Rejeter () les requêtes ne comportant que () des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'enregistrement de la requête de M. A, qui tendait à ce que soit redéfinie la valeur locative de ses biens et à ce que lui soient accordés, en conséquence, des dégrèvements de taxe foncière correspondant à la minoration de valeur locative sollicitée, l'administration a admis, après une nouvelle évaluation effectuée sur place, que des ajustements substantiels devaient être apportés à la valeur locative des biens en cause. Prenant en compte notamment un rattachement à la catégorie 5M, un état d'entretien " assez bon " pour les deux maisons et " médiocre " pour le bungalow, l'assimilation de celui-ci à une " dépendance à usage de buanderie/cellier ", une réduction de surface pour la maison ancienne, une pondération à 0,5 à appliquer au garage et le caractère ordinaire de la situation générale et de la situation particulière, le nouveau calcul de la base d'imposition s'est traduit par des dégrèvements accordés au contribuable à hauteur de 2 013 euros pour 2022 et 2 153 euros pour 2023. A concurrence des dégrèvements intervenus en cours d'instance, la requête est devenue sans objet.
3. Si M. A prend acte, par son mémoire récapitulatif du 11 juin 2025, des dégrèvements prononcés par l'administration, il déclare maintenir le surplus de ses conclusions. Mais il n'apporte aucune indication sur les raisons qui le conduisent à considérer que la nouvelle évaluation effectuée par l'administration, que celle-ci a explicitée de manière détaillée dans son mémoire en défense, serait insuffisante par rapport aux doléances exprimées lors de l'introduction de la requête. Dès lors, les moyens exprimés par M. A ne sont manifestement pas assortis, dans le dernier état de ses écritures, des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Il y a lieu de constater l'irrecevabilité manifeste des conclusions à fin de décharge portant sur les impositions maintenues après dégrèvement.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par le requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A à concurrence des dégrèvements prononcés en cours d'instance.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au directeur régional des finances publiques de La Réunion.
Fait à Saint-Denis, le 19 septembre 2025.
Le vice-président,
M.-A. AEBISCHERLa République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601156
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de sa demande de communication des listes électorales des communes du Puy-de-Dôme et à obtenir une injonction de transmission. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire du 25 avril 2026, désistement pur et simple. Par ordonnance du 1er juin 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité du refus préfectoral.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601189
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation solidarité spécifique de 3 463,33 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants dans le cadre d'une opposition à contrainte. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans débat contradictoire.
01/06/2026