mercredi 26 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2400795 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL MILPIED-HOUSSIN-PODEVIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés les 20 juin et 12 août 2024, Mme B A, représentée par Me Podevin, avocat, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative :
1°) de prescrire une expertise médicale portant sur les préjudices devant donner lieu à indemnisation par la région Réunion au titre des conséquence de l'accident de service dont elle a été victime le 5 août 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la région Réunion une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que :
- son accident de service engage la responsabilité de son employeur sur le fondement du régime de responsabilité sans faute défini par la jurisprudence dite Moya-Caville
- eu égard à la nécessité de préciser les préjudices ouvrant droit à indemnisation, l'expertise sollicitée présente un caractère utile.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 juillet 2024, la région Réunion représentée par Me Lafay, avocat, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La région soutient que :
- la condition d'utilité inhérente au référé-expertise n'est pas satisfaite dès lors que l'expert ne saurait préjuger de la responsabilité, cette question relevant d'une appréciation dans le cadre d'une instance au fond ;
- subsidiairement, la mission d'expertise devrait prendre en compte la recherche de causes autres que l'accident de service.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".
2. La demande d'expertise médicale présentée par Mme A, qui estime qu'une indemnisation à la charge de son employeur, la région Réunion, lui est due au titre des conséquences de son accident de service du 5 août 2021, porte sur la consistance des préjudices temporaires et permanents qu'elle a subis et qui seraient susceptibles d'être indemnisés dans le cadre du régime de responsabilité sans faute défini par la jurisprudence dite Moya-Caville (CE Assemblée 04-07-2003). Cependant, le principe d'une responsabilité encourue par la région Réunion est mis en doute par celle-ci à travers ses écritures en défense, qui suggèrent que cette question de responsabilité doit d'abord, en amont de la discussion sur les préjudices, être tranchée à l'occasion d'une instance au fond. Alors même que le dossier soumis au juge des référés comporte des pièces médicales attestant du probable lien de causalité entre les préjudices invoqués et l'accident de service du 5 août 2021, il y a lieu de donner acte au défendeur du caractère prématuré, et par conséquent non utile, d'une mesure d'expertise axée sur la détermination précise des préjudices auxquels l'intéressée a été confrontée depuis son accident. Ainsi, la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'accueillir les conclusions présentées par la région Réunion sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er :La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la région Réunion au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la région Réunion.
Fait à Saint-Denis, le 26 mars 2025.
Le juge des référés,
M.-A. AEBISCHER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026