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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2400895

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2400895

lundi 9 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2400895
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en urgence sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a constaté que la requête de Mme A, reconnue prioritaire pour un hébergement, était devenue sans objet. En effet, postérieurement à l’introduction du recours, l’administration a mis en place un dispositif dérogatoire et temporaire de prise en charge financière de ses nuitées hôtelières, solution considérée comme répondant à ses besoins. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer, sans ordonner d’injonction ni d’astreinte.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 juillet 2024, Mme B A demande au tribunal, au titre du droit au logement opposable et en conséquence de la décision du 18 avril 2024 par laquelle elle a été reconnue prioritaire, d'enjoindre à l'administration de faire le nécessaire pour qu'elle soit accueillie dans une structure d'hébergement.

Elle soutient que sa situation justifie toujours, depuis la décision la reconnaissant prioritaire, qu'elle bénéficie d'un accueil dans une structure d'hébergement.

Par un mémoire enregistré le 12 août 2024, le préfet de La Réunion conclut au non-lieu à statuer, un dispositif dérogatoire et temporaire ayant été mis en place en faveur de l'intéressée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges relevant des articles R. 222-13 et R. 778-3 du code de justice administrative.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation (CCH) ;

- la loi n° 2021-1729 du 22 décembre 2021 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 441-2-3-1 du CCH : " () II. - Le demandeur qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et comme devant être accueilli dans une structure d'hébergement () et qui n'a pas été accueilli, dans un délai fixé par décret, dans l'une de ces structures peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son accueil dans une structure d'hébergement () / Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne statue en urgence, dans un délai de deux mois () / Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne, lorsqu'il constate que la demande a été reconnue comme prioritaire par la commission de médiation et que n'a pas été proposée au demandeur une place dans une structure d'hébergement () ordonne l'accueil dans l'une de ces structures et peut assortir son injonction d'une astreinte () ".

2. Il résulte de l'instruction que, suite à la décision du 18 avril 2024 par laquelle Mme A a été " reconnue prioritaire et devant être accueillie dans une structure d'hébergement ", l'intéressée a obtenu, postérieurement à l'introduction de la requête, la mise en place en sa faveur d'un dispositif dérogatoire et temporaire se traduisant par la prise en charge financière de ses nuitées hôtelières dans l'attente de la disponibilité d'un hébergement en CHRS. Cette solution provisoire peut être regardée, en l'absence de réaction de la requérante au mémoire de l'administration, comme correspondant à ses besoins en matière d'hébergement. Dès lors, la requête est devenue sans objet.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet de La Réunion.

Fait à Saint-Denis, le 9 septembre 2024.

Le magistrat désigné,

M.-A. AEBISCHER

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2400895

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