lundi 9 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de La Réunion |
| Section | Tribunal Administratif de La Réunion |
| N° Dossier | TA101-2400926 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | R222-13 (JU 2) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er juillet 2024, Mme B C conteste la décision de la caisse d'allocations familiales (CAF) de La Réunion du 14 septembre 2023 par laquelle une remise gracieuse limitée à 1 213 euros lui a été accordée à l'égard de l'indu d'allocation de logement mis à sa charge à hauteur de 2 426 euros, ainsi que la contrainte émise à son encontre le 29 mai 2024 en vue du recouvrement de la somme résiduelle.
Elle soutient que :
- l'indu est imputable à ses troubles cognitifs ;
- ses ressources modiques ne lui permettent pas de rembourser la somme restant due.
Par un mémoire enregistré le 23 août 2024, la CAF conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable :
- l'indu est justifié et la remise de dette accordée à hauteur de 50 % est suffisante.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Aebischer, magistrat désigné ;
- les observations de Mme A, représentant la CAF.
Considérant ce qui suit :
1. Par décision du 18 août 2023, la CAF de La Réunion a mis à la charge de Mme C un indu d'allocation de logement fixé à 2 426 euros pour la période de septembre 2021 à juillet 2022, au motif que son départ du logement concerné avait été tardivement déclaré. Par décision du 14 septembre 2022, la CAF a accueilli sa demande de remise gracieuse à hauteur de 50 %. Par une contrainte émise le 29 mai 2024, la CAF a exigé le remboursement de la somme résiduelle de 1 213 euros. Par la présente requête, Mme C, qui réside désormais en métropole auprès de sa fille et n'est plus en mesure d'effectuer ses démarches seule, réitère sa demande tendant à bénéficier d'une remise totale de sa dette.
2. Il résulte de l'instruction que l'omission déclarative qui est à l'origine de l'indu s'explique dans une large mesure par l'état de santé dégradé de l'intéressée, dont les troubles cognitifs ne lui permettaient manifestement plus d'accomplir les démarches nécessaires à l'époque du départ de son logement réunionnais. Toutefois, cette circonstance a déjà été prise en compte par la CAF à travers sa décision de remise partielle de l'indu et il n'apparaît pas, au vu des succincts éléments versés au dossier par la requérante, que la CAF ait insuffisamment fait usage de son pouvoir de remise gracieuse en maintenant à la charge de Mme C une somme de 1 213 euros, puis en émettant une contrainte en vue du recouvrement de cette somme.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C, qui n'est pas irrecevable quoi qu'en dise la CAF, ne peut qu'être rejetée au fond.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et à la CAF de La Réunion.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juin 2025.
Le magistrat désigné,
M.-A. AEBISCHER
La greffière,
S. LE CARDIETLa République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
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01/06/2026