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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2401348

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2401348

mercredi 13 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2401348
TypeDécision
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui sollicitait diverses mesures (provision, expertise, mesures utiles) pour des négligences médicales alléguées. La requête a été jugée irrecevable car trop imprécise : elle ne permettait pas d'identifier les personnes concernées, l'établissement de santé ou le praticien mis en cause. Le juge a également relevé que les demandes de sanctions pénales et de protection policière ne relevaient pas de sa compétence, et que la demande de provision, d'un montant démesuré, ne justifiait pas d'une obligation non sérieusement contestable. La décision est fondée sur les articles L. 521-1, L. 521-2, R. 531-1 et R. 532-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 10 octobre, 16 octobre et 30 octobre 2024, M. B A présente au juge des référés une " demande de référé provision, référé conservatoire, référé expertise, référé mesures utiles. "

Vu :

- les

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle le président du Tribunal a désigné M. Banvillet, premier conseiller, en qualité de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

1. M. A soutient que " l'urgence est justifiée par les risques de préjudices immédiats, de récidive, et d'aggravation des conditions de santé, destruction falsification de preuve, ajout de document pour faire une entrave ou obstruction à la justice, ce qui argumente le besoin du référer de mesure utile, ce qu'il est demandé une accélération de la procédure et une indemnité provisoire () " Toutefois, la requête de l'intéressé, qui se borne à y faire état de négligences médicales " sur enfant de 8 ans ", " sur adolescent " et " sur adulte " sans que ses écritures ou les pièces qui y sont jointes ne permettent d'identifier le ou les personnes concernées ni l'établissement de santé ou le praticien à l'origine de ses négligences, et présente une nouvelle fois de manière très imprécise plusieurs demandes tendant à ordonner de nombreuses mesures utiles ne permet pas de les regarder comme présentant caractère ni utile ni urgent. Pour les mêmes motifs, il n'appartient pas au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. En outre, les demandes tendant au prononcé de sanctions pénales, de peines d'emprisonnement et de mesures de protection policière ne relèvent pas de la compétence du tribunal administratif. Enfin, s'agissant de sa demande tendant à l'octroi d'une provision initialement fixée à 170 milliards d'euros avant d'être portée à la somme de 654 quintillions 371 quadrillions 14 trillions 566 milliards 395 millions d'euros, le requérant ne précise ni la personne responsable ni ne justifie avoir effectué une demande préalable ni ne démontre que cette demande présenterait le caractère d'une obligation non sérieusement contestable.

2. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Saint-Denis le 13 novembre 2024.

Le juge des référés,

M. BANVILLET

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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