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AccueilJurisprudence administrativeN° TA101-2401600

Tribunal Administratif de La Réunion — Décision N° TA101-2401600

lundi 9 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de La Réunion
SectionTribunal Administratif de La Réunion
N° DossierTA101-2401600
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension d'un arrêté municipal autorisant des travaux sur une résidence privée. Le juge a considéré que le litige, portant sur des travaux entrepris sur un immeuble privé, ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable pour incompétence.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces enregistrées les 28 novembre et 1er décembre 2024, M. B A, doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre les effets de l'arrêté n° 2024716 par lequel le maire de la commune de Sainte-Marie a autorisé la société ROCM à exécuter des travaux rues Concorde et Henri Farman Duparc du 28 octobre au 31 décembre 2024.

Il soutient que :

- l'affiche qui indique que le chantier est interdit au public entrave sa libre circulation ;

- deux ouvriers l'ont menacé à plusieurs reprises ;

- les horaires des travaux ne sont pas respectés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bauzerand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-3 de ce même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Il ressort des pièces du dossiers que l'arrêté contesté autorise la réalisation de travaux de renforts structurels sur les toitures d'une résidence privée. Toutefois, il n'appartient pas au juge administratif de connaître des litiges concernant les travaux entrepris sur les immeubles des particuliers. Par suite, les conclusions de M. A ne peuvent qu'être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître, en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative précitées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Saint-Denis, le 9 décembre 2024.

Le juge des référés,

Ch. BAUZERAND

La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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