Le Tribunal administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la CAF d’ouvrir son droit au RSA. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B... n’a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de l’organisme gestionnaire, conformément aux articles L. 262-47 et L. 542-6 du code de l’action sociale et des familles. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 octobre 2025, Mme A... B... conteste la décision de la caisse d’allocations familiales (CAF) de La Réunion du 11 août 2025 refusant d’ouvrir son droit au revenu de solidarité active (RSA).
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4( Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (...) ».
2. Il résulte des articles L. 262-47 et L. 542-6 du code de l’action sociale et des familles que les contestations relatives au RSA doivent donner lieu, avant la saisine du tribunal administratif, à la présentation d’un recours administratif auprès de l’organisme gestionnaire. En l’espèce, Mme B... ne justifie pas avoir exercé ce recours administratif avant de soumettre au tribunal sa contestation de la récente décision de la CAF refusant l’ouverture de son droit au RSA. Ainsi, la requête est manifestement irrecevable.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Copie en sera adressée à la CAF de La Réunion.
Fait à Saint-Denis le 17 octobre 2025.
Le vice-président,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.