LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2100470

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2100470

jeudi 6 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2100470
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantTAMBURINI-BONNFOY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 22 juillet 2021 et le 7 mars 2022, M. E B et Mme A D épouse B, agissant en leur nom propre et en qualité de représentants légaux de leur fille mineure C, représentés par Me Jean Joseph, demandent au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Martinique à leur verser la somme de 24 210,70 euros en réparation des préjudices subis par leur fille C, et la somme de 22 743,03 euros en réparation de leurs préjudices propres ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier universitaire de Martinique de communiquer les coordonnées de son assureur responsabilité civile professionnelle ;

3°) de mettre les dépens à la charge du centre hospitalier universitaire de Martinique ;

4°) de mettre la somme de 5 000 euros à la charge du centre hospitalier universitaire de Martinique au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la responsabilité pour faute du centre hospitalier universitaire de Martinique est engagée, dès lors que la perfusion de leur fille C s'est diffusée dans sa main et son bras gauche, lui causant une infection puis une nécrose de la face dorsale de la main, ces faits étant constitutifs d'un défaut de surveillance en lien direct avec leurs préjudices ;

- la jeune C, victime directe, subit divers préjudices : son déficit fonctionnel temporaire doit être évalué à la somme de 4 210,70 euros, son préjudice esthétique temporaire à la somme de 12 000 euros et les souffrances endurées à la somme de 8 000 euros ;

- ses parents, victimes indirectes, subissent divers préjudices : un préjudice financier qui s'élève à la somme de 2 743,03 euros, s'agissant de Mme B, des souffrances endurées évaluées à la somme de 8 000 euros et un préjudice d'affectation évalué à la somme de 4 000 euros, et s'agissant de M. B, un préjudice d'affection évalué à la somme de 4 000 euros.

Par un mémoire, enregistré le 25 mars 2022, la caisse générale de sécurité sociale de la Martinique demande au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Martinique à lui verser la somme de 29 660,19 euros en remboursement de ses débours ;

2°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Martinique à lui verser la somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 5 janvier et 13 avril 2022, le centre hospitalier universitaire de Martinique, représenté par la SELAS Tamburini-Bonnefoy, conclut à la réduction du montant de sa condamnation et au rejet des conclusions de la caisse générale de sécurité sociale de la Martinique.

Il fait valoir que :

- les préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux des requérants doivent être évalués à la somme totale de 12 151,38 euros ;

- les débours communiqués par la caisse générale de sécurité sociale de la Martinique ne sont pas tous en lien avec la prise en charge fautive.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- l'ordonnance du 18 février 2019, par laquelle le président du tribunal a liquidé et taxé les frais et honoraires de l'expert à la somme de 3 696 euros.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code général de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme F,

- et les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La jeune C B, née le 26 mai 2015, a été admise au service des urgences du centre hospitalier universitaire de Martinique le 13 janvier 2016 pour une gastro-entérite aigüe et une crise épileptique. Il est alors constaté une hypoglycémie sévère justifiant son hospitalisation dans le service de pédiatrie, au sein duquel l'enfant est perfusée par voie veineuse périphérique avec du sérum glucosé, puis bénéficie, à compter du 14 janvier 2016, d'une alimentation mixte associant du lait en nutrition entérale à débit constant et du sérum glucosé hypertonique par voie veineuse périphérique. Le 17 janvier 2016 à 8 heures, il apparaît que la perfusion a diffusé avec une importante infiltration de la main et du poignet gauches prédominant à la face dorsale, entrainant un important œdème et des troubles de la vascularisation au niveau de la main et de l'avant-bras. La voie veineuse est définitivement retirée et les soins locaux débutent le 18 janvier 2016. Les jours suivants, se constitue une nécrose cutanée et sous cutanée. La zone nécrotique est excisée le 29 janvier 2016. Par une ordonnance n° 1600459 du 5 octobre 2017, le juge des référés du tribunal administratif de la Martinique a fait droit à la demande de M. et Mme B tendant à la désignation d'un expert, lequel a déposé son rapport le 9 janvier 2019. Par un courrier daté du 7 avril 2019, les intéressés ont formé une demande indemnitaire préalable auprès du centre hospitalier universitaire de Martinique, lequel a, par courrier du 9 juillet 2021, proposé une indemnisation à hauteur de 13 149,38 euros. Par la présente requête, M. et Mme B demandent au tribunal de condamner le centre hospitalier universitaire de Martinique à leur verser la somme de 24 210,70 euros en réparation des préjudices subis par leur fille C, et la somme de 22 743,03 euros en réparation de leurs préjudices propres.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne la responsabilité du centre hospitalier universitaire de Martinique :

2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute ".

3. Les requérants soutiennent que le centre hospitalier universitaire de Martinique a commis une faute dans l'organisation et le fonctionnement du service hospitalier dans la mesure où le personnel de l'équipe infirmière a tardé à s'apercevoir de la diffusion de la perfusion dans la main de la jeune C, ce qui traduit un défaut de surveillance. Il résulte de l'instruction, en particulier du rapport d'expertise, que toute unité de pédiatrie doit respecter une procédure de surveillance régulière des perfusions veineuses périphériques, au maximum toutes les 2 à 3 heures, par inspection de la pompe péristaltique et de la région perfusée qui doit rester accessible à la vue et palpée. Par ailleurs, en cas de perfusion d'un liquide hypertonique, comme c'était le cas en l'espèce, la surveillance doit être renforcée compte tenu du risque de diffusion extravasculaire fortement majoré. Les requérants soutiennent sans être contredits que la jeune C a pleuré toute la nuit du 16 au 17 janvier 2016. En dépit des pleurs de l'enfant et des alertes de sa mère, le personnel médical n'a toutefois pas vérifié la région perfusée, et n'a ainsi pas détecté durant la nuit la diffusion anormale du produit et la formation de l'œdème. Ce n'est en effet que le lendemain matin, le 17 janvier 2016 à 8 heures, que l'équipe infirmière a retiré le bandage couvrant la zone perfusée et constaté la diffusion de la perfusion. Cette absence de constatation plus précoce de la diffusion de la perfusion témoigne d'un défaut de surveillance qui constitue un manquement fautif dans l'organisation et le fonctionnement du service public hospitalier, imputable au centre hospitalier universitaire de Martinique, qui, au demeurant, ne le conteste pas.

4. Il résulte de ce qui précède que le centre hospitalier universitaire de Martinique est responsable de l'intégralité des conséquences dommageables résultant du manquement à son obligation de surveillance au cours de la prise en charge dans ses services de la jeune C.

En ce qui concerne l'évaluation des préjudices :

S'agissant des préjudices de l'enfant C B :

5. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise, que l'état de santé de la jeune C doit être regardé comme consolidé le 26 octobre 2019.

Quant au déficit fonctionnel temporaire :

6. Au vu des éléments de l'instruction, la jeune C doit être regardée comme ayant subi un déficit fonctionnel temporaire total, en lien avec la diffusion de la perfusion, du 17 au 29 janvier 2016, puis un déficit fonctionnel temporaire partiel pouvant être évalué à 25 % du 30 janvier 2016 au 14 mars 2016, et à 10 % du 15 mars 2016 jusqu'à la date de consolidation. En se fondant sur un taux de 13 euros par jour, il sera fait une juste appréciation du préjudice subi à ce titre par l'intéressée, en l'évaluant à la somme de 2 015 euros.

Quant au préjudice esthétique temporaire :

7. Il ressort du rapport d'expertise que le préjudice esthétique temporaire subi par la jeune C doit être évalué, sur une échelle de 1 à 7, à 3,5 du 17 janvier au 14 mars 2016, date de la cicatrisation de la plaie, puis à 2 du 15 mars 2016 jusqu'à la tenue de la réunion d'expertise, le 26 octobre 2017. Compte tenu de la localisation et de la nature du préjudice ainsi que de l'âge et de la situation de la victime, il sera fait une juste appréciation du préjudice esthétique temporaire subi par la jeune C, en l'évaluant à la somme de 1 000 euros.

Quant aux souffrances endurées :

8. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise, qu'en raison de la diffusion de la perfusion, la jeune C a enduré des souffrances évaluées à 3,5 sur une échelle de 1 à 7. Il sera fait une juste appréciation du préjudice subi à ce titre par l'intéressée, en l'évaluant à la somme de 5 200 euros.

S'agissant des préjudices de M. et Mme B :

Quant aux préjudices à caractère patrimonial :

9. Les requérants sollicitent le versement de la somme de 2 743,03 euros, correspondant aux frais de billets d'avion qu'ils ont exposés pour se rendre en métropole à trois reprises, en vue de la poursuite des soins de C et des opérations d'expertise judiciaire. Il résulte de l'instruction que le premier voyage a été effectué du 15 février au 15 mars 2016, soit quelques semaines après l'hospitalisation de C. Comme le relève le centre hospitalier universitaire de Martinique, ce voyage n'est toutefois pas directement en lien avec la faute commise par cet établissement. En effet, s'il est vrai que, pendant ce séjour, C a consulté le centre de traitement des brûlures de l'hôpital Trousseau, qui a poursuivi les pansements jusqu'à la cicatrisation complète de la plaie, il ne fait pas de doute que ces soins pouvaient être réalisés en Martinique. Ce voyage avait au demeurant également pour objet de solliciter un avis médical complémentaire, relatif à l'hypoglycémie dont elle souffrait, et c'est à ce titre que la jeune C a été hospitalisée à l'hôpital Necker - enfants malades. Il n'y a donc pas lieu de condamner le centre hospitalier universitaire de Martinique à indemniser M. et Mme B des frais engagés au titre de ce voyage. Il en est de même pour le deuxième voyage, effectué du 7 au 16 juillet 2017. Si les requérants se bornent, sans plus de précision, à évoquer des soins dermatologiques, il n'est pas établi, ni même véritablement allégué, que ces soins ne pouvaient être réalisés en Martinique, où C continuait d'ailleurs d'être suivie, comme en atteste une ordonnance pour des séances de kinésithérapie, délivrée par le service de pédiatrie du centre hospitalier de La Trinité, datée du 17 novembre 2016. Il n'y a donc pas davantage lieu de faire droit à la demande d'indemnisation pour ce voyage. Enfin, la mère et l'enfant ont dû se rendre en métropole le 27 octobre 2017 afin de répondre à la convocation de l'expert. Il s'ensuit que ce dernier voyage, effectué du 22 octobre au 2 novembre 2017, est en lien avec la prise en charge fautive du centre hospitalier universitaire de Martinique. Il sera donc fait une exacte appréciation du préjudice financier subi par M. et Mme B en l'évaluant à la somme de 736,08 euros.

Quant aux préjudices à caractère personnel de Mme B :

10. Si Mme B sollicite une indemnisation au titre des souffrances endurées, un tel poste de préjudice ne peut être indemnisé que s'agissant de la victime directe. Ainsi, les conséquences traumatiques subies par Mme B, nécessitant un congé de maladie et un suivi psychologique, doivent être indemnisées au titre de son préjudice d'affection.

11. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection subi par Mme B, qui a présenté un syndrome anxio-dépressif en raison de l'état de santé de sa fille, nécessitant un arrêt de travail et un suivi psychothérapeutique de six mois, en le fixant à la somme de 1 500 euros.

Quant aux préjudices à caractère personnel de M. B :

12. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection subi par M. B, en le fixant à la somme de 300 euros.

13. Il résulte de ce qui précède que le centre hospitalier universitaire de Martinique doit être condamné à verser à M. et Mme B une somme de 8 215 euros au titre des préjudices subis par la jeune C et une somme de 2 536,08 euros au titre de leurs préjudices propres.

En ce qui concerne les droits de la caisse générale de sécurité sociale de la Martinique :

S'agissant des frais déboursés par la caisse :

14. En application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, la caisse générale de sécurité sociale de la Martinique dispose d'une action subrogatoire à l'encontre du centre hospitalier universitaire de la Martinique sur le fondement de la faute.

15. Pour solliciter la condamnation du centre hospitalier universitaire de Martinique à lui verser la somme de 29 660,19 euros en remboursement des débours exposés pour C, la caisse générale de sécurité sociale de la Martinique s'est bornée à produire un relevé des débours, insuffisamment détaillé, relatif à des frais hospitaliers et des frais médicaux engagés entre le 13 janvier 2016 et le 26 septembre 2018. Un tel document est toutefois insuffisant pour établir le lien de causalité entre les soins qu'elle a pris en charge et la faute commise par l'hôpital, dans la mesure où il inclut sans les différencier des soins qui ne sont pas tous directement imputables à la faute commise par le centre hospitalier et universitaire de Martinique, certains étant liés au traitement de l'hypoglycémie de l'enfant. Malgré la mesure d'instruction du tribunal en ce sens, la caisse générale de sécurité sociale de la Martinique n'a toutefois pas jugé utile de produire un relevé des débours détaillé ni l'attestation du médecin-conseil sollicités, ne mettant ainsi pas en mesure le tribunal de distinguer les frais qui présentent un lien avec la prise en charge fautive du centre hospitalier universitaire de Martinique. Par suite, les conclusions de la caisse générale de sécurité sociale de la Martinique tendant au remboursement de ses débours doivent être rejetées.

S'agissant de l'indemnité forfaitaire de gestion :

16. L'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale dispose que : " () En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en fonction du taux de progression de l'indice des prix à la consommation hors tabac prévu dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour l'année considérée () ".

17. La caisse générale de sécurité sociale de la Martinique ne justifiant pas des débours en lien avec la faute commise par le centre hospitalier universitaire de Martinique, elle ne peut bénéficier de l'indemnité forfaitaire de gestion. Par suite, ses conclusions présentées à ce titre doivent également être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

18. La condamnation du centre hospitalier universitaire de Martinique n'implique pas nécessairement qu'il lui soit enjoint de communiquer les coordonnées de son assureur responsabilité civile professionnelle. Il s'ensuit que les conclusions aux fins d'injonction de M. et Mme B doivent être rejetées.

Sur les dépens :

19. Par une ordonnance du 18 février 2019 n° 1600459, le président du tribunal a liquidé et taxé les frais et honoraires de l'expert à la somme de 3 696 euros. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre ces frais d'expertise à la charge définitive du centre hospitalier universitaire de Martinique.

Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :

20. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Martinique la somme que sollicitent M. et Mme B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les conclusions des requérants présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent, dès lors, être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Le centre hospitalier universitaire de Martinique est condamné à verser à M. et Mme B, en leur qualité de représentants légaux de C, une somme de 8 215 euros en réparation des préjudices de leur fille.

Article 2 : Le centre hospitalier universitaire de Martinique est condamné à verser à M. et Mme B une somme de 2 536,08 euros en réparation de leurs préjudices propres.

Article 3 : Les conclusions de la caisse générale de sécurité sociale de la Martinique tendant à la condamnation du centre hospitalier universitaire de Martinique à lui rembourser ses débours et au versement de l'indemnité forfaitaire de gestion sont rejetées.

Article 4 : Les frais d'expertise, liquidés et taxés à la somme de 3 696 euros, sont mis à la charge définitive du centre hospitalier universitaire de Martinique.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. E B et Mme A D épouse B, au centre hospitalier universitaire de Martinique et à la caisse générale de sécurité sociale de Martinique.

Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

- Mme Rouland-Boyer, présidente,

- M. de Palmaert, premier conseiller,

- Mme Monnier-Besombes, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2022.

La rapporteure,

A. FLa présidente,

H. Rouland-Boyer

Le greffier,

J.-H. Minin

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions