vendredi 4 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2100661 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | JURISCARIB |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 octobre 2021, M. A B, représenté par Me Dounies, demande au juge des référés :
1°) de condamner la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique à lui verser une provision d'un montant de 42 818,30 euros assortie des intérêts de retard, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative ;
2°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la créance d'un montant de 37 818,30 euros due au titre du versement des traitements des mois de mai 2021 au mois d'octobre 2021 n'est pas sérieusement contestable ;
- la privation de traitement que subit M. B le place dans une situation financière extrêmement précaire à l'origine d'un préjudice moral estimé à 5 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 janvier 2022, la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique, représentée par l'Aarpi Les avocats réunis, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de M. B une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la créance dont se prévaut le requérant n'est pas non sérieusement contestable dès lors qu'il existe un doute quant à l'existence de la créance et quant au montant de la créance.
Vu :
- le jugement n° 2100662 du 3 novembre 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, administrateur civil hors classe, a été détaché pour une durée de trois ans sur l'emploi fonctionnel de directeur général des services de la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique, à compter du 1er novembre 2018. A la suite du renouvellement du conseil communautaire de la collectivité, intervenu à l'occasion des élections municipales et communautaires qui se sont déroulées les 15 mars et 28 juin 2020, le président de la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique a décidé, par arrêté du 3 mars 2021, de mettre fin de manière anticipée au détachement de M. B et de prononcer sa décharge de fonctions. Par un jugement n° 2100258 du 17 mars 2022, le tribunal a annulé l'arrêté du président de la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique du 3 mars 2021. Par la présente requête, M. B demande au juge des référés en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative de condamner la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique à lui verser une provision d'un montant de 42 818,30 euros au titre des traitements non perçus et en réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi.
2. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ". Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont les parties font état.
3. Il résulte de l'instruction et notamment du jugement n° 2100662 en date du 3 novembre 2022 que le tribunal administratif de la Martinique a statué au fond sur les conclusions indemnitaires du requérant. Ses conclusions à fin d'octroi d'une provision sont ainsi devenues sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les frais du litige :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions des parties présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu à statuer sur les conclusions de la requête de M. A B tendant à ce que la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique soit condamnée à lui verser une provision d'un montant de 42 818,30 euros, assortie des intérêts de retard.
Article 2 : Les conclusions présentée par la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et à la communauté d'agglomération du Pays Nord Martinique.
La présidente, juge des référés,
H. Rouland-Boyer
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026