jeudi 2 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2200121 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | MBOUHOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 février 2022, et des mémoires complémentaires, enregistrés les 27 juillet 2022 et 11 août 2022, M. D C demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté n° 21-706 du 29 décembre 2021 par lequel le président du conseil d'administration du service territorial d'incendie et de secours de la Martinique a établi le tableau d'avancement au grade d'adjudant de sapeurs-pompiers professionnels au titre de l'année 2021 ;
2°) d'enjoindre au service territorial d'incendie et de secours de la Martinique de reconstituer sa carrière en le nommant rétroactivement au grade d'adjudant de sapeurs-pompiers professionnels et de lui verser les rappels de traitements correspondants.
Il soutient que :
- sa requête est recevable puisqu'elle a été formée dans le délai de recours contentieux de deux mois et qu'il a produit le mémoire complémentaire qu'il avait annoncé dans son recours, sans qu'aucune mise en demeure ne lui ait été adressée par la juridiction ;
- il n'a pas été évalué à sa juste valeur en raison du congé de longue durée dont il a bénéficié tout au long de l'année 2021 ;
- le refus de l'inscrire sur le tableau d'avancement est entaché d'erreur de droit dès lors qu'il se fonde sur sa situation de fonctionnaire en activité bénéficiant d'un congé de longue maladie ;
- il n'a fait l'objet d'aucun entretien professionnel annuel en 2021 et a été privé de la possibilité de formuler des observations ou de former un recours contre son évaluation, alors que son supérieur hiérarchique a émis un avis défavorable à sa promotion ;
- il est victime d'une discrimination en raison de sa maladie puisque le refus de le promouvoir se fonde sur ses prétendues aptitudes physiques alors qu'il n'a pu être soumis aux épreuves sportives et que plusieurs agents ont été promus sans avoir subi ou réussi ces épreuves.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juin 2022, le service territorial d'incendie et de secours de la Martinique, représenté par Me MBouhou, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de M. C une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne comportait l'exposé d'aucun moyen en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n° 2012-521 du 20 avril 2012 ;
- le décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. D C, sergent des sapeurs-pompiers professionnels, est affecté au centre d'incendie et de secours de Fort-de-France. Par arrêté n° 21-706 du 29 décembre 2021, le président du conseil d'administration du service territorial d'incendie et de secours de la Martinique a établi le tableau d'avancement au grade d'adjudant de sapeurs-pompiers professionnels au titre de l'année 2021, sur lequel M C ne figure pas. Dans la présente instance, M. C demande au tribunal administratif, dans le dernier état de ses écritures, d'annuler cet arrêté du 29 décembre 2021 et d'enjoindre au service territorial d'incendie et de secours de la Martinique de reconstituer sa carrière en le nommant rétroactivement au grade d'adjudant de sapeurs-pompiers professionnels et en lui versant les rappels de traitement correspondants.
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
2. L'article 79 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale dispose, dans sa version alors en vigueur : " L'avancement de grade a lieu de façon continue d'un grade au grade immédiatement supérieur (). / Il a lieu suivant l'une ou plusieurs des modalités ci-après : / 1° Soit au choix par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents. Sans renoncer à son pouvoir d'appréciation, l'autorité territoriale tient compte des lignes directrices de gestion prévues à l'article 33-5 () ". L'article 80 de la même loi dispose : " Le tableau annuel d'avancement mentionné au 1° () de l'article 79 est arrêté par l'autorité territoriale dans les conditions fixées par chaque statut particulier () ". L'article 13 du décret du 20 avril 2012 portant statut particulier du cadre d'emploi des sous-officiers de sapeurs-pompiers professionnels dispose, dans sa version applicable au litige : " En application du 1° de l'article 79 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, peuvent être promus au choix au grade d'adjudant les sergents justifiant, au 1er janvier de l'année au titre de laquelle est établi le tableau d'avancement, d'un an d'ancienneté dans le 4e échelon et de quatre ans de services effectifs dans leur grade ainsi que de la validation de la totalité des unités de valeur de la formation à l'emploi de chef d'agrès d'un engin comportant une équipe () ". L'article 8 du décret du 16 décembre 2014, applicable à l'ensemble des cadres d'emplois de la fonction publique territoriale dotés d'un statut particulier en application de son article 1er, dispose : " Pour l'établissement du tableau d'avancement prévu à l'article 80 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée et de la liste d'aptitude prévue à l'article 39 de cette même loi, il est procédé à une appréciation de la valeur professionnelle du fonctionnaire, compte tenu notamment : / 1° Des comptes rendus d'entretiens professionnels ; / 2° Des propositions motivées formulées par le chef de service ; / 3° Et, pour la période antérieure à la mise en place de l'entretien professionnel, des notations. / Les fonctionnaires sont inscrits au tableau d'avancement par ordre de mérite ou sur la liste d'aptitude. Les candidats dont le mérite est jugé égal sont départagés par l'ancienneté dans le grade. " L'article 76 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale dispose, dans sa version alors en vigueur : " L'appréciation, par l'autorité territoriale, de la valeur professionnelle des fonctionnaires se fonde sur un entretien professionnel annuel conduit par le supérieur hiérarchique direct qui donne lieu à l'établissement d'un compte rendu. Ce compte rendu est visé par l'autorité territoriale qui peut formuler, si elle l'estime utile, ses propres observations () ".
3. En premier lieu, en vertu de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, ainsi que de l'article 30 du décret du 30 juillet 1987, relatif, notamment, au régime de congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, les fonctionnaires placés en congé de longue durée ne sont pas, de ce seul fait, privés du droit à être inscrit à un tableau d'avancement.
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment du tableau établi par la commission administrative paritaire, que, pour établir le tableau d'avancement au grade d'adjudant de sapeurs-pompiers professionnels au titre de l'année 2021, le directeur du conseil d'administration du service territorial d'incendie et de secours de la Martinique a procédé à l'examen de la situation individuelle et de l'aptitude professionnelle de M. C, ainsi que de celles de trente autres agents titulaires du grade de sergent des sapeurs-pompiers professionnels. Ainsi, l'auteur de l'arrêté attaqué ne s'est nullement fondé, pour refuser d'inscrire le requérant sur le tableau d'avancement de l'année 2021 au grade d'adjudant de sapeurs-pompiers professionnels, sur le seul fait que le requérant était placé en congé de longue durée, ni n'a fait application d'un critère lié à un tel placement en congé de maladie. Le moyen tiré d'erreur de droit n'est dès lors pas fondé. Il doit, par suite, être écarté.
5. En deuxième lieu, s'il résulte des dispositions citées précédemment de l'article 76 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale que, sauf dérogation prévue par les statuts particuliers, l'évaluation de la valeur professionnelle du fonctionnaire doit faire l'objet chaque année d'un entretien par le supérieur hiérarchique donnant lieu à l'établissement d'un compte-rendu visé par l'autorité territoriale, l'application de ces dispositions est subordonnée à la présence effective du fonctionnaire au cours de l'année en cause pendant une durée suffisante, eu égard notamment à la nature des fonctions exercées, pour permettre à son chef de service d'apprécier sa valeur professionnelle. En l'espèce, il est constant que M. C, qui a bénéficié d'un congé de longue durée à compter du 7 mai 2019, n'était pas effectivement présent au sein du service au cours de l'année 2021. Il n'est dès lors pas fondé à soutenir que sa hiérarchie aurait commis une illégalité en n'organisant aucun entretien professionnel pour l'année 2021. Le moyen doit, par suite et en tout état de cause, être écarté.
6. En troisième lieu, d'une part, il ressort des pièces du dossier, en particulier des compte-rendu des entretiens annuels d'évaluation des années 2016, 2017 et 2018, que M. C, jusque-là chef d'équipe, a changé de poste en 2016 et a commencé à exercer les fonctions de chef d'agrès d'une équipe. Il a progressivement acquis, puis validé et dépassé au cours des trois années 2016 à 2018 les savoirs, capacités et compétences professionnelles recensés dans les différents items de ses fiches d'évaluation. Toutefois, bien que ses supérieurs hiérarchiques aient souligné le sérieux, la rigueur et le bon rendement de son travail, ainsi que son potentiel pour ses nouvelles fonctions de chef d'agrès d'une équipe, les compte-rendu d'évaluation ne relèvent aucune perspective d'évolution à court terme vers des fonctions relevant du grade supérieur d'adjudant de sapeurs-pompiers professionnels. Il ressort par ailleurs du tableau établi par la commission administrative paritaire préalablement à l'établissement du tableau d'avancement de l'année 2020 que le requérant avait fait l'objet d'un avis défavorable de sa hiérarchie pour un avancement au grade d'adjudant des sapeurs-pompiers. D'autre part, il ressort des compte-rendu d'entretien d'évaluation des vingt agents inscrits sur le tableau d'avancement au grade d'adjudant des sapeurs-pompiers professionnels établi pour l'année 2021 par l'arrêté attaqué du 29 décembre 2021 que ceux-ci faisaient tous l'objet d'avis favorables ou très favorables de leurs supérieurs hiérarchiques respectifs à une telle promotion, ainsi que d'appréciations révélant des aptitudes pour l'exercice de fonctions relevant du grade supérieur. Dans ces conditions, malgré la valeur professionnelle réelle de M. C, celui-ci n'est pas fondé à soutenir que le président du conseil d'administration du service technique d'incendie et de secours de la Martinique aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de l'inscrire sur le tableau d'avancement litigieux. Le moyen ainsi soulevé doit, par suite, être écarté.
7. En quatrième lieu, l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors applicable, dispose : " () Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur patronyme, de leur situation de famille ou de grossesse, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race () ".
8. De manière générale, il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction. Cette responsabilité doit, dès lors qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, s'exercer en tenant compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. S'il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, il incombe au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
9. En l'espèce, pour tenter de caractériser la discrimination fondée sur son état de santé dont il estime avoir été victime, M. C fait valoir que le refus de promotion au grade d'adjudant des sapeurs-pompiers professionnels dont il a fait l'objet repose sur une prétendue inaptitude physique, dans la mesure où il n'a pu être soumis aux épreuves sportives, et que plusieurs agents ont été promus sans avoir subi ou réussi ces mêmes épreuves sportives. En défense, l'administration soutient sans être contredite que les unités de valeur de la formation de chef d'agrès d'un engin comportant une équipe comprennent des épreuves physiques. Il ressort du tableau de la commission administrative paritaire établi préalablement au tableau d'avancement litigieux que l'ensemble des 31 agents promouvables ont bénéficié soit d'un point lorsqu'ils avaient réussi le test sportif annuel, l'année en cours ou l'année précédente, soit d'une absence de point, en cas de résultat insatisfaisant au test ou, comme M. C, en cas d'absence justifiée au test, soit d'un malus d'un point, en cas d'absence injustifiée au test. Par ailleurs, il résulte de ce qui a été dit précédemment au point 6. que, malgré la valeur professionnelle réelle du requérant, le refus de promotion qui lui a été opposé n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation compte-tenu de la valeur des autres candidats. Dans ces conditions, eu égard à l'ensemble de ces éléments, l'arrêté attaqué du 29 décembre 2021 portant établissement du tableau d'avancement au grade d'adjudant de sapeurs-pompiers professionnels au titre de l'année 2021 ne peut être regardé comme empreint de discrimination. Le moyen de M. C soulevé sur ce point n'est dès lors pas fondé. Il doit, par suite, être écarté.
10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à contester la légalité de l'arrêté attaqué du président du conseil d'administration du service territorial d'incendie et de secours de la Martinique du 29 décembre 2021. Par suite, les conclusions principales de la requête tendant à son annulation doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense par l'administration.
Sur l'injonction :
11. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution particulière. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions du service territorial d'incendie et de secours de la Martinique présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du service territorial d'incendie et de secours de la Martinique présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et au service territorial d'incendie et de secours de la Martinique.
Délibéré après l'audience du 19 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Rouland-Boyer, présidente,
M. Phulpin, conseiller,
Mme Monnier-Besombes, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2023.
Le rapporteur,
V. B
La présidente,
H. Rouland-BoyerLa greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026