lundi 27 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2200262 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | JURISCARIB |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2200262 le 26 avril 2022, et des mémoires, enregistrés le 17 octobre 2022 et le 27 septembre 2023, la société Idex environnement, représentée par la SELARL Atmos avocats, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis par le syndicat martiniquais de traitement et de valorisation des déchets (SMTVD) le 26 octobre 2021, pour un montant de 318 522,26 euros, ensemble la décision implicite du 28 février 2022 rejetant son recours gracieux ;
2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 318 522,26 euros ;
3°) de mettre la somme de 5 000 euros à la charge du SMTVD au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le bordereau du titre de recettes n'est pas signé, en méconnaissance du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;
- la mention des voies et délais de recours figurant sur le titre de recettes est ambigüe ;
- le titre de recettes ne mentionne pas les bases de la liquidation de la créance ni les éléments de calcul sur lesquels il se fonde ;
- la créance n'est pas fondée, dans la mesure où l'émission du titre de recettes méconnaît les stipulations du protocole d'accord transactionnel conclu le 8 octobre 2021.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2023, le syndicat martiniquais de traitement et de valorisation des déchets (SMTVD), représenté par la SELAS JurisCarib, conclut au rejet de la requête et à ce que les dépens et la somme de 6 000 euros soient mis à la charge de la requérante sur le fondement des articles R. 761-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la société Idex environnement ne sont pas fondés.
En application de l'article R. 613-3 du code de justice administrative, le mémoire en défense du SMTVD, enregistré le 25 octobre 2023, postérieurement à la clôture d'instruction, n'a pas été communiqué.
II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2200263 le 26 avril 2022, et des mémoires, enregistrés le 17 octobre 2022 et le 27 septembre 2023, la société Idex environnement, représentée par la SELARL Atmos avocats, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis par le SMTVD le 26 octobre 2021, pour un montant de 791 158,56 euros, ensemble la décision implicite du 28 février 2022 rejetant son recours gracieux ;
2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 791 158,56 euros ;
3°) de mettre la somme de 5 000 euros à la charge du SMTVD au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le bordereau du titre de recettes n'est pas signé, en méconnaissance du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;
- la mention des voies et délais de recours figurant sur le titre de recettes est ambigüe ;
- le titre de recettes ne mentionne pas les bases de la liquidation de la créance ni les éléments de calcul sur lesquels il se fonde ;
- la créance n'est pas fondée, dans la mesure où l'émission du titre de recettes méconnaît les stipulations du protocole d'accord transactionnel conclu le 8 octobre 2021.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2023, le SMTVD, représenté par la SELAS JurisCarib, conclut au rejet de la requête et à ce que les dépens et la somme de 6 000 euros soient mis à la charge de la requérante sur le fondement des articles R. 761-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la société Idex environnement ne sont pas fondés.
En application de l'article R. 611-1 du code de justice administrative, le mémoire en défense du SMTVD, enregistré le 26 octobre 2023, ainsi que le mémoire de la société Idex environnement, enregistré le 3 novembre 2023, n'ont pas été communiqués.
III. Par une requête, enregistrée sous le n° 2200264 le 26 avril 2022, et des mémoires, enregistrés le 17 octobre 2022 et le 27 septembre 2023, la société Idex environnement, représentée par la SELARL Atmos avocats, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis par le SMTVD le 26 octobre 2021, pour un montant de 458 952,74 euros, ensemble la décision implicite du 28 février 2022 rejetant son recours gracieux ;
2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 458 952,74 euros ;
3°) de mettre la somme de 5 000 euros à la charge du SMTVD au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le bordereau du titre de recettes n'est pas signé, en méconnaissance du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;
- la mention des voies et délais de recours figurant sur le titre de recettes est ambigüe ;
- le titre de recettes ne mentionne pas les bases de la liquidation de la créance ni les éléments de calcul sur lesquels il se fonde ;
- la créance n'est pas fondée, dans la mesure où l'émission du titre de recettes méconnaît les stipulations du protocole d'accord transactionnel conclu le 8 octobre 2021.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2023, le SMTVD, représenté par la SELAS JurisCarib, conclut au rejet de la requête et à ce que les dépens et la somme de 6 000 euros soient mis à la charge de la requérante sur le fondement des articles R. 761-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la société Idex environnement ne sont pas fondés.
En application de l'article R. 613-3 du code de justice administrative, le mémoire en défense du SMTVD, enregistré le 26 octobre 2023, postérieurement à la clôture d'instruction, n'a pas été communiqué.
IV. Par une requête, enregistrée sous le n° 2200496 le 16 août 2022, et des mémoires, enregistrés le 18 novembre 2022 et le 27 septembre 2023, la société Idex environnement, représentée par la SELARL Atmos avocats, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis par le SMTVD le 8 mars 2022, pour un montant de 28 907 euros, ensemble la décision implicite du 19 juillet 2022 rejetant son recours gracieux ;
2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 28 907 euros ;
3°) de mettre la somme de 5 000 euros à la charge du SMTVD au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le bordereau du titre de recettes n'est pas signé, en méconnaissance du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;
- la mention des voies et délais de recours figurant sur le titre de recettes est ambigüe ;
- le titre de recettes ne mentionne pas les bases de la liquidation de la créance ni les éléments de calcul sur lesquels il se fonde ;
- la créance n'est pas fondée, dans la mesure où l'émission du titre de recettes méconnaît les stipulations du protocole d'accord transactionnel conclu le 8 octobre 2021.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2023, le SMTVD, représenté par la SELAS JurisCarib, conclut au rejet de la requête et à ce que les dépens et la somme de 6 000 euros soient mis à la charge de la requérante sur le fondement des articles R. 761-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la société Idex environnement ne sont pas fondés.
En application de l'article R. 613-3 du code de justice administrative, le mémoire en défense du SMTVD, enregistré le 26 octobre 2023, postérieurement à la clôture d'instruction, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Monnier-Besombes,
- les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public,
- les observations de Me Picavez, représentant la société Idex environnement,
- et les observations de Me Nicolas, substituant la SELAS JurisCarib, qui représente le SMTVD.
Considérant ce qui suit :
1. Le 31 mars 2014, le syndicat mixte pour le traitement des ordures ménagères de la Martinique (SMTVD) a conclu une convention de délégation de service public avec la société Idex environnement, en vue de l'exploitation, pendant une durée de dix ans, du centre de valorisation organique de la Pointe Jean-Claude, qui est une installation classée de méthanisation et de compostage de déchets verts, biodéchets des ménages et déchets industriels et commerciaux, située sur le territoire de la commune du Robert. Le SMTVD a émis trois titres de recettes, le 26 octobre 2021, puis un quatrième le 8 mars 2022, pour un montant total de 1 597 540,56 euros. La société Idex environnement a formé des recours gracieux à l'encontre de ces titres exécutoires, qui ont fait l'objet de décisions implicites de rejet les 28 février 2022 et 19 juillet 2022. Par les requêtes n° 2200262, 2200263, 2200264 et 2200496, la société Idex environnement demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d'annuler ces titres exécutoires, ensemble les décisions implicites rejetant ses recours gracieux, et de la décharger de l'obligation de payer les sommes en cause.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées n° 2200262, 2200263, 2200264 et 220496, présentées pour la société Idex environnement, présentent à juger les mêmes questions. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'office du juge :
3. L'annulation d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre.
4. Il en résulte que, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'un titre exécutoire, des conclusions à fin de décharge de la somme correspondant à la créance de l'administration, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé du titre qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge.
5. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens qui seraient de nature à justifier le prononcé de la décharge mais retient un moyen mettant en cause la régularité formelle du titre exécutoire, le juge n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler le titre : statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande de décharge de la somme litigieuse.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge :
6. En premier lieu, aux termes du 4° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " Quelle que soit sa forme, une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable. L'envoi sous pli simple ou par voie électronique au redevable de cette ampliation à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître à la collectivité territoriale, à l'établissement public local ou au comptable public compétent vaut notification de ladite ampliation. Lorsque le redevable n'a pas effectué le versement qui lui était demandé à la date limite de paiement, le comptable public compétent lui adresse une mise en demeure de payer avant la notification du premier acte d'exécution forcée devant donner lieu à des frais. / En application de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation ".
7. Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux préparatoires de la loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures d'où ses deux derniers alinéas sont issus, d'une part, que le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif doivent mentionner les nom, prénoms et qualité de l'auteur de cette décision, au sens du premier alinéa de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, de même par voie de conséquence que l'ampliation adressée au redevable, et d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier en cas de contestation que le bordereau de titre de recettes comporte la signature de cet auteur. Lorsque le bordereau est signé non par l'ordonnateur lui-même mais par une personne ayant reçu de lui une délégation de compétence ou de signature, ce sont, dès lors, les noms, prénoms et qualité de cette personne qui doivent être mentionnés sur le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif, de même que sur l'ampliation adressée au redevable.
8. Il ne résulte pas de l'instruction que les bordereaux des titres de recettes en litige aient été signés par leur auteur, que ce soit de façon manuscrite ou même de façon électronique par un procédé certifié, contrairement à ce que soutient le SMTVD. Le moyen tiré de l'absence de signature des bordereaux des titres exécutoires doit, par suite, être accueilli.
9. En second lieu, l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique dispose que : " toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation ". En vertu de ces dispositions, la mise en recouvrement d'une créance doit comporter, soit dans le titre de perception lui-même, soit par la référence précise à un document joint à ce titre ou précédemment adressé au débiteur, les bases et les éléments de calcul ayant servi à déterminer le montant de la créance.
10. En l'espèce, chacun des titres exécutoires contestés se borne à indiquer la date et la référence des factures émises pour le recouvrement de la créance ainsi que le montant de la créance, tandis que certains mentionnent également " facturation régie Petit Galion ". Ces avis des sommes à payer ne comportent toutefois aucune indication sur les bases de la liquidation et les éléments de calcul ayant servi à déterminer le montant de la créance. Si le SMTVD produit les factures afférentes, permettant de déterminer les quantités de déchets refusés et leur prix unitaire, il n'est cependant ni démontré ni même d'ailleurs allégué en défense que la société Idex environnement aurait été préalablement destinataire de ces factures. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des titres exécutoires en litige doit être accueilli.
11. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que la société Idex environnement est fondée à demander l'annulation des quatre titres exécutoires émis par le SMTVD le 26 octobre 2021 et le 8 mars 2022, ainsi que des décisions implicites portant rejet de ses recours gracieux. L'annulation de ces avis des sommes à payer, pour des motifs de régularité, n'implique toutefois pas, compte-tenu de la possibilité de régularisation par le SMTVD et dès lors que le moyen relatif au bien-fondé de la créance n'est pas susceptible de remettre en cause cette dernière, qu'il soit fait droit aux conclusions de la société Idex environnement tendant à la décharge des sommes en cause.
Sur les dépens :
12. La présente instance n'a donné lieu à aucun dépens. Les conclusions du SMTVD tendant à ce que les dépens soient mis à la charge de la société Idex environnement ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la société Idex environnement, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse au SMTVD la somme qu'il réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du SMTVD une somme globale de 1 500 euros à verser à la société Idex environnement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les quatre titres exécutoires émis par le SMTVD à l'encontre de la société Idex environnement, les 26 octobre 2021 et 8 mars 2022, ainsi que les décisions implicites des 28 février et 19 juillet 2022, sont annulés.
Article 2 : Le SMTVD versera une somme de 1 500 euros à la société Idex environnement en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes de la société Idex environnement est rejeté.
Article 4 : Les conclusions du SMTVD présentées sur le fondement des articles R. 761-1 et L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Idex environnement et au syndicat martiniquais de traitement et de valorisation des déchets.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
M. de Palmaert, premier conseiller,
Mme Monnier-Besombes, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 novembre 2023.
La rapporteure,
A. Monnier-BesombesLe président,
J.-M. Laso
Le greffier,
J.-H. Minin
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2200262, 2200263, 2200264, 2200496
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026