lundi 27 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2200492 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CAGNARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 11 août 2022, le 16 mars 2023, le 12 mai 2023, le 15 juin 2023 et le 5 juillet 2023, M. B A, représenté par Me Cagnard, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite du 2 juillet 2022 par laquelle le maire de Grand'Rivière a rejeté sa demande de paiement de sa rémunération ;
2°) d'enjoindre au maire de Grand'Rivière de lui communiquer l'attestation destinée à Pôle emploi, ses bulletins de paie à compter du mois de juillet 2021, le reçu pour solde de tout compte et son certificat de travail, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
3°) de condamner la commune de Grand'Rivière à lui verser la somme de totale de 23 466 euros, correspondant à la rémunération qu'il estime lui être due et à l'indemnisation de ses préjudices résultant des fautes commises lors de la rupture de son contrat de travail ;
4°) de mettre les dépens à la charge de la commune de Grand'Rivière ;
5°) de mettre la somme de 4 500 euros à la charge de la commune de Grand'Rivière au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- il est fondé à demander la communication de son certificat de travail, de l'attestation destinée à Pôle emploi, de ses bulletins de paie et du reçu pour solde de tout compte ;
- il a droit au paiement de la somme de 4 454,23 euros, correspondant à sa rémunération due pour les mois de juillet à octobre 2021, ainsi que la somme de 445,42 euros, correspondant à l'indemnité compensatrice de congés payés afférente, en exécution de son contrat de travail ;
- compte tenu des fautes commises par la commune de Grand'Rivière lors de la rupture de son contrat de travail, il est fondé à demander l'indemnisation de ses préjudices, qu'il évalue à la somme de 12 466 euros, correspondant au solde de la subvention reçue par l'Etat, et à la somme de 1 244,60 euros au titre de l'indemnité compensatrice de congés payés afférente, ainsi qu'à la somme de 3 000 euros au titre de l'indemnité de préavis, et à la somme de 300 euros au titre de l'indemnité compensatrice de congés payés afférente, et enfin à la somme de 1 555,75 euros au titre de l'indemnité pour licenciement irrégulier.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 3 novembre 2022, le 12 avril 2023 et le 26 mai 2023, la commune de Grand'Rivière, représentée par Me Pognon, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 255 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le mémoire du requérant enregistré le 16 mars 2023 est irrecevable, dès lors qu'il dévoile des informations confidentielles relatives à la procédure de médiation ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par un courrier du 23 octobre 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur des moyens relevés d'office, tirés de :
- la tardiveté des conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision implicite du 2 juillet 2022 et des conclusions tendant au paiement de la rémunération qu'il estime lui être due, dans la mesure où cette décision est purement confirmative de la décision implicite du 8 février 2022 rejetant sa première demande de paiement ;
- l'irrecevabilité des conclusions de M. A tendant à enjoindre au maire de Grand'Rivière de lui communiquer son certificat de travail, l'attestation destinée à Pôle emploi, ses bulletins de paie et le reçu pour solde de tout compte, qui constituent des conclusions à fin d'injonction présentées à titre principal, dans la mesure où l'administration n'a pas pris de décision refusant cette communication, qui n'a a fortiori pas été suivie d'un recours auprès de la Commission d'accès aux documents administratifs.
M. A a présenté des observations sur ce moyen, enregistrées le 6 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Monnier-Besombes,
- les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public,
- et les observations de Me Pognon, représentant la commune de Grand'Rivière.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Grand'Rivière, retenue comme structure d'accueil dans le cadre du dispositif " conseiller numérique France services " du Plan de relance, destiné au financement par l'Etat de la formation et de la rémunération de conseillers numériques, a recruté M. A par contrat à durée déterminée conclu le 4 juin 2021. Par un courrier du 20 avril 2022, réceptionné par le maire de Grand'Rivière le 2 mai suivant, l'intéressé a sollicité le versement de la rémunération qu'il estime lui être due pour les mois de juillet à octobre 2021. Le silence gardé sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet le 2 juillet 2022. Par la présente requête, M. A demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d'annuler la décision implicite de rejet du 2 juillet 2022, d'enjoindre au maire de Grand'Rivière de lui communiquer ses documents de fin de contrat et de condamner la commune de Grand'Rivière à lui verser la somme totale de 23 466 euros, correspondant à la rémunération qu'il estime lui être due et à l'indemnisation de ses préjudices résultant des fautes commises lors de la rupture de son contrat de travail.
Sur la demande d'annulation de la décision du 2 juillet 2022 et la demande de paiement de la rémunération :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ". Et aux termes de l'article R. 421-2 de ce code : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet () ".
3. Aux termes de l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code selon lesquelles : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception " ni celles de l'article L. 112-6 de ce même code qui dispose que : " les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis () ".
4. Il résulte de ces dispositions qu'en cas de naissance d'une décision implicite de rejet du fait du silence gardé par l'administration pendant la période de deux mois suivant la réception d'une demande, le délai de recours contentieux de deux mois pour se pourvoir contre une telle décision implicite court dès sa naissance à l'encontre d'un agent public, alors même que l'administration n'a pas accusé réception de la demande, que l'agent soit en activité ou qu'il ait perdu cette qualité à la date de sa demande.
5. D'autre part, un requérant n'est pas recevable à contester une décision expresse confirmative d'une décision de rejet devenue définitive. Il en va différemment si la décision de rejet n'est pas devenue définitive, le requérant étant alors recevable à en demander l'annulation dès lors qu'il saisit le juge dans le délai de recours contre la décision expresse confirmant ce rejet.
6. Il ressort des pièces du dossier que M. A a adressé au maire de Grand'Rivière, par courrier du 20 novembre 2021, réceptionné le 8 décembre suivant, une demande tendant au paiement de la rémunération qu'il estime lui être due pour les mois de juillet à octobre 2021, pour un montant de 4 454,23 euros. Le silence gardé sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet le 8 février 2022, et le délai de recours de deux mois francs ouvert contre cette décision expirait, par suite, le 11 avril 2022 à minuit. Ce n'est toutefois que le 11 août 2022, soit au-delà de l'expiration du délai de recours, que M. A a saisi le tribunal administratif de la Martinique de sa requête. S'il ressort par ailleurs des pièces du dossier que l'intéressé a formé une nouvelle demande de paiement identique, fondée sur le même fait générateur et la même cause juridique, par un second courrier réceptionné le 2 mai 2022, en l'absence de changement dans les circonstances de droit ou de fait, cette seconde décision implicite née le 2 juillet 2022, qui rejette la même demande de M. A, est purement confirmative de la décision du 8 février 2022, devenue définitive. Elle n'a dès lors pas eu pour effet de rouvrir au profit de l'intéressé un nouveau délai de recours contentieux. Il en va de même de la troisième demande indemnitaire préalable de l'intéressé formée par courrier du 3 novembre 2023, qui n'a au demeurant fait l'objet d'aucune décision implicite ou explicite à la date du présent jugement. Par suite, la demande de M. A, présentée dans sa requête du 11 août 2022, tendant à l'annulation du refus du maire de Grand'Rivière de lui verser sa rémunération et à la condamnation de l'administration à lui verser la somme totale de 4 899,65 euros, correspondant à son traitement et à l'indemnité compensatrice de congés payés afférente, qu'il estime lui être due en exécution de son contrat de travail, est tardive. Ces conclusions doivent, dès lors, être rejetées comme irrecevables.
Sur la demande d'injonction :
7. En dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l'espèce, du code de justice administrative, il n'appartient pas au tribunal administratif d'adresser des injonctions à l'administration. Si M. A demande au tribunal d'enjoindre sous astreinte au maire de Grand'Rivière de lui communiquer son certificat de travail, l'attestation destinée à Pôle emploi, ses bulletins de paie à compter du mois de juillet 2021 et le reçu pour solde de tout compte, il ne ressort toutefois d'aucune pièce du dossier que le maire aurait pris une quelconque décision sur une demande préalablement présentée devant lui et tendant à obtenir la communication de ces documents. A supposer que la demande présentée par courrier du 3 novembre 2023 ait été reçue par le maire de Grand'Rivière, ce qui n'est au demeurant pas établi, il est constant qu'elle n'a pas fait l'objet d'une décision expresse ou implicite de rejet, à la date du présent jugement. Il s'ensuit que de telles conclusions, qui s'analysent comme des conclusions à fin d'injonction présentées à titre principal, n'entrant pas dans les prévisions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur l'engagement de la responsabilité de la commune de Grand'Rivière :
8. Il résulte des dispositions de l'article R. 421-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, qu'en l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande formée devant elle par le requérant ou pour son compte, une requête tendant au versement d'une somme d'argent est irrecevable et peut être rejetée pour ce motif même si, dans son mémoire en défense, l'administration n'a pas soutenu que cette requête était irrecevable, mais seulement que les conclusions du requérant n'étaient pas fondées. En revanche, les termes du second alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative n'impliquent pas que la condition de recevabilité de la requête tenant à l'existence d'une décision de l'administration s'apprécie à la date de son introduction. Cette condition doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle. Par suite, l'intervention d'une telle décision en cours d'instance régularise la requête, sans qu'il soit nécessaire que le requérant confirme ses conclusions et alors même que l'administration aurait auparavant opposé une fin de non-recevoir fondée sur l'absence de décision.
9. En l'espèce, M. A, qui expose que la rupture de son contrat de travail est intervenue dans un contexte révélant des fautes commises par son employeur, demande la condamnation de la commune de Grand'Rivière à lui verser la somme totale de 18 566,35 euros, correspondant à l'indemnité de préavis et l'indemnité de licenciement, dont il aurait été irrégulièrement privé, et à une " indemnité de rupture anticipée et abusive du contrat ", d'un montant égal à la rémunération qu'il aurait perçue si son contrat s'était poursuivi jusqu'à son terme, ainsi que des indemnités compensatrices de congés payés afférentes à ces sommes. De telles conclusions tendant à l'engagement de la responsabilité de la commune de Grand'Rivière, se rattachent à une cause juridique distincte de la demande de paiement de sa rémunération, formée par les courriers du 8 décembre 2021 et du 2 mai 2022, qui entendaient simplement obtenir le versement de sommes dues, en exécution du contrat de travail, sans se prévaloir d'une quelconque faute commise par la commune de Grand'Rivière lors de la rupture du contrat de travail. Or, la requête de M. A n'est accompagnée ni d'une décision de la commune de Grand'Rivière portant rejet d'une demande indemnitaire qui lui aurait été adressée ni de l'accusé de réception d'une telle demande. En dépit de la demande de régularisation qui a été adressée par le tribunal à son conseil, le 23 octobre 2023, par l'application Télérecours, M. A n'a pas communiqué la décision demandée mais s'est borné à produire un courrier du 3 novembre 2023, dont il n'est pas démontré qu'il aurait été réceptionné par la commune de Grand'Rivière, et qui n'a pu, en tout état de cause, lier le contentieux, dès lors qu'aucune décision n'a été prise par l'administration sur cette demande à la date du présent jugement. Par suite, les conclusions indemnitaires de M. A sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les dépens :
10. La présente instance n'a donné lieu à aucun dépens. Les conclusions de M. A tendant à ce que les dépens soient mis à la charge de la commune de Grand'Rivière ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Grand'Rivière, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. A la somme qu'il réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dès lors, de rejeter les conclusions présentées à ce titre par le requérant. Il n'y a pas davantage lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme demandée par la commune de Grand'Rivière sur ce fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Grand'Rivière présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Grand'Rivière.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
M. de Palmaert, premier conseiller,
Mme Monnier-Besombes, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 novembre 2023.
La rapporteure,
A. Monnier-BesombesLe président,
J.-M. Laso
Le greffier,
J.-H. Minin
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026