jeudi 21 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2200648 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | AMCOR JURISTE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 novembre 2022, et des mémoires, enregistrés le 24 février 2023 et le 11 avril 2023, Mme B C, représentée par la SELARL Amcor juristes et associés, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures avant la clôture d'instruction :
1°) d'annuler les avis des sommes à payer émis le 29 avril 2019 et le 3 octobre 2019, pour le recouvrement d'un indu de rémunération d'un montant total de 29 922,43 euros, ainsi que la mise en demeure de payer du 5 septembre 2022 ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme de 29 922,43 euros ;
3°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Martinique à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation de son préjudice ;
4°) de " condamner le centre hospitalier universitaire de Martinique au titre de l'article 760 du code de justice administrative ".
Elle soutient que :
- ses conclusions dirigées contre les avis des sommes à payer ne sont pas tardives ;
- la créance est dépourvue de bien-fondé, dès lors que ses absences n'étaient pas injustifiées ;
- la créance est prescrite, conformément à l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 ;
- la prescription de l'action en recouvrement faisait obstacle à l'émission de la mise en demeure ;
- l'émission de la mise en demeure du 5 septembre 2022 témoigne du harcèlement moral dont elle est victime ;
- elle est fondée à demander la réparation de ses préjudices matériels et moraux résultant de l'émission abusive de ces titres exécutoires, qui doivent être évalués à la somme de 20 000 euros.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 26 janvier 2023 et le 21 mars 2023, le centre hospitalier universitaire de Martinique, représenté par la SELARL Berte et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, dans la mesure où elle n'est pas accompagnée des titres exécutoires contestés, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative ;
- les conclusions dirigées contre les titres exécutoires du 29 avril 2019 et du 3 octobre 2019 sont tardives, dès lors qu'elles n'ont pas été présentées dans le délai de deux mois suivant leur notification ;
- les conclusions indemnitaires sont irrecevables, faute de liaison du contentieux ;
- le moyen tiré de l'absence de bien-fondé de la créance est irrecevable ;
- les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
La clôture d'instruction a été fixée au 30 mai 2023, par une ordonnance du même jour.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur des moyens relevés d'office, tirés de :
- l'incompétence de la juridiction administrative pour se prononcer sur la mise en demeure du 5 septembre 2022, dès lors qu'une contestation relative au recouvrement d'une créance détenue par un établissement public de santé, qui ne peut remettre en cause le bien-fondé de la créance, relève du juge de l'exécution, conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales ;
- la tardiveté des conclusions de Mme C dirigées contre les titres exécutoires du 29 avril 2019 et du 3 octobre 2019, qui n'ont pas été présentées dans le délai raisonnable d'un an suivant la date à laquelle l'intéressée a pris connaissance de l'existence de ces titres, en application de la jurisprudence Czabaj du Conseil d'Etat (13 juillet 2016, n° 387763).
Mme C a présenté des observations sur ces moyens, enregistrées le 30 novembre 2023 et le 5 décembre 2023.
Le centre hospitalier universitaire de Martinique a présenté des observations sur ces moyens, enregistrées le 6 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Monnier-Besombes,
- les conclusions de M. Lancelot, rapporteur public,
- et les observations de Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, recrutée en contrat à durée indéterminée par le centre hospitalier universitaire de Martinique à compter du 1er août 2007, pour exercer des fonctions correspondant au grade d'ingénieur hospitalier en chef, était affectée en dernier lieu à la direction qualité - gestion des risques. Le centre hospitalier universitaire de Martinique a émis un avis des sommes à payer, le 29 avril 2019, portant sur un indu de rémunération versé à l'intéressée durant la période du 25 septembre 2018 au 31 mars 2019, pour un montant de 27 297,83 euros. Un second avis des sommes à payer a été émis le 3 octobre 2019, d'un montant de 2 624,60 euros, afin de recouvrer un indu de rémunération versé sur la période du 1er au 30 septembre 2019. Mme C a ensuite été destinataire d'une mise en demeure de payer, émise par le comptable public le 5 septembre 2022, pour le montant total de 29 922,43 euros. Dans la présente instance, Mme C doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures avant la clôture d'instruction, d'annuler les deux avis des sommes à payer ainsi que la mise en demeure de payer, de la décharger de l'obligation de payer les sommes correspondantes et de condamner le centre hospitalier universitaire de Martinique à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation de son préjudice.
Sur la mise en demeure du 5 septembre 2022 :
2. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " Les dispositions du présent article s'appliquent également aux établissements publics de santé. / 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / () L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. / 2° La contestation qui porte sur la régularité d'un acte de poursuite est présentée selon les modalités prévues à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales () ".
3. Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / () / Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : / () c) Pour les créances non fiscales des collectivités territoriales, des établissements publics locaux et des établissements publics de santé, devant le juge de l'exécution ".
4. Il résulte de ces dispositions que l'ensemble du contentieux du recouvrement des créances non fiscales des établissements publics de santé est de la compétence du juge de l'exécution, tandis que le contentieux du bien-fondé de ces créances est de celle du juge compétent pour en connaître sur le fond. Par suite, la juridiction administrative n'est pas compétente pour connaître des conclusions de Mme C dirigées contre la mise en demeure valant commandement de payer la somme de 29 922,43 euros, émise par le comptable public le 5 septembre 2022.
Sur les avis des sommes à payer du 29 avril 2019 et du 3 octobre 2019 :
5. Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ". Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () / L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. / 2° La contestation qui porte sur la régularité d'un acte de poursuite est présentée selon les modalités prévues à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales () ". Il en résulte que le non-respect de l'obligation d'informer le débiteur sur les voies et les délais de recours, prévue par la première de ces dispositions, ou l'absence de preuve qu'une telle information a été fournie, est de nature à faire obstacle à ce que le délai de forclusion, prévu par la seconde, lui soit opposable.
6. Toutefois, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable.
7. S'agissant des titres exécutoires, sauf circonstances particulières dont se prévaudrait son destinataire, le délai raisonnable ne saurait excéder un an à compter de la date à laquelle le titre, ou à défaut, le premier acte procédant de ce titre ou un acte de poursuite a été notifié au débiteur ou porté à sa connaissance.
8. La règle énoncée ci-dessus, qui a pour seul objet de borner dans le temps les conséquences de la sanction attachée au défaut de mention des voies et délais de recours, ne porte pas atteinte à la substance du droit au recours, mais tend seulement à éviter que son exercice, au-delà d'un délai raisonnable, ne mette en péril la stabilité des situations juridiques et la bonne administration de la justice, en exposant les défendeurs potentiels à des recours excessivement tardifs. Il appartient, dès lors, au juge administratif d'en faire application au litige dont il est saisi, quelle que soit la date des faits qui lui ont donné naissance.
9. En l'espèce, si aucune pièce du dossier ne permet de connaître la date à laquelle l'avis des sommes à payer émis le 29 avril 2019 a été notifié à Mme C, il est constant que l'intéressée a mentionné l'existence de ce titre dans ses échanges avec le centre hospitalier universitaire de Martinique, en particulier dans ses courriers du 18 juillet 2019 et du 13 août 2019, ce dernier mentionnant sans ambiguïté aucune " le titre émis par la direction des ressources humaines du centre hospitalier en avril 2019 pour un montant de 27 297 euros ". Dans ces conditions, il est établi que Mme C avait connaissance de l'existence de ce titre dès cette date. Il en est de même pour l'avis des sommes à payer émis le 3 octobre 2019, dont l'intéressée a eu connaissance au plus tard le 19 janvier 2021, date à laquelle son conseil a rédigé un mémoire devant la cour administrative d'appel de Bordeaux sollicitant " l'annulation des titres exécutoires litigieux émis par le centre hospitalier universitaire de Martinique pour un montant de 29 922,43 euros arrêté au 20 novembre 2019 ", faisant ainsi référence au montant cumulé de ces deux avis des sommes à payer. Par suite, Mme C disposait d'un délai raisonnable d'un an pour contester ces titres exécutoires. Si la requérante soutient qu'elle aurait présenté un recours gracieux contre les titres exécutoires, par son courrier du 13 août 2019, et que le délai raisonnable d'un an n'aurait pas pu commencer à courir, faute d'avoir été informée des conditions de naissance d'une décision implicite de rejet de son recours gracieux, il résulte toutefois des dispositions de l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration que, dans les relations qu'elle entretient avec ses agents, l'administration n'est pas tenue, lorsqu'elle est destinataire d'une demande, d'adresser l'accusé de réception prévu à l'article L. 112-3 du même code, précisant les conditions dans lesquelles une décision implicite de rejet est susceptible d'intervenir. Par ailleurs, si Mme C expose, de façon plus générale, que le comportement du centre hospitalier universitaire de Martinique à son égard serait révélateur de circonstances particulières, de nature à étendre le délai raisonnable de recours au-delà d'un an, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier que l'administration aurait maintenu l'intéressée dans l'incertitude quant à un éventuel retrait des titres exécutoires en litige, ce qui l'aurait dissuadée d'exercer une action en justice plus tôt, dans la mesure où les pièces produites par la requérante, qui sont au demeurant largement composées de courriers qu'elle a elle-même rédigés, concernent uniquement les conditions de rupture de la relation contractuelle et ne pouvaient la laisser légitimement croire que l'instruction de sa demande se poursuivait. Au surplus, à supposer même que Mme C puisse être regardée comme justifiant ainsi de circonstances particulières, celles-ci ne sauraient en tout état de cause conduire à considérer que sa requête aurait été introduite dans un délai raisonnable, dans la mesure où elle a été formée plus de trois ans et quatre mois après la date à laquelle elle a eu connaissance de l'avis des sommes à payer du 29 avril 2019, et plus d'un an et dix mois s'agissant de l'avis des sommes à payer du 3 octobre 2019. Dans ces conditions, le centre hospitalier universitaire de Martinique est fondé à soutenir que les conclusions de la requérante tendant à l'annulation des avis des sommes à payer émis par le centre hospitalier universitaire de Martinique les 29 avril 2019 et 3 octobre 2019, présentées dans sa requête enregistrée au greffe du tribunal le 4 novembre 2022, sont tardives. La fin de non-recevoir doit, par suite, être accueillie.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme C tendant à l'annulation des avis des sommes à payer du 29 avril 2019 et du 3 octobre 2019 et de la mise en demeure du 5 septembre 2022, ainsi que de la décharge de l'obligation de payer la somme de 29 922,43 euros, doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
11. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " () / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ". La condition tenant à l'existence d'une décision de l'administration doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle, régularisant ce faisant la requête.
12. En dépit de la fin de non-recevoir opposée par le centre hospitalier universitaire de Martinique, Mme C n'a pas justifié avoir adressé à l'administration une demande tendant à l'indemnisation du préjudice qu'elle estime avoir subi. En l'absence de liaison du contentieux, les conclusions indemnitaires de la requérante doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le centre hospitalier universitaire de Martinique, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Mme C la somme qu'elle réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par le centre hospitalier universitaire de Martinique sur ce fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier universitaire de Martinique présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au centre hospitalier universitaire de Martinique.
Délibéré après l'audience du 7 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Laso, président,
M. de Palmaert, premier conseiller,
Mme Monnier-Besombes, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 décembre 2023.
La rapporteure,
A. Monnier-BesombesLe président,
J.-M. Laso
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2200648
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026