vendredi 9 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2200686 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL JEAN-PIMOR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 novembre 2022, la société Editions législatives, représentée par Me Jean-Pimor demande au tribunal :
1°) de condamner la Caisse générale de sécurité sociale de Martinique à lui verser la somme de 10 091,51 euros, assortie des intérêts de retard et de leur capitalisation jusqu'à parfait paiement ;
2°) de condamner la Caisse générale de sécurité sociale de Martinique à lui verser la somme de 80 euros à titre d'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement ;
3°) de mettre à la charge de la Caisse générale de sécurité sociale de Martinique la somme de 3 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des marchés publics ;
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 2' Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () ".
2. En vertu des articles 1er et 2 du code des marchés publics, en vigueur lors de la souscription des abonnements en cause, dont les principes sont repris à l'article L.6 du code de la commande publique, seuls peuvent être qualifiés comme tels les contrats conclus à titre onéreux avec des personnes publiques ou privées par des personnes morales de droit public ou des personnes concluant le marché en vertu d'un mandat donné par une personne publique. Les contrats passés avec une entreprise privée par les caisses générales de sécurité sociale, qui sont des organismes de droit privé, sont par suite soumis au droit privé, à moins que l'une des parties n'agisse pour le compte d'une personne publique ou qu'ils constituent l'accessoire d'un contrat de droit public.
3. Par sa requête, la société Editions législatives demande au tribunal de condamner la Caisse générale de sécurité sociale de Martinique à lui verser, d'une part, la somme de 10 091,51 euros, à raison de l'absence de paiement de factures relatives aux abonnements souscrits par cet organisme pour des " produits numériques " et des " logiciels permanents ", assortie des intérêts de retard et de leur capitalisation jusqu'à parfait paiement, et, d'autre part, la somme de 80 euros à titre d'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement. Toutefois, il ne ressort pas des pièces transmises que les contrats d'abonnement en cause auraient été conclus par la Caisse générale de sécurité sociale de Martinique, personne morale de droit privé, dans le cadre d'un mandat donné par une personne publique ou qu'ils constitueraient l'accessoire d'un contrat de droit public. Il suit de là que ces contrats, conclus en vue de satisfaire les besoins propres de la Caisse générale de sécurité sociale ont le caractère de contrats de droit privé. Par suite, les litiges relatifs à l'exécution de tels contrats relèvent de la seule compétence des tribunaux de l'ordre judiciaire.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de la société Editions législatives doit être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître par application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Editions législatives est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Editions législatives.
Fait à Schœlcher, le 9 décembre 2022.
La présidente,
H. Rouland-Boyer
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière
N°2200686
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026